Il y a plus de deux siècles, une philosophie de l'avarice s'est emparée de l'Occident. Depuis lors, elle s'est étendue au monde entier, accentuant sans cesse son emprise sur nos vies et aboutissant à une mise au travail généralisée. C'est cet "esprit" que Max Weber analyse dans un fameux chapitre de L'éthique protestante et l'esprit du capitalisme, son chef-d’œuvre. Car le capitalisme, ce ne sont pas des doctrines ou une idéologie, mais une sensibilité culturelle, un style moral, une psychologie. C'est moins le marché, le profit, le calcul, et plus un tempérament, qui intègre de l'irrationnel, donc du risque et de l'incertitude. De là, comme le montre l'anthropologue Arjun Appadurai dans sa postface, toute la modernité de la pensée de Weber, qui nous permet de comprendre le fonctionnement - et les ratés - du capitalisme financier d'aujourd'hui.
Maximilian Carl Emil Weber was a German lawyer, politician, historian, sociologist and political economist, who profoundly influenced social theory and the remit of sociology itself. His major works dealt with the rationalization, bureaucratization and 'disenchantment' associated with the rise of capitalism. Weber was, along with his associate Georg Simmel, a central figure in the establishment of methodological antipositivism; presenting sociology as a non-empirical field which must study social action through resolutely subjective means.
Pas mal pour appréhender l’œuvre de Weber. Postface très technique mais qui permet d’exploiter Weber, Mauss et Knight (dont je ne connaissais pas le travail avant) pour expliquer le capitalisme financier d’aujourd’hui, et montrer la portée que peut avoir l’œuvre de Weber et comment elle est également utile à la compréhension de l’origine du capitalisme et de sa forme actuelle.