J'avais vraiment hâte de lire ce livre, mais je suis encore mitigée sur mes ressentis.
Je crois bien que j'ai adoré et détesté.
C'était très mal parti, mais ça s'est arrangé sur la fin, ce qui est une bonne chose, j'imagine.
Le début m'a laissé perplexe par la cruauté de ces jeunes (des collégiens en l'occurrence, qui me faisait plus penser à des lycéens fermés d'esprit), par la sorte de langage censé reproduire le notre (je n'ai retrouvé que quelques expressions que j'emploie vraiment, le reste, soit plus personne ne l'utilise, soit ça n'a jamais existé) et par cette recherche de la perfection constante. Ce n'est pas très réaliste et représentatif de notre réalité, sur la moitié du livre. Cependant, j'ai continué ma lecture, jusque là pas très emballante. L'apparition du point de vue de Frederika a vraiment aidé à sortir de ce schéma faussé et je suppose que c'était l'idée recherchée. May prend en maturité très (trop ?) rapidement. Néo et May se retrouvent, au fur et à mesure de l'histoire.
En fait, je pense que ce qui m'a le plus dérangée dans le livre, (déjà, le fait que les auteurs se soient basés sur des collégiens qui ont des comportements de lycéens, mais passons outre) c'est surtout la représentation qu'ils en ont fait : on est XXI e siècle et les personnages autant principaux que secondaires me donnent l'impression d'être restés dans un monde où l'homosexualité, (la différence en général en fait, mais surtout l'homosexualité), est un tabou incommensurable, alors que non, franchement, on s'en fout de qui flirte avec qui, qui embrasse qui, qui couche avec qui, ... surtout quand on est (aussi) jeunes.
Enfin bref, la fin est venue sauvée quelques pots cassés, surtout par le décoincement des jumeaux entre eux et chacun de leur côté puis elle nous donne une intrigue concernant May et Frederika qui pourrait peut-être être bien développée.