Le 12 avril 1978, une série de tableaux enflamme les enchères chez Sotheby's. Pourquoi son acheteur choisit-il de rester anonyme ? Qu'a-t-il à cacher ? Quarante ans plus tard, à New York, madame Janik conserve précieusement les toiles dans son modeste appartement. Sur chacune d'elles, une adolescente blonde, à la beauté froide et envoûtante, dont le mystère lui résiste encore. Mais lorsque la vieille dame solitaire se prend d'affection pour Ethan, son jeune voisin, elle accepte pour la première fois de partager les terribles secrets de son passé.
De Kalisz à New York, de Łódź à Dresde, Le Fil rompu épouse les séismes de l'histoire et embrasse le destin contrarié de trois générations de femmes à travers une fresque éblouissante qui délivre du silence les âmes emmurées par les tragédies du XXe siècle.
C'était une excellente lecture, douce, réconfortante mais quand même émouvante comme je n'en avais pas lu depuis quelques mois. J'ai beaucoup aimé le style, très fluide. Je me suis vite attachée à Katarzyna, Isak et Édith, plus qu'à n'importe quel personnage du roman. Pendant longtemps ils ont été pour moi le cœur battant de cette famille. Peut-être que je suis trop rodée à l'exercice, mais aucune des révélations ne m'a surprise. Ça ne m'a pas empêchée de devorer ce livre. J'aime les énigmes, j'aime voir que mes hypothèses sont justes et par dessus tout, j'aime les secrets de famille. Et puis ce livre a questionné mon rapport à la vérité. J'aime savoir. J'aime être sûre. Mais là, on se pose la question, de ce qui est vrai ou pas. Et on finit par se rendre compte que ce n'est pas important. Ce qui compte ce n'est pas que ce n'est qu'une histoire fabriquée de toute pièce, un roman. Ce qui compte c'est ce qu'il provoque en nous. Ce qu'il nous apprend sur nous. Et puis finalement, je me suis attachée à Magda. À son histoire, à ses failles, à ses peurs, à ses oublis. J'ai 19 ans les gars, hein. Mais l'idée de vieillir et de disparaître me traumatise.
Roman qui se déroule sur plusieurs générations, Le Fil rompu retrace les imbrications des actes de chacun sur une vie entière. On suit tour à tour plusieurs personnages, Katarzyna, Ethan, Edith Magda ou encore Madame Janik, dans d'incessants flash backs, entre l'Europe et les Etats-Unis, en 1917 ou en 2015. Le fil conducteur qui semble relier tous ces protagonistes sont des toiles, des portraits d'une seule et même femme, réalisés par un artiste inconnu.
J'ai trouvé que ces flashbacks rendaient complexe la lecture, et en même temps je pense que sans eux, le roman serait assez banal.
Une histoire de famille qui s'étire de la première guerre mondiale en Pologne jusqu'à nos jours aux Etats Unis. On tente de suivre le fil sans le perdre, on découvre l'histoire par bribes, on spécule, on devine, on se trompe, on est surpris. C'est l'histoire du XXe siècle, mais ça n'est pas une fresque. C'est une histoire intime d'identité, de comprendre et de retrouver ses racines. La grande réussite du livre est que l'histoire n'est pas du tout linéaire ni prévisible.
Parfois un peu long. Il faut s'armer de patience jusqu'à ce que les différents fils de l'histoire se rejoignent enfin et fassent sens.
Mais ensuite, on découvre une histoire intéressante sur des destins qui ont été influencés par l'Holocauste d'une manière que je n'avais encore jamais entendue.
*** : Six tableaux, trois femmes, deux guerres. De Kalisz à New York, de Łódz´ à Dresde, Le Fil rompu dévide le destin de trois générations de femmes. La construction complexe et l'abondance de personnages secondaires rendent parfois la compréhension difficile.
Roman très prenant qui nous transporte dans la Pologne , l'Allemagne et les Etats-Unis du début du XX ème siècle à nos jours à travers l'histoire de tableaux.