Une simple phrase bouleverse toute une vie.
Le jour où Ben, le mari de Pauline lui fait part de son intention à la quitter, le monde de cette dernière s'écroule. Décidée à ne pas lâcher prise et à sauver son mariage coûte que coûte, Pauline met sur papier les souvenirs de 15 ans de vie commune qu’elle envoie ensuite à Ben, mais ce dernier insiste sur le divorce, Pauline est dévastée, elle ne sait plus quoi faire ni quoi penser et c'est là que commence la période de séparation avec ses hauts et ses bas et ses multiples étapes.
Pauline réapprend petit à petit à vivre lors de vacances passées avec les siens et se cramponne à l'amour de sa famille qui réchauffe un peu le froid laissé par l'absence de son mari.
Une fois rentrée, elle retrouve à son tour les lettres de Ben dans son courrier, lui racontant sa version.
Un roman, simple, vibrant, une histoire de femme, de famille, un conte qui touche tout un chacun à sa manière, une peu de tristesse, une peu de joie, le tout saupoudré d'un peu d'humour. C'est la vie quoi.
"Mètre 0:MO-TI-VEE. Cinq kilomètres, je peux le faire.
Mètre 1900: Je vais mourir de soif. Dommage que mes aisselles soient si loin de ma bouche.
Mètre 2400: Je vais crever avant d’avoir goûté la délicieuse fêta.
Mètre 2500: Un jeune blond me double en marchant.
Mètre 2600: Je n’arrive plus à respirer, je râle. On dirait un porno doublé par Dark Vador.
Mètre 2900: Je ne vois pas la racine qui me barre le chemin.
J’essaie de me rattraper au vent, peine perdue.
La joue contre le sol, le souffle court, le dos trempé, le cœur au galop, je prends la décision la plus importante de ma vie. Le sport et moi, c’est terminé."
"Ma mère conduit aussi bien qu'elle cuisine. Au deuxième virage, j'ai envie de vomir. Au troisième rond-point, j'ai envie de sauter. A la cinquième tentative de créneau, j'ai envie d'être adoptée"
"Le plus dur, c’est au réveil. Ces quelques secondes, plus ou moins nombreuses, plus ou moins étirées, durant lesquelles mon cerveau n’a pas encore fait la mise au point sur ma vie. Et puis, je me fracasse contre la réalité.
Les matins qui arrivent au terme de nuits peuplées de rêves dans lesquels il est encore là sont les plus difficiles. J’ouvre les yeux et, en lieu et place des rideaux blancs, des photos de Corse et de son torse à quelques centimètres du mien, je fais face à un mur rose, une affiche du film Titanic, et mon corps seul dans un lit une place. Je ne sais pas ce qui est le plus douloureux : avoir perdu mon mari, assister à l’explosion de notre famille ou retrouver ma chambre d’ado à trente-cinq ans."
"J'ai le chagrin égoïste. Je ne partage mon humeur que quand elle est bonne. Je n'aime pas gêner, et le malheur, ça gène."