Noële a toujours vécu au pied de la Géante, la montagne immuable qui impose son rythme, fournit les fagots pour l’hiver, bleuet, bourrache, gentiane pour les tisanes et les onguents. Elle est un peu sorcière, a appris les plantes et la nature sauvage grâce à la Tante qui les a recueillis, elle et son frère Rimbaud qui ne parle pas mais chante avec le petit-duc. Elle sait qu’on ne peut rien attendre du ciel, et n’a plus levé les yeux vers le soleil depuis longtemps. Repliée dans cet endroit loin de tout, elle mène une existence rugueuse comme un pierrier. Soudain surgit dans sa vie l’histoire de deux inconnus. Elle découvre par effraction ce que peut être le désir, le manque, l’amour qui porte ou qui encombre. Elle s’ouvre au pouvoir des mots.
Au cœur d’une nature grandiose, La Géante est un roman sensible et habité sur l’amour et les vies rêvées, sur le mensonge et les sentiers qui mènent à la clarté.
Il porte bien son nom ce roman, par l'univers qu'il vous offre : géant. A la croisée entre poésie, conte initiatique, histoire d'amour et nature writing, ce récit est aussi bouleversant qu'apaisant. La plume de Laurence Vilaine est d'une douceur si intense qu'elle vous enveloppe et vous coupe du monde. Une pure pépite.
beaucoup de prose poétique - même s’il est poétique tout court
une histoire d’amour qui bouleverse une observatrice extérieure, qui ne connaît que la nature qui tourne autour de la montagne de son village, qui ne semble pas connaître ce qu’on appelle affection.
contraste entre la réalité de la vie et l’idéalisation de l’amour
Noële vit aux pieds de la Géante. Elle nous raconte son quotidien rural et isolé de notre monde contemporain. Elle se remémore ses souvenirs de jeunesse avec la Tante. Elle épie un voisin en gérant ses fagots et sa correspondance. Le voisin en question est un journaliste qui entretient une relation épistolaire avec une journaliste qui parcourt le monde. Noële lit les lettres de Carmen en cachette de l'homme malade...
Je n'ai pas réussi à m'impliquer dans cette lecture... Ni le style, pourtant qualitatif, ni les personnages, pourtant profonds, ne sont parvenus à éveiller réellement mon intérêt. Je n'arrivais pas à entrer dans l'histoire, je m'ennuyais, donc j'ai dû faire une pause de quelques jours. J'avais à cœur de le terminer car il m'était suggéré en lecture commune pour un club de lecteur.ices. J'ai donc repris et persévéré malgré mon manque d'entrain...
L'écriture est très belle, poétique et imagée, mais peut-être trop travaillée justement, trop exigeante et pas suffisamment instinctive pour un roman qui se positionne plutôt dans le terroir, la ruralité, et la nature. Pas assez naturel donc ? Peut-être... Plusieurs passages constitués de longues phrases (trop longues ?) m'ont paru interminables.
Je n'ai pas réussi à m'impliquer dans l'histoire, ni à m'attacher aux personnages, et encore moins à suivre l'intrigue principale autour d'une femme qui suit une autre femme sur les chemins de la Géante (une montagne). J'ai bien compris les relations qui lient les deux femmes et l'homme à l'origine de ses liens. J'ai d'ailleurs davantage apprécié la lecture des lettres de Carmen que le reste de la narration. Je pense avoir compris aussi le parcours des deux reporters, mais arrivée à mi-chemin, je ne voyais pas où l'autrice pouvait bien me mener à force de chemins trop tortueux. J'ai trouvé la narration poussive, trop compliquée au regard des thèmes abordés et de l'ambiance qui flirte avec le nature writing (dont je ne suis déjà pas adepte, certes). Ce manque de simplicité, cette complexité exagérée m'ont éloignée du roman et je m'y suis perdue. Peut-être que le format court de la nouvelle aurait été plus approprié... Le résultat, c'est qu'en plus de me laisser à distance, perdue sur le trajet et totalement indifférente aux développements, j'éprouve surtout de la déception en terminant laborieusement ce court roman...
Pas un mauvais roman, mais absolument pas mon style. J'ai apprécié l'alternance entre le récit et les parties épistolaires (j'ai plus accroché avec le style de ces dernières), mais je n'ai pas réussi à trouver un intérêt à l'histoire racontée ici, ni aux personnages, dont tous hormis la narratrice paraissent figurants.
Très beau livre. Poétique voire lyrique. Un hymne à la montagne qui est le personnage central du livre. Des descriptions somptueuses. Le reste est de peu d’importance : amour par procuration ? Regarder par la fenêtre et voir la beauté et la cruauté du monde ? De la jalousie ? Un peu énigmatique pour moi mais peu importe après tout !
Étincelant, c'est un bon mot pour ce livre. Le récit et les personnages se révèlent au rythme de la Géante, avec effort, respiration et grand éclat. C'est un roman dur et doux comme seules les montagnes savent l'être.
Je n'ai malheureusement pas réussi à entrer dans l'univers de Madame Vilaine. A peine dépassé la trentième pages, car je ne comprenais pas l'histoire, les personnages...
Écriture magnifique. D’une délicatesse et d’une poésie qui m’ont transportée dans une bulle, au pied de la Géante, le temps de la lecture. Une très jolie découverte.
J’ai eu beaucoup de mal à me mettre dedans. La plume de l’autrice est recherchée ce qui ne facilite pas mais qui rend aussi certains passages d’autant plus beaux.
Un livre court mais intense. Une histoire d'amour vécue par procuration et qui ouvre au pouvoir des mots, au cœur d'une nature grandiose et servie par une écriture magnifique. Beau coup de cœur !
Très beau. Par contre je me sens un peu bête parce que je n’ai pas compris si finalement Maxim est mort ou pas. Si quelqu’un peut m’éclairer…. Je pensais que oui puisque c’est le début du livre mais à la fin j’ai eu un doute.
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