" Une femme dans mon genre n'a pas droit à l'erreur. Je me fais cette réflexion chaque matin au réveil... " Bérengère s'évertue à être une parfaite hôtesse de l'air. Elle a quarante ans, vingt ans de métier, douze mille heures de vol au compteur, une robe turquoise sans faux plis et un impeccable chignon banane. Elle fait du ciel le plus bel endroit de la terre car, ici-bas, on l'abandonne : ni mari ni enfants, quelques amants de passage sans considération pour elle. Alors, elle cache ses blessures sous son uniforme et rien ne semble pouvoir altérer son désir de maîtrise et de perfection. Jusqu'au jour où une série de contretemps dérègle cette mécanique bien huilée. Jusqu'au jour où, poussée à bout, elle commet l'irréparable. D'une plume alerte et fantaisiste, Nicolas Robin nous embarque au septième ciel, dans une intrigue haute en couleur. Une comédie douce-amère, hommage à toutes les femmes qui enverraient bien valser les normes sociales pour trouver leur liberté. Nicolas Robin, 42 ans, a déjà publié aux éditions Anne Carrière Roland est mort (2016) et Je ne sais pas dire je t'aime (2017).
Un roman coup de cœur, une héroïne attachante et terriblement humaine, une atmosphère légère mais qui recèle une profondeur bien réelle et une émotion sincère.
Nous plongeons dans un vrai voyage émotionnel, plein de turbulences, de surprises, d'un destin taquin et d'une pléiade de personnages hauts en couleurs.
Bérengère reflète la femme d'aujourd'hui, avec ses exigences, ses obligations, ses envies, ses rêves, ses besoins. Au fil des pages se tisse le diktat de la bienséance, de l'apparence, du bien-comme-il-faut, nous montrant la prison dans laquelle nous nous enfermons parfois par obligations. Au fil des pages se profile ce ras-le-bol, ce coup de pied au bien-comme-il-faut, cette sensation de trop, d’étouffer, de ne plus supporter. Bérengère nous renvoi parfois notre propre reflet, ce besoin de tout faire bien car c'est ce qu'il faut, c'est l'apparence avant tout. J'ai aimé partager ce bout de vie avec elle, cet instant, dès le matin, où tout va vau l'eau, où tout s’enchaîne, ne laissant aucun répit au positif, bien que parfois, celui-ci se matérialise sans en prendre gard et vous envoi vers un chemin inattendu et plein de promesses. J'ai aimé de temps en temps sa naïveté, son trop plein de gentillesse, son trop plein de self-contrôle. J'ai aimé sa folie, sa dérision, ses pensées sombres, ses espoirs, son esprit vagabond. C'est une femme à la fois plein de talents et pleine de complexes, de manque de confiance. Son métier conférant à cette obligations de toujours paraître au top, au mieux, au plus lisse, au plus impeccable. Nicolas Robin, avec Bérengère, nous dresse un portrait presque parfait de la femme d'aujourd'hui de quarante ans, prise malgré elle en étau des codes de notre Société, à demander toujours plus, toujours plus haut, toujours loin.
Ce voyage que nous offre l'auteur nous embarque également pour un vol en plein cœur de l'essentiel, du plus important : la vie des hôtesses, steward et pilotes à bord de l’avion ! Car oui, avec ce roman, nous plongeons en plein cœur de leur travail, de leurs compétences et de tout le savoir-faire dont il faut savoir faire preuve pour "supporter" les passagers et leurs exigences parfois incongrues, leur comportement bizarre, leur originalité, leur impolitesse, mais également se voir s'attacher à certains passagers, plus fragiles, plus doux, plus "gentils". Je me suis régalée des relations entre les hôtesses et le steward, des coups bas, des paroles blessantes, des rires, du soutient, de l’entraide. Un beau panel d'amitié et de faux-semblants... J'ai admiré le sang froid de ces professionnels du vol, quand la peur ne veut plus rien dire et qu'il faut y aller, avancer pour rassurer, pour sauver, pour vivre.
Au-delà du rire, des situations cocasses, ridicules, et bien la tendresse est de mise aussi ici. J'ai eu de beaux moments d’attendrissements, de douceurs, de paroles émouvantes, touchantes. Bérengère cache ses blessures sous son uniforme, nous montrant que l'on peut être deux dans une même personne, mais aussi qu'un jour ou l'autre, la vraie nous revient au grand galop et envoi tout valser.
La plume de l'auteur, que j'affectionne tout particulièrement, trouve ici un nouveau souffle, plus émotif, plus attachant. Cependant, son style unique, plein de sarcasme, vif est bien présent, pour notre plus grand plaisir. Juste cette petite pointe d'émotion en plus, de poésie aussi, qui vient, avec bonheur, enrichir une plume déjà riche de sentiments, de mots et de sensations.
L’histoire de Bérengère, cet instant de vie que nous vivons avec elle, est un entremêlement de rire, de compassion, de remise en question, une sorte de bilan de soi, de sa vie, le tout accompagné de péripéties à la chaîne, d'un karma qui se déchaîne et d'un ensemble de personnages éclectiques, bien marqués, attachants, agaçants, aux personnalités tranchées, très réalistes, et qui égrènent les pages du bouquin, tout comme la vie de Bérengère. J’ai aimé retrouver Nicolas Robin, sa verve, sa plume si particulière, si fine, si percutante. Avec ce roman, comme déjà dit, j’ai trouvé que sa sensibilité s’était accrue, que l’émotion était plus vive, plus démonstrative, j’ai même décelé une jolie pointe de poésie...
En bref, juste merveilleux ! Un pur régal ! Un livre piquant, acidulé, doux : tout en nuances. C’est frais, moderne. J’ai été charmée par ce nouveau roman, un véritable coup d'amour, coup d'je t'aime, qui m’a fait rire, sourire, qui m’a émue par sa part de vérité, par sa douceur, par sa sincérité et cet amour naissant, flamboyant, insoupçonnable. Un vol émotionnel intense pour un voyage ponctué de turbulences, d’insolence, de sentiments et de courage pour enfin atteindre le nuage numéro 8.
Ce n'est pas que je n'ai pas aimé, mais au final je suis assez déçue.
Le début commençait plutôt bien. Une hôtesse de l'air parfaite qui a toutes les tuiles possibles qui lui tombent dessus juste avant son départ pour Cancun. D'ailleurs résultat des courses, elle part pour Vancouver.
On le sait, qu'il va se passer quelque chose, et on l'attend venir... et au final ça arrive trèèèès tard. Du coup, j'ai eu l'impression d'avoir une trèèès longue introduction, et qu'on entrait pas vraiment dans le vif du sujet. Et puis ce qui arrive avec le gros rougeaud, ça passe tellement vite et ça semble tellement petit à l'échelle de tout le livre, que c'est un peu décevant... Même la résolution de l'enquête m'a déçue. Pour ce type de livre, on s'attend à quelque chose d'autre. On s'attend à ce que la jolie hôtesse de l'air soit totalement blanchie, et qu'elle puisse vivre sa vie heureuse avec ce poids en moins sur la conscience. Au lieu de ça et bien non, il y aura toujours un doute... bof quoi.
J'ai trouvé qu'il y avait beaucoup de répétitions dans ce texte. Je sais qu'elles étaient voulues pour la plupart, mais à la fin je commençais à saturer un peu de certaines.
Bref, des moments sympathiques, mais perdus dans un ensemble auquel j'accrochais de moins en moins au fil de ma lecture.
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Vraiment pas accroché. Même pas fini... Aux 2/3 j'ai abandonné. On dirait un pastiche de Bridget Jones surjoué, exagéré; certains passages m'ont fait sourire mais la plupart du temps... non. Aucun intérêt.
Maintenant que @vlyne7 gère la partie communication de mon profil*, j’ai intérêt à assurer. Pondre des retours à la hauteur de vos attentes n’est pas toujours chose aisée, il y a plusieurs paramètres à prendre en compte : mon degré de veille (veille, pas vieille) et, en lien direct, le sommeil de la vieille, euh, de la veille, mon inspiration, qui semble parfois dépendre de la météo du jour (donc, si un jour, un de mes retours vous semble aussi voilé qu’une épaisse couche de brume sur le lac de Vaivre, près de Vesoul en Haute-Saône, vous n’aurez qu’à vous en prendre à Évelyne Dhéliat ou à Jacques Brel) et, bien entendu, les livres lus (eh non, désolée, mais franchise et sincérité ne sont pas une même et seule chose, et ça demande du temps que de trouver les bons mots pour parler d’un livre qui ne nous a pas emballé sans dégommer l’auteur, ici, on n’aligne pas les mots comme les balles au jeu du chamboule-tout). Heureusement, les livres de Nicolas Robin sont une source inépuisable de matière première, et ce roman ne déroge pas à la règle.
Sous ses airs de légèreté, alors que la quatrième de couverture nous promet un voyage sans turbulences, car il fait toujours beau au-dessus des nuages (pour une fois, on ne m’accusera pas de glisser des réf’ qui datent de Mathusalem), comme à son habitude l’auteur nous embarque dans un récit bien plus profond qu’il n’en a l’air. Inutile de lire entre les lignes ! Tout est là, à portée de main de celles et ceux qui savent cueillir les bons mots, avec délicatesse, comme d’autres cueillent les bons fruits. Lire un roman de Nicolas Robin, c’est d’abord croquer à pleines dents dans un récit juteux, puis on se ressaisit, c’est qu’il mérite qu’on le lise sans empressement, qu’on goûte tous ses arômes. Alors, délicatement, bouchée après bouchée, on savoure.
Bérengère, hôtesse de l’air, s’évertue à être parfaite mais, contrairement à sa robe turquoise sans faux plis, sa vie n’est qu’un ramassis de froncements : des sourcils de sa mère, lorsque celle-ci lui crache au téléphone que, hôtesse de l’air, ce n’est pas un métier, un vrai métier, cela s’entend, et qu’elle n’a qu’à s’en prendre à elle si elle ne peut être présente aux grands événements, y compris aux enterrements ; du front des gens qu’elle croise, lorsqu’elle les contredit : non, être hôtesse de l’air, ce n’est pas que voyager sans rien faire et s’envoyer en l’air ; des yeux de son dernier compagnon, face à son étonnement : bah quoi, ce n’était rien de sérieux entre nous, Bérengère, voyons ! on a embarqué à bord du même avion, direction le septième ciel, non ? il est temps de redescendre des nuages et de repartir chacun à sa vie ; du nez de son voisin, qui ne comprend pas comment, à quarante ans, elle est toujours célibataire et sans enfants : c’est que cet avion-là, Madame Bérengère, il ne sera pas toujours sur le tarmac prêt à décoller !
Mais pour être parfaite, faudrait-il encore que la vie le soit aussi ! Et ce jour-là, il semblerait que même les Dieux du Ciel se rient d’elle : alors qu’elle devait partir à bord d’un avion à destination du soleil, la voilà en route, ou plutôt dans les cieux, direction… le Canada et la neige ! Et que dire des passagers ? Entre ceux qui chantent à tue-tête des chansons grivoises, un homme rougeaud à la main baladeuse qui, à lui tout seul, contient plus d’alcool qu’une bouteille de whisky, un gosse qui braille sous le regard attendri de sa mère, une petite mamie qui ne semble plus avoir toute sa tête, Bérengère ne sait plus où donner de la sienne.
Bref, un roman à priori drôle mais d’une grande profondeur, dans lequel Nicolas Robin aborde le jeunisme et le sexisme comme un pilote affronte un orage, avec sang-froid et dextérité ; à l’instar de ses autres romans, l’humour a pour co-pilote la mélancolie, ou serait-ce l’humour qui agit sous les ordres de celle-ci ? Alors, êtes-vous prêts à embarquer ?
*Exemple même de ce qu’on appelle « second degré ».
Nicolas Robin est né en 1976, dans les Landes. Il est steward pour une compagnie aérienne et parcourt le monde. Il a déjà publié plusieurs ouvrages dont Roland est mort, Je ne sais pas te dire je t’aime et Une Folie passagère, un récit d’une vivacité pétillante et tout en nuances, qui raconte le quotidien d’une hôtesse de l'air mal dans sa peau et dénonce les conventions sociales et les obligations imposées aux femmes.
Sous couvert d’humour, Nicolas Robin démonte un à un les clichés et s’attaque à tout ce que notre société compte d’inégalités, de diktats et de préjugés sexistes : culte de la jeunesse et des apparences, remarques déplacées, attouchements impunis, servitude moderne..., la liste est longue dans ce corps de métier qui semble régi par les rapports de pouvoir, de hiérarchie et de domination ! C'est édifiant de constater comment, dans notre société démocratique, les femmes se résument encore à n’être que des corps sexuels et procréateurs à disposition des hommes, a fortiori lorsqu’on exerce une profession aussi fantasmée que celle d’hôtesse de l’air !
Mais il aura suffi d’une matinée particulièrement stressante et d’un vol ponctué de turbulences pour que Bérengère, jusqu’alors irréprochable et dévouée, tombe le masque de perfection et envoie valser les convenances ! Pas question pour cette hôtesse « bien comme il faut » de finir sa vie sur un rocking chair à broder une tête de berger allemand au point de croix ! Le temps de la bienséance et de la docilité est révolu, Bérengère va tirer la sonnette d’alarme et reprendre le contrôle de sa vie !
C’est drôle, c’est tendre, c’est sensible mais c’est surtout un très bel hommage à toutes les femmes d’hier et d’aujourd’hui que la société, dans une logique patriarcale encore bien ancrée, a enfermées dans une soumission et un huis clos conjugal et/ou domestique fort peu épanouissants. Un petit roman finalement bien moins léger que ce que son titre et sa couverture ne laissent supposer !
Bérangère est hôtesse de l'air et se coltine à chaque vol les gros lourds, les gamins mal élevés et leurs parents méprisants, les mamies paumées, les collègues fatigantes.... Bref, si vous rêvez d'être hôtesse de l'air, lisez ce roman et vous changerez sûrement d'avis ! Nicolas Robin connaît visiblement bien ce milieu et cet aspect du livre se lit avec plaisir. Bérangère est aussi une célibataire , la quarantaine, qui cherche encore le grand amour et qui, peut être, à la faveur d'un vol vers Vancouver ...... La on rentre quand même beaucoup dans le cliché et le fleur bleue, dommage ! Bref, court roman, qui se lit vite et avec plaisir mais qui ne me laissera pas un souvenir impérissable.
Une lecture tout bonnement sympathique pour l'été. L'histoire n'est pas trépidante, il ne faut pas s'attendre à de gros rebondissements. Néanmoins l'écriture est fluide et les petites notes d'humour sont franchement agréables. Cette lecture offre un petit moment d'évasion, parfait pour lire au bord de la plage.
Sans un être un livre qui va révolutionner votre monde je l'ai tout de même vraiment apprécié ! J'ai aimé cette écriture fluide, drôle, simple et en même temps tout est toujours bien tourné. Une histoire rafraîchissante qui me donne envie de lire les autres livres de cet auteur.
Un roman qui frise le "déjà lu", dans un style qui se veut léger et attendrissant. N'est pas Sophie Kinseela qui veut. Néanmoins, je veux bien découvrir, à l'occasion, un autre livre de Nicolas Robin. Pour voir. Pour essayer.