L'écrivain Octave Milton, 44 ans, pensionnaire à la Villa Médicis, use de son talent et de sa notoriété pour entrer dans l'intimité de ses fréquentations et de ses correspondantes afin de recycler leurs confidences dans ses livres. Un roman épistolaire mêlant divers types de textes inspiré par le propre séjour de l'auteure à la Villa Médicis, dont elle a été pensionnaire en 2018.
Un très étrange objet littéraire, dont je ne sais pas trop quoi penser. J ai adoré la première partie, le ton, l humour, l environnement, le style épistolaire, les personnages, tout était en place pour une bonne surprise. Pas mal de causticité dans la description de la Villa Médicis et du snobisme de ses artistes résidents. Un joli portrait d un écrivain en panne s inspiration, vampire des émotions des gens qui l entourent. Quelques jolis exercices linguistiques, ardus mais intéressants. Mais arrivée au journal, je n ai plus bien saisi l intention. C est trop rapide, trop simpliste, qu essaie t elle de démontrer ? Et encore pire pour la fin. J ai complètement perdu l émotion en route et il ne reste qu une coquille stylistique vide, ce qui est quand même très dommage. Je me suis alors renseignée sur l auteur, pour essayer de comprendre, son pseudo, ses livres pour enfants, sa chaire universitaire et ses autres ouvrages. Il y a une certaine cohérence dans tout ça mais je reste quand même sur ma faim.
Entre le 3,5 et le 4, j'ai beaucoup apprécié même si je l'ai terminé il y a 5 minutes, et que je n'ai pas réalisé que ce final est tel qu'il est, parce que vraiment, une telle chute, j'hésite entre le "parfaitement bien écrite, bien trouvée, bien amenée" et "complètement détonante par rapport au reste". Le texte en lui même est intelligent, intéressant, vachement drole et facile à lire et fluide, bref, c'est très bien, lisez-le !