27ème siècle. L’Humanité s’est étendue à toute la Voie Lactée. La nouvelle frontière, ce sont désormais les Nuages de Magellan, mais les Compagnies ont fini par renoncer à tout projet de colonisation, préférant les affaires aux rêves d’exploration spatiale. Deux siècles auparavant, l’humanité a pourtant maîtrisé l’énergie sombre, une ressource quasi illimitée, mettant ainsi fin aux guerres pour les énergies fossiles. Ont suivi plusieurs siècles de liberté, d’exploration, d’avancées… Puis, insidieusement, de nouveaux jeux de pouvoir et d’influence se sont mis en place, conduisant à la multiplication des hors-la-loi. Depuis, un mythe court la galaxie : des pirates auraient créé sur Carabe, une planète perdue, une république idéale, hors d’atteinte du pouvoir des Compagnies. Dans l’un des derniers postes frontières avant les Nuages, Dan, une jeune serveuse idéaliste, chante du blues dans un bar pseudo texan tout en rêvant d’aventures stellaires. Elle est fascinée par Mary, une cliente taciturne dont on dit qu’elle serait peut-être une ex-pirate…
Les Nuages de Magellan n’ont pas dit leur dernier mot !
Née le 1er mai 1978, Estelle Faye a suivi des cours de théâtre à Paris et à San Francisco. Elle a scénarisé plusieurs courts métrages dont un a été récompensé par le prix France Télévision au festival de Cannes.
Aujourd’hui, Estelle Faye se consacre à la réalisation et à l’écriture.
Je me suis arrêtée à la 120e page impossible d'aller plus loin pour moi. Je ne trouve pas d'intérêt pour les personnages, je trouve que l'intrigue n'avance pas alors que l'on a dépassé les 100 pages. Les références à Dune sont trop grossières et pour finir la plume ne me plait pas tant que ça. Je n'arrive pas à suivre le récit avec des phrases longues, beaucoup trop. Le style est trop lourd, les descriptions je trouve parfois mal placées.
Depuis la fin de la Grande Piraterie, les Compagnies ont interdit le vol spatial, excepté sous leur contrôle. Lorsque Dan, une jeune serveuse, devient malgré elle le symbole de la rébellion, elle se retrouve embarquée dans une fuite éperdue à la recherche de la mystérieuse planète Carabe.
Légère déception au vu de mes attentes. Le résumé officiel me promettait un space opera avec de la piraterie, de l'exploration spatiale... Ce n'est pas le cas. La piraterie est terminée au moment du roman et l'exploration spatiale n'est pas du tout le thème du roman.
Nous suivons à la place un duo formé de Dan et de Mary, au passé trouble qui vont se retrouver coincées sur une planète après une fuite en urgence. La narration du passé par Mary viendra peu à peu éclaircir certains points tandis que nos héroïnes tenteront d'échapper à leurs poursuivants.
J'ai eu furieusement l'impression de lire du Jack Vance à certains moments, ce qui est à double tranchant, car s'il s'agit tout de même d'une référence connue, je n'arrive jamais réellement à m'attacher à ses personnages et ce fut un peu mon cas ici. Si j'ai bien éprouvé de la peine à un moment pour le pauvre moine Anshu, cela n'a jamais été vraiment plus loin et même Mary, qui a pourtant vécu des évènements intéressants, ne m'a pas convaincu plus que cela. D'autres personnages comme Kieren m'ont quant à eux totalement laissé indifférent.
Si l'intrigue se laisse suivre globalement, j'ai là aussi été un peu laissé sur le côté par des événements souvent trop rapides. Le roman est petit, 300 pages en poche, et laisse donc peu de temps à son intrigue pour se développer, amenant à une fin qui paraît quelque peu rushée et me laissant frustré quant à ce qui m'intéressait le plus.
Si ma critique peut paraître négative, Les Nuages de Magellan n'est pas un mauvais livre pour autant. Il est simplement un livre correct qui ne me marquera pas sur la durée, principalement car je n'y ai pas trouvé ce que j'espérais, la faute peut-être à son résumé qui, tout comme son titre, vend des éléments qui n'ont que très peu de présence réelle.
Les nuages de Magellan sont deux galaxies irrégulières voisines de la nôtre, ainsi nommées en l’honneur du navigateur portugais Ferdinand Magellan. Ils donnent leur titre au nouveau roman d’Estelle Faye, paru au début du mois chez Scrineo. Un titre qui donne le ton de ce récit aux allures de space-opera baignant dans l’huile de moteur et la liqueur de lichen. Dès le quatrième de couverture, on est transporté dans un autre monde, au fin fond de l’univers, et on n’en ressort que 274 pages plus tard, presque sans interruption.
Nous sommes au 27e siècle, l’humanité s’est répandue dans toute la Voie Lactée jusqu’aux nuages de Magellan, mais après plusieurs centaines d’années d’exploration, les Compagnies se sont mises en tête de réguler l’accès à l’espace et ses merveilles. La révolte gronde, violemment réprimée, les victimes se comptent par milliers. C’est dans ce contexte qu’on fait la connaissance de Dan, jeune femme idéaliste qui chante le blues dans un bar en rêvant d’espace. Pour avoir osé interpréter une chanson en hommage à tous ces morts, la voilà pourchassée par les Compagnies, contrainte de fuir avec une ex-pirate aux souvenirs nébuleux.
La grande force de ce livre, c’est indéniablement l’atmosphère qu’il dégage. Un savant mélange de détresse et de mélancolie sur lequel souffle un vent d’espoir et de liberté. D’emblée, l’auteur nous place du côté des pirates, mais ce ne sont pas d’avides flibustiers qui cherchent à s’enrichir aux dépens d’autrui, non, ce sont des révolutionnaires qui luttent pour la liberté. En même temps que Dan, on remonte dans les souvenirs de Liliam, on découvre l’histoire de la Grande Piraterie, de Sol Saint-Clair et son Carthagène, ainsi que de Carabe, le dernier refuge de tous les pirates. Une histoire triste, désespérée, qui fait pourtant pétiller les yeux du lecteur autant que ceux de Dan.
L’intrigue est assez simpliste, certes, mais j’ai envie de dire que ce n’est pas le propos. Il se dégage une telle émotion de ces deux personnages que sont Liliam et Dan ! La plus âgée est fascinante. Elle est rude, presque dure, mais on sent tellement de fêlures en elle, elle a vécu tant de choses qu’on pourrait l’écouter parler jusqu’au bout de la nuit. Dan, quant à elle, est une jeune femme naïve et maladroite, qui n’a jamais osé sortir de son trou, mais elle est portée par ses rêves et va se découvrir un courage inédit. Deux personnages féminins forts et vrais qui constituent un duo d’une justesse époustouflante.
Pour toutes ces raisons, j’ai dévoré ce roman ! Si je devais soulever un seul petit bémol, ce serait peut-être sa longueur. Les événements s’enchaînent à toute vitesse, tout va très vite et quand survient la fin, on se retrouve étonnamment frustré parce qu’on en voudrait encore. Je me suis si facilement laissée emportée par cette histoire, ses décors, ses héroïnes et sa révolution… Une formidable découverte que je recommande chaleureusement et pour laquelle je remercie de tout cœur les éditions Scrineo et Babelio.
Un bon roman d’aventure ! Le genre de livre facilement recommandable car fun, sans lenteurs, et facilement accessible par exemple pour quelqu’un qui aurait peur de la SF trop « scientifique ».
Nous sommes dans un monde ou les corporations ont pris peu à peu le pouvoir. Pas dans le genre révolution, mais dans le sens ou maintenant il est quasiment impossible de se déplacer entre les différentes planètes sans faire parti de l’une d’elles, et donc de manger autre chose que ce qu’ils produisent et importent. En gros ils ont le monopole pour tout. Au commencement du roman la dernière révolte des spatiaux en quête de liberté c’est soldé par un massacre des manifestants. Les choses ne sont pas prêtes de changer
Pour Dan, jeune serveuse qui rêve de pouvoir parcourir les mondes et découvrir autre chose que la petite boule de terre infertile ou elle est née, c’est un coup dur. Le soir, pour rendre hommage au disparus, elle chante. Mais ce qu’elle ne savait pas c’est que quelqu’un l’a enregistré, et qu’il a posté sa chanson sur internet … En quelques heures la chanson est devenu virale … et les compagnies sont à sa recherche !
Celle ci arrive à leur échapper à bord du vaisseau d’une vieille habituée du bar où elle travaillait, qui décolle juste au moment ou les chasseurs des compagnies mettent le pied dans le coin. C’est assez curieux comme coïncidence me direz vous … mais en fait non, celle ci n’est peut être pas aussi lisse qu’elle semble être, il se pourrait même qu’elle soit l’un des ces anciens pirates qui ont disparus il y a des années, avec leur base secrète, Carabe …
On est vraiment sur un livre d’aventures spatiales. Le rythme est élevé sans qu’on puisse vraiment se croire dans un livre d’action. Mais on n’a pas le temps de s’ennuyer ça c’est sur. C’est de la SF facile à lire, pas prise de tête. Très agréable, je n’ai pas vu le temps passer. Les secrets de Carabe et des pirates m’ont tenu en halène et j’ai trouvé la vieille romance entre pirates touchante.
Le seule reproche, si il faut en trouver un, était peut-être que les personnages faisaient plus jeunes qu’il ne le sont vraiment. Que ça soit Dan ou Anshu (une personnage qui croise leurs routes et qui devient principal). Vu leurs façons de réagir, je leur aurai facilement donné 17/18 ans, mais en fait ils en ont 10 ans de plus. (à la fin Anshu a 40 ans alors que ça se passe 10-12 ans après le début) Du coup ils faisaient peut être un peu trop gamins pour moi, gaffeurs, timides, ne connaissant rien au monde, pas assez sur d’eux, ce genre la.
C’est un livre qu’on peut facilement recommander à des adolescents pour le coup même si ça peut très bien être lu par des adultes. Je dirais que pour moi il navigue dans l’entre deux.
Ça n’est pas le genre de livres qui me restera en mémoire sur des années, mais j’ai trouvé cette lecture suffisamment sympa pour dire que j’ai passé un bon moment. Je le recommande si quelqu’un cherche une lecture fun dans le genre, voir pour débuter en SF.
2,5 * un bon série B qui se laisse lire mais pour moi sans le sens of wonder qui le rendrait plus passionnant malgré les deux personnages féminins Lilian et Dan assez attachantes
De bonnes idées, des personnages et un univers intéressants mais trop peu étoffés à mon goût. Cela reste pourtant une bonne lecture, rythmée et agréable.
Un premier space op qui envoie du steak ! Des héroïnes carrément badass, des pirates de l’espace, des cyborgs, des mutants et des planètes cachées, franchement que demande le peuple ?
"En résumé, le premier roman de l'auteure que je lis, mais sans doute pas le dernier. Les personnages sont attachants, l'univers intriguant malgré quelques longueurs ici et là. L'histoire réussit cependant à tenir son lecteur jusqu'au bout. On tourne d'ailleurs la dernière pages avec un petit point au cœur, de quitter cet univers foisonnant et ses personnages attachants."
J’étais très attirée depuis un moment par le genre du space opera, mais en même temps, étant une grande fan de fantasy, j’avais peur de ne pas accrocher. Au final je suis contente que Les Nuages de Magellan ait été mon premier livre dans ce genre. Ca n’a pas été un coup de cœur, mais j’ai tout de même bien aimé les personnages, les différentes planètes et le contexte des Compagnies et des pirates de l’espace.
En ce qui concerne les personnages, j’ai beaucoup aimé Dan, c’est un personnage attachant et drôle. Elle rêve depuis l’enfance, et quand enfin ses rêves se réalisent, c’est bien malgré elle, et ce n’est pas forcément aussi agréable qu’elle se l’imaginait. Mais elle ne baisse pas les bras pour autant, ce que j’ai beaucoup apprécié. J’ai aussi aimé Anshu et Kieren, j’aurais aimé les voir un peu plus. Par contre, je n’ai pas trop accroché avec Liliam. C’est pourtant un personnage central de l’histoire, et l’intrigue repose en grande partie sur elle… mais… les quelques passages où elle confie son passé à Dan, elle se transforme bizarrement en une conteuse professionnelle, et ça m’a fait… bizarre. J’avais plus l’impression d’entendre un professionnel des mots qui enjolive, plutôt qu’une pirate en fuite et au passé trouble.
Concernant l’intrigue, et bien malheureusement je n’ai pas trop accroché non plus. Carabe, on en parle beaucoup, mais au final on ne la voit jamais… et j’étais frustrée quand la fin est arrivée. J’aurais voulu que ça continue, voir Carabe, voir la contre attaque contre les Compagnies… mais non rien de tout cela.
Pourtant le livre démarre très fort avec la suppression de la manifestation des pilotes par les Compagnies. J’ai adoré. Je m’attendais justement à ce qu’on suive la chute du système, mais non. Tout tourne seulement autour de Carabe, j’ai trouvé ça un peu dommage.
Malgré tout, c’était une lecture sympathique, que je recommande, et je suis contente d’avoir découvert le space opera avec elle. Je sais désormais que je lirai à nouveau et l’auteure et le genre.
On suit Dan, une serveuse dans un petit bar du fin fond de la galaxie, et Mary, une baroudeuse qui a fait partie de la "Grande piraterie". Par un concours de circonstances, elles partent, et petit à petit, vont faire revivre le rêve de la piraterie.
Au final, c'est un space opéra sympathique, qui se lit tout seul, mais qui ne révolutionne pas le genre et que j'aurai probablement oublié dans quelques mois. La plume est agréable, les personnages sympatoches, mais ça manque de substance (faut dire que le texte est très très court.. pour étoffer en si peu de pages, c'est compliqué). Ce que j'aime en général dans les space opéra, c'est quand l'espace devient un personnage à part entière, quand il y a des petites touches d’inventivité et d'originalité. Là, on est dans de l'aventure balisée, avec un espace très classique - à tel point que l'aventure serait transposable à n'importe quel univers fantastique j'ai l'impression, et les personnages restent eux-aussi plutôt classiques. Ceci dit, ça se lit tout seul, on ne s’ennuie pas une seconde. Un bon divertissement donc, mais qui ne restera pas dans mon esprit comme un grand roman.
Nous sommes au 27è siècle, l'Humanité a conquis les étoiles, colonisé des galaxies, accomplissant le rêve de l'ancienne Terre. La nouvelle frontière sont les nuages de Magellan vers lesquels les yeux des explorateurs dans l'âme se tournent sans pouvoir partir en voyage d'exploration.
Les Compagnies ont abandonné l'esprit de conquête, trop aléatoire, trop coûteux et trop dangereux, pour se centrer sur les affaires à réaliser dans les multiples mondes annexés.
Pourtant, deux cents ans auparavant la mise au point et la maîtrise de l'énergie sombre, ressource illimitée, a permis l'arrêt des guerres pour les énergies fossiles. Une époque de liberté et d'exploration de l'espace s'ouvre … Rien n'aurait du freiner la conquête spatiale.
Or, peu à peu, les Compagnies prennent goût aux jeux de pouvoir et d'influence sur la politique, marginalisant les pionniers de l'espace, les contraignant à devenir des hors la loi.
La Piraterie devient un art de vivre pour les gens épris de liberté, pour les personnes dont l'esprit de conquête n'a pas été étouffé. Ils veulent aller toujours plus loin, faire reculer les frontières du possible, avancer, audacieusement, au plus profond de l'espace.
Lors d'une mémorable et ultime bataille, les Compagnies mettent en déroute la Piraterie dont quelques vaisseaux commandés par de valeureuses têtes brûlées, s'évanouissent dans le vide intersidéral. Il se murmure alors qu'ils ont trouvé refuge sur une planète bien cachée.... Carabe devenue mythique.
Quelques décennies plus tard, sur Ankou, Damian Sabre, leader des pilotes, souhaite renouer avec les anciens rêves de vie d'aventure offerts par l'immensité de l'espace à explorer.
Dans un combat acharné, il somme les Compagnies de rendre aux gens la liberté de mouvement au-delà de la frontière des mondes connus. La lutte est grandiose et vaine, l'argent musèle une nouvelle fois le souffle de liberté des aventuriers.
Au moment où Damian Sabre tombe sous le feu des Compagnie et qu'Ankou est transformée en enfer, Dan, aux confins de la la Voie Lactée, se met à chanter une complainte de l'ancienne Terre dans laquelle elle chante les héros massacrés par les Compagnies.
Elle est serveuse au Frontier, un bar miteux, sur une planète couleur rouille. Depuis toujours les étoiles inexplorées la font rêver, depuis toujours l'épopée de la grande Piraterie berce ses lectures.
Dan devient une célébrité interplanétaire parce sa prestation au Frontier a été enregistrée et mise sur les réseaux sociaux. Les sbires des Compagnies sont à ses trousses et Dan ne doit son salut qu’à Mary Reed et son vieux vaisseau.
Commence alors une course poursuite interstellaire au cours de laquelle le lecteur glanera informations plus incroyables les unes que les autres sur les différents protagonistes de l’histoire.
« Les nuages de Magellan » est un space opéra comme je les aime : du mystère, de l’aventure à n’en plus finir, des rencontres improbables et uniques, des machinations, du rêve, de l’audace et un soupçon de picaresque. On y croise les éléments traditionnels du genre : guerres dévastatrices qui ont usé la Terre des origines, fascination pour l’immensité spatiale, domination des cyborgs amenant à leur interdiction et à l’établissement de lois strictes sur la cybernétique, police religieuse, planète-prison, trahisons et rédemption.
L’écriture d’Estelle Faye est agréable et allie la verdeur du langage des pirates à une élégance dans les descriptions, un peu courtes à mon goût, amenées au bon moment.
Ses héroïnes sont de très beaux portraits de femme : on voit Dan prendre peu à peu son envol et acquérir une assurance qui fera d’elle une femme d’affaires qui ne s’en laisse pas conter. Ce qui est le plus vivifiant, c’est qu’Estelle Faye applique les codes de la SF habituellement destinés à des héros masculins à des personnages féminins et queers.
Je suis restée sur ma faim car il y avait matière à étoffer le roman. Cependant, cela n’enlève rien à son agréable lecture car il y a du Bordage en elle.
Sur un salon du livre, je demande à l’autrice : vendez moi un livre ». Elle répond « qu’est-ce que vous aimez ? » Moi : pas de fantasy Elle : mythologie ? Moi : bof Elle : Space opéra ? Moi : seulement si c’est pas oppressif. Je ne lis plus de SF parce que c’est systématiquement sexiste et misogyne.
Estelle Faye m’a donc mis « les nuages de Magellan » dans les mains. Bechdel : oui ! Nos protagonistes sont deux femmes, une pirate baroudeuse qui seule détient l’itinéraire de la mystique planète Carabe, et une serveuse insignifiante qui va se retrouver traquer par la milice pour dissidence et prendre la fuite avec la première. Elles sont entourées d’une ribambelle de personnages bien entendu, humains ou aliens, parmi lesquels je relève Sélène, la femme à Muscles et à baston. Un grand coup de pied dans les rôles traditionnellement genrés, avec plaisir !
Bechdel diversité : alors je ne sais pas si deux personnes non-blanches se parlent ; pour la diversité à l’écran, les aliens ne comptent pas. On observe les humains uniquement. MAIS… Mary Reed, la pirate de l’espace, capitaine du vaisseau légendaire et bad-ass en cheffe, est une femme noire… et lesbienne. Son histoire d’amour tumultueuse avec la non-moins légendaire feu Sol Saint-Clair est au cœur du récit. Mary trahit-elle la mémoire et son amour pour Sol, si elle échoue à protéger le secret de Carabe ? Mais que signifient les éléments que Sol lui a laissés à travers la galaxie, comme une chasse au trésor ?
Des femmes, fortes, vulnérables, grossières, pleines de doute, passionnées, révoltées… a la sexualité libre, aux amours sans comptes à rendre. J’ai évidemment accroché à cette lecture passionnante !
Sur le fond, c’est finalement une chasse au trésor avec quelques rebondissements et plot twists qui donnent du piment à l’ensemble, mais l’intrigue n’est pas follement originale. Cela dit, que signifie original ? Je lis bien des romances avec 100 fois le même scénario… C’était donc une belle lecture, merci Estelle pour la recommandation !
Ce roman, sur fond de space opéra, m'a fait du bien. Comme le souvenir de la première discussion profonde et spontanée de découverte de l'autre que l'on a eu avec l'ami.e, qui a été le.a plus présent.e tout au long des ans et des coups durs de notre vie. C'est le sentiment qui s'en rapproche le plus pour moi en fermant ce livre.
Bien sur les enjeux politiques, les arrêts sur les divers planètes et les divers rencontres m'ont intéressée. Mais c'est + le côté des liens entre certains personnages qui m'ont bousculée émotionnellement.
Après les seigneurs de bohen qui m'avait déjà bien remuer, ce deuxième roman me confirme qu'Estelle Faye rentre dans la liste des autrices dont je vais suivre de prêt les prochains romans.
Une première moitié à 5 étoiles pour moi, avec un univers travaillé et fourni, des personnages vraiment intéressants, une histoire prenante. Puis une deuxième moitié plutôt à 3 étoiles, car j'ai trouvé que ça allait un peu trop vite. Mais je reste vraiment sur un avis positif, c'est une très bonne lecture. C'est le deuxième roman d'Estelle Faye que je lis et je dois avouer qu'elle m'a conquise. Son imaginaire est débordant, ses histoires rondement menées, et sa plume vraiment agréable.
Un bon space opera qui m’a fait vibrer et dont les héroïnes m’ont entraîné•e loin - l’univers et l’histoire ne sont pas particulièrement originaux, mais c’est extrêmement bien mené, le rythme est enlevé, et il y a quand même quelques plotwists qu’on n’anticipe pas trop. C’est l’ambiance mélancolique et en même temps révolutionnaire qui m’a énormément plu. L’univers est aussi assez cyberpunk, tout en présentant des touches de poésie qui rappellent Miyazaki ou Cowboy Bebop.
C'est dommage, il y avait de bonnes idées mais... Des dialogues et des réactions forcés, des personnes trop survolés pour qu'on s'y attache, un univers qu'on ne découvre pas assez, sans parler des ellipses... J'ai eu l'impression de lire le résumé d'une saga. Et c'est dommage parce que la saga avait l'air bien.
J’ai emprunté Les Nuages de Magellan avant même d’avoir testé la plume d’Estelle Faye avec Un Eclat de Givre, mais après ce livre-là, j’avais encore plus envie de me lancer dans un autre de ses romans ! Le prologue était très prometteur : un groupe de spatiaux se met en grève pour protester contre les Compagnies, qui interdisent l’accès à l’espace à toutes les personnes qu’elles n’emploient pas. Les grévistes sont massacrés par les forces de l’ordre…
On s’intéresse ensuite à la fuite de Mary Reed, une pirate légendaire, amante de la capitaine cyborg Sol, et Dan, une serveuse qui a chanté un air révolutionnaire suite aux massacre des grévistes. Les Compagnies les poursuivent, et… c’est un peu tout, au début. Les deux femmes atterrissent sur une planète, rencontrent des gens, fuient, rencontrent d’autres gens, fuient, rencontrent encore d’autres personnes, et fuient encore… L’histoire manquait de but, et, même si c’était bien écrit, même si les personnages étaient sympathiques, je trouvais ce roman un peu plat…
J’avais au départ prévu de ramener le roman chez moi, puis je me suis rendue compte que j’étais capable de le finir à mon départ, et, malgré une bonne dose de stress à l’idée de voyager, je me suis forcée à lire, à finir.
Toute la dernière partie enchaine les surprises, l’histoire change. Les indices s’accumulent au fil des pages, la tension grimpe, on sent qu’il y a une révélation qui viendra, et qu’on peut la deviner. Je ne l’ai pas devinée, mais, au moment du retournement de situation, j’ai vu tous les éléments qui m’ont amenée là, ça s’emboitait et c’était très satisfaisant. Les derniers chapitres étaient un peu bizarres car séparés par de longues ellipses, mais, dans l’ensemble, la fin est excellente et m’a fait oublier le début poussif. Je suis restée sur une très bonne impression ! J’en ai même du mal à ne pas dire qu’il était génial : oui, il est bien, mais à condition de surmonter la première moitié.
"Bref, Les nuages de Magellan d’Estelle Faye m’a complètement captivée. Je ne pensais pas le terminer aussi rapidement, j’aurais d’ailleurs voulu le faire durer un peu plus. J’ai beaucoup aimé les deux héroïnes, fortes et complexes, ainsi que le récit, le passé comme le présent. Une réussite !"