Alex est trentenaire, ni en couple ni mère. Elle a cet étrange sentiment de frôler sa date de péremption. Dans la moiteur de l’été, elle court après un shoot de tendresse. Une frénésie pour un câlin quelque peu... parasitée.
Eu não gostei muito, não. Provavelmente porque a protagonista é UMA PORCA e não consegui me desligar disso ao longo da história, porque ela foi sendo reiteradamente porca, e eu só conseguia pensar: vai tomar um banho, minha filha, lava essas mãos
Complètement barge, totalement original, réjouissant — le parcours d’Alex, sa solitude, sa faim de tendresse, est un bouleversement. On ne peut que se reconnaître dans sa façon de se fourvoyer, de toujours aller, consciemment ou non, vers ce qui va lui faire mal, vers une tendresse novice, un peu empruntée. On ne peut que se reconnaître dans cette réalisation d’elle-même, de sa force. Tantôt polar, tantôt film d’horreur, tantôt critique sociale, la collaboration entre Quentin Zuttion (dont le trait et la maitrise des couleurs s’affirme d’œuvre en œuvre, nous offrant des planches sublimes) et Mardi Noir (quelle intelligence, quelle subtilité dans le scénario) est une véritable réussite, un objet étrange, fait de multitudes.
Alex est une jeune femme, un peu perdue dans sa vie. Elle subit une relation toxique de laquelle elle n'arrive pas à se dépêtrer. Elle enchaîne les relations sans lendemain et papillonne tout en sillonnant la France. Les graphiques sont très beaux avec un aspect proche de la brume de chaleur, flou et aux contours estompés. Les scènes de "transformation" sont assez flippantes. Une fin excellente et qui apporte un petit vent frais dans l'atmosphère assez lourde de cette BD. Lecture en demi-teinte qui m'a mise assez mal à l'aise.
J’ai beaucoup aimé les dessins ainsi que cette utilisation de la mouche pour représenter les sentiments parasites
Sinon pour le reste j’ai trouvé que c’était quand même un peu classique en trame (ce qui gêne en rien la lecture) malgré les quelques pages visuellement « dérangeantes » qui m’ont fait penser à la Métamorphose de Kafka (ce qui est assez cool)
WHAT did I just read here ? Sooo disturbing sometimes. The pages of flies close-ups were as good as they were horrifying. The storyline seemed a bit off. WHY and HOW did I enjoy it so much ? Makes me question things about myself. Also, made me ugly cry because the MC and me are a bit too similar in how we're lost in our 30s (and truth hurt you know).
Pour une BD qui s’obstine à nous refléter l’empressement parasitant de la solitude à l’approche de la trentaine, je l’ai trouvé plutôt glacée, comme immobile, imperméable.
Alex est une femme énigmatique, passive, effacée, émotionnellement dépendante qui prend des risques inconsidérés pour trouver le réconfort d’une épaule sur laquelle trouver appui, et ce, à travers tout l’Hexagone.
Elle voyage, se niche dans les situations les plus importunes, tournicote quelque temps avant de repartir vers de nouveaux horizons, à l’image de la drosophile, cet alter ego qui la tourmente sans répit. Et…, ça se résume à peu près ça.
Le sexe omniprésent qui lasse, les conversations qui ne décollent pas, les personnages sans fond qui défilent plus qu’ils n’existent… je ne doute pas que les auteurs aient voulu représenter l’aliénation qui s’empare d’une personne sans attaches qui perd peu à peu le sens du réel au fur et à mesure que son identité se trouble, et ce au moyen d’une métaphore filée, mais ce n’est pas suffisant pour « imprégner » leur histoire d’émotions.
Au terme, qu’avons nous réellement perçu ? Ressenti ? De quel parcours avons nous été les témoins ? Je n’ai pas de réponse.
J'aime beaucoup Quentin Zuitton, je découvre Mardi Noir. L'association en tous cas est une réussite ! C'est un récit très étrange, qui est parfois assez linéaire et d'autres complètement foutraque. J'adore... J'ai trouvé le rapport mouches assez fascinant, je n'aurais pas parié dessus ! Le personnage principal est juste assez détaillé pour qu'on éprouve un attachement mêlé d'un peu de pitié dès les premières pages, et juste assez floue pour qu'on y projette nos émotions. Le dessin de Quentin Zuitton gagne encore en qualité et en profondeur dans ce tome, visuellement c'est aussi génial... bref, un coup de coeur assez inattendu, qui gagne à être connu.
Alex a la trentaine, habite à Paris, seule et sans enfants. Elle est malheureuse, elle voit des hommes qui ne la traitent pas aussi bien qu’ils devraient, et tous ses échanges avec sa meilleure amie tournent autour de son couple tentant d’avoir des enfants… C’est l’été, il fait chaud et l’air est envahi de mouches qui ne lui laissent pas un instant de répit.
Je vois l'intention mais j'ai l'impression qu'elle n'est pas très bien explicitée et que c'est un peu trop feuilletonnant pour donner le sentiment d'une histoire cohérente.
2.5 stars J’aime autant les bds de Quentin Zuttion que les vidéos et le livre de Mardi Noir mais le réalisme magique n’est vraiment pas ma came. J’ai hâte de lire leurs prochaines productions par contre!
Encore un gros coup de cœur pour les dessins de Quentin Zuttion ! Ici on suit une jeune femme perdue dans sa trentaine, dans sa vie, qui essaye de trouver un sens à tout ça, avec toute une métaphore autour de la mouche qui donne vie à des pages vraiment impressionnantes !