Une jeune fille se tient au milieu du chemin. Blouson et short en jean, sans ourlet le short, un peu court pour la saison, découvrant des jambes nues que le chien flaire avec insistance. Sa voix est grave, légèrement poudrée. - Je cherche, dit-elle, le Palais des Orties. »
Quelque part en France, une campagne modeste, un peu défigurée. Au fond d'une vallée, à quelques kilomètres d'un village, des hangars recouverts de tôles mangées par la rouille, une ferme où tout serait à reconstruire. Autour, des champs d'orties. Nora et Simon vivent là avec leurs deux enfants. Ce n'est au départ ni un choix ni un rêve. Ils gagnent leur vie avec une plante que tout le monde arrache. L'ambiance est gaie, plutôt. On se serre les coudes. On est loin du bon vieux temps, avec sa trayeuse, ses odeurs de corne roussie et son hachoir à manivelle. Loin des exploitations à grande échelle, loin de l'agriculture bio et raisonnée. C'est la débrouille. Et puis, un jour, arrive une jeune fille avec son sac à dos. Frederica. Fred fait du woofing. Contre le gîte et le couvert, elle offre ses bras.
French author, playwright and novelist, the daugther of writer, journalist, and screenwriter Roger Nimier and Nadine Nimier.
Selected bibliography Novels
* Sirène, Paris : Gallimard, 1985 * La Girafe, Paris : Gallimard, 1987 * Anatomie d'un chœur, Paris : Gallimard, 1990 * L'Hypnotisme à la portée de tous, Paris : Gallimard, 1992 * La Caresse, Paris : Gallimard, 1994 * Celui qui court derrière l'oiseau, Paris : Gallimard, 1996 * Domino, Paris : Gallimard, 1998 * La Nouvelle Pornographie, Paris : Gallimard, 2000 * La Reine du silence, Paris : Gallimard, 2004 (Prix Médicis, 2004) * Les Inséparables, Paris : Gallimard, 2008 (Prix Georges-Brassens, 2008) * Photo-Photo, Paris : Gallimard, 2010
For children
* Comment faire d'une mouche un éléphant, Paris : Bayard, 1997 (illustrationsNicole Claveloux) * Comment l'éléphant a perdu ses ailes, Paris : A. Michel jeunesse, 1997 (illustrations Hélène Riff) * Une mémoire d'éléphant, Paris : Gallimard, 1997 (illustrations Quentin Blake) * Oumtata à Paris, Paris : Nathan jeunesse ; Montreuil : CPLJ, 1997 (illustrations Jochen Gerner) * Les Trois Sœurs casseroles, Paris : A. Michel, 2000 (illustrations Frédéric Rébéna) * Charivari à Cot-Cot-City, Paris : A. Michel, 2001 (illustrations Christophe Merlin) * Le Monde de Nounouille, Paris : A. Michel, 2001 (illustrations Clément Oubrerie) * Etna : la fille du volcan, Paris : Paris musées, 2003, (illustrations Hervé di Rosa) * "Les trompes d'Eustache", Paris: Gallimard jeunesse, 2005 (illustrations William Wilson) * La Kangouroute, Paris : Gallimard jeunesse, 2006 (illustrations William Wilson)
Miscellaneous
* Un enfant disparaît, Paris : Mercure de France, 2005 * Vous dansez ?, Paris : Gallimard 2006 * Nouvelles, pièces radiophoniques, performances, autres textes pour la Danse (voir liste complète sur le site de l'auteur)
C'est en écoutant le masque et la plume que j'ai été attiré par ce roman de Marie Nimier. Etant plutôt lecteur de Science fictions et et polar, je voulais ouvrir mes horizons.
Le palais des orties, c'est avant tout l'histoire d’un amour interdit, de ces émotions féminines, des non-dits, des sentiments qui oscillent entre tendresse et violence.
Je n'avais avais jamais Marie Nimier, mais ce roman m'a joliment surpris. J' ai aimé le style, le maniement des mots, les personnages. J'ai aimé aussi la délicatesse de l'auteur, son intelligence à nous donner à lire cette histoire sans préjugés, sans abrupts, sa manière d'instiller la tension.
Un roman charnel sur la révélation des âmes et des êtres, sur le vertige des désirs enfouis et inconscients, sur le doute et les choix cornéliens. Mais aussi sur les désillusions.
Je suis déçue déçue déçue déçue... je n'ai rien retiré de cette lecture qui me semblait pourtant engageante... déçue. Pas de vraie conclusion, déçue. On entre au final jamais dans le vif, déçue. Et pourtant, ça partait si bien... Seul point positif, j'ai découvert que les orties c'est top.
J'ai eu l'impression de me mettre au vert avec cette romance à la ferme, romance qui ne m'a malheureusement pas tout à fait emportée. L'histoire aura au moins eu le mérite de me faire me sentir quelque peu reposée !
L'histoire d'amour est belle, le personnage principale du livre, la mère de famille est génial, on passe un très bon moment avec elle. C'est drôle et surtout très bien écrit.
Kitabı rentrée'ye yetiştirmek için alelacele yazmış sanırım sonunu. Büyük hayalkırıklığı. Kitabın ilk yarısında tarımsal terimlerle içim geçse de ikinci yarısında alevlenen sapphic aşk oldukça tatmin ediciydi. His ve duyunun iç içeliği çok güzel verilmiş.
Supremely sensual contemporary rural novel. Here's a very modern farm, a modern enterprise and a contemporary love story. The novel's fame has of course come chiefly via its sheer carnality, but it's also commendable as a sharp-focus portrait of active family life - the child, Noe, becoming a young man and gravitating towards his dad; the elder daughter phoning in with marketing wisdom and seemingly forfeiting her place; the husband - a bit of a peevish, disapproving presence. It's very well observed on the rural in general too: the behaviour of animals (dogs getting stiffies and drooling at the sight of dead birds), the rustics and the newly arrived, wealthy townies. Point being: yes it's a love story, but it's very well upholstered.
"Une jeune fille se tient au milieu du chemin. Blouson et short en jean, sans ourlet le short, un peu court pour la saison, découvrant des jambes nues que le chien flaire avec insistance. Sa voix est grave, légèrement poudrée. - Je cherche, dit-elle, le Palais des Orties. »
Quelque part en France, une campagne modeste, un peu défigurée. Au fond d'une vallée, à quelques kilomètres d'un village, des hangars recouverts de tôles mangées par la rouille, une ferme où tout serait à reconstruire. Autour, des champs d'orties. Nora et Simon vivent là avec leurs deux enfants. Ce n'est au départ ni un choix ni un rêve. Ils gagnent leur vie avec une plante que tout le monde arrache. L'ambiance est gaie, plutôt. On se serre les coudes. On est loin du bon vieux temps, avec sa trayeuse, ses odeurs de corne roussie et son hachoir à manivelle. Loin des exploitations à grande échelle, loin de l'agriculture bio et raisonnée. C'est la débrouille. Et puis, un jour, arrive une jeune fille avec son sac à dos. Frederica. Fred fait du woofing. Contre le gîte et le couvert, elle offre ses bras."
L’histoire se passe dans la campagne et raconte les difficultés d’une exploitation agricole familiale sous couvert de l’histoire d’amour entre la mère et la woofeuse L’écriture est très intelligente et agréable mais je n’ai pas réussi à ressentir une émotion pour cette histoire d’amour En revanche j’ai ressenti le travail, la fatigue et le plaisir d’une production familiale
Une trame sensuelle et touchante entre deux femmes qui vont s’aimer tendrement et discrètement. J’aurais aimé une fin plus étoffée, le lecteur reste suspendu mais on ne sait trop à quoi. C’est dommage de mon point de vue.
Roman intéressant pour se plonger dans le quotidiens d’une famille d’agriculteur•ices, avec la rencontre d’un amour interdit, de désir féminin. Idéal pour s’évader et pour une lecture reposante.
J'ai lu ce livre pour en apprendre plus sur les orties, par le biais d'un livre de fiction. C'est raté. L'auteure ne procure presque pas de savoir intéressant sur cette plante. A part une anecdote sur le purin d'orties, il n'y avait rien que je ne savais déjà, mais surtout... il n'y avait quasi rien. Sauf que l'ortie contient beaucoup de minéraux, qu'elle a besoin d'azote, qu'elle pousse vite et bien. Mais rien sur ses bienfaits, p. ex. la capacité purifiante, le fait que l'ortie est un antihistaminique naturel (une ortie dans le thé ou la tisane puis boire trois fois par jour, contre les pollens, super). Ou alors les maladies: 'il y avait des petites taches blanches'. Oui bon, mais c'est quelle maladie ? Et comment y remédier ? Franchement, ce n'est pas pour les orties qu'il faut lire ce livre.
Et la romance, ce n'est pas trop mon truc. Ici, c'est une histoire encore un peu sympa : une femme mariée, avec des enfants, tombe amoureuse d'une jeune fille qui travaille et chez eux. Vingt ans de différence. Il faut le noter : le but du livre n'est pas de décrire une relation entre les deux, mais ce qui se passe, psychologiquement, dans l'acheminement vers une relation (et après comment elle est vécue). Ce n'est donc que vers la fin du livre qu'il y a une relation amoureuse entre les femmes. Il est vrai que l'autrice a très bien décrit les changement de perception, les émotions, les pensées chez la femme adulte, sa découverte d'être lesbienne ou au moins bisexuelle, et aussi un peu chez la fille. Des filles de cet âge-là sont vulnérables, parce que innocentes. Elles peuvent tomber follement amoureuses, la différence d'âge ne compte pas, mais elles n'ont encore rien vu. Elles sont encore naïves. Cela se déroule très lentement, très très lentement. Pour ceux qui aiment, c'est sans doute subtil et délicat. Pour les autres sans doute ennuyeux. Pour moi un peu les deux.
En tout cas, même si ça manquait d'infos sur les orties et que la romance ne m'intéressait pas trop (sans m'ennuyer pour autant) j'ai beaucoup aimé la description de la vie à la ferme, dans un village. On est plongé dans le monde rural, celui des fermes, du travail quotidien sur les champs, et c'est bien décrit.
La fin seule laisse à désirer, le reste est très bien mené. Ce qui me fait du bien dans mes lectures du moment, paradoxalement, c'est la mention des violences faites aux femmes. Dans tous les livres que j'ai lus ces dernières semaines, l'autrice - parce que c'est toujours une femme - évoque une agression, un viol, des abus. Comme si chaque femme avait été violentée par un homme dans sa vie. Et, malheureusement, c'est le cas. Ce qui me soulage, c'est qu'on en parle. Marie Nimier, Fatima Daas, Emma Becker, Isabelle Carré, Alexandra Dezzi, Madeline Miller... À chaque fois que je tombe sur une de ces scènes, j'ai envie de hurler. De plonger dans le livre pour défendre chacune de ces femmes/filles, comme j'aimerais pouvoir le faire en vrai. Impossible, évidemment, mais si des mots comme ceux qu'on trouve dans ces livres fleurissent en littérature, ils touchent un public qui se convainc à coups de "pas tous les hommes", "je ne suis pas féministe", "on n'a pas besoin de féminisme", "et la présomption d'innocence". Lisez, lisez, et lisez encore, voyez la vérité, la vraie, pas celle du patriarcat et des mauvais médias. Merci aux autrice de me redonner foi en l'âme humaine en relatant ce qu'elle a de pire.