En 2017, l’association Sea Shepherd fondée par le capitaine Paul Watson fête ses quarante ans. Quarante ans de lutte sans relâche pour la préservation des océans. Quarante ans sur la ligne de front.
Une tête mise à prix par la mafia taïwanaise, son nom placé sur la notice Rouge d’Interpol suite aux mandats d’arrêt lancés par le Costa Rica et le Japon, une arrestation en Allemagne qu’il quitte en catimini les cheveux teints et une chemise hawaïenne sur le torse… Non, il ne s’agit pas du scénario du dernier 007, mais de quelques-uns des événements qui ont ponctué la vie mouvementée de Paul Watson ces cinq dernières années. Celui que le Time magazine a désigné comme l’un des vingt plus grands héros écologistes du XXè siècle n’a pas fini de faire parler de lui. Adulé par les uns, qualifié d’écoterroriste par les autres, il a trouvé refuge deux années durant en France. Un exil pendant lequel il a témoigné sans relâche des actions de Sea Shepherd, participé à la COP21 et rédigé un manifeste au titre éloquent, Urgence ! Si l’océan meurt nous mourrons (Glénat, 2016).
Cherchant à anéantir l’association, le Japon n’est parvenu qu’à une chose, renforcer la détermination du capitaine et de son équipage : depuis l’arrestation de Paul Watson à Francfort en 2012, Sea Shepherd n’a jamais mené autant de missions et quelques-unes des campagnes les plus importantes ont été lancées. « Opération tolérance zéro » destinée à renvoyer chez eux les chasseurs de baleines en Antarctique, « Grind stop » pour faire cesser le massacre des globicéphales aux îles Féroé, campagne « Icefish » visant le démantèlement de braconniers dans l’océan Austral, « L’anti-captivité » pour mettre fin à l’emprisonnement des animaux dans les parcs aquatiques… Sea Shepherd, alias le berger de la mer, est sans doute l’organisation de défense des océans la plus combative au monde et entend bien le rester.
Quarante ans, l’âge de la maturité ? L’occasion en tout cas de revenir sur la création de Sea Shepherd, son évolution et ses perspectives d’avenir, mais aussi la vision de Paul Watson sur son séjour en France, la COP21 ou encore l’élection de Donald Trump. L’occasion aussi pour Lamya Essemlali de raconter la création de l’antenne française de Sea Shepherd en 2006 avec, pour seule dotation, un carton de tee-shirts ! Une antenne française qui est aujourd’hui l’une des principales entités sur le plan international. Sur la ligne de front.
Un très bon livre, à lire!! Beaucoup d’information sur Sea Shepherd, leurs campagnes, pourquoi ils font ce qu’ils font, etc. Ça change nos façons de voir les choses et notre relation avec les océans et ses magnifiques créatures!
Ce livre est vraiment une source d'inspiration. J'ai beaucoup aimé ma lecture mais j'ai eu aussi beaucoup de mal à rentrer dedans. Les débuts (surtout la préface) ont été compliqué. Ce n'est pas un genre de livre que j'ai l'habitude de lire. J'ai bien aimé la forme de questions réponses avec aussi des "histoires" racontées par PW lui même ou par LE. Il y a beaucoup d'informations sur Sea Sheperd, le pourquoi du comment. Leurs campagnes sont expliquées en détail et sont souvent aberrantes. On apprend alors beaucoup sur l'organisation. Sur sa création, ses membres, son fonctionnement, sur ses motivations... Ce livre change la façon de voir les océans que nous considérons souvent comme insignifiant du fait que nous vivons sur terre. Cela nous permet de prendre conscience que nous sommes nocifs et surtout idiots de ne rien faire et de continuer ainsi. Sa philosophie est très très intéressante et incroyable. C'est quelque chose qui te donne envie de vivre. Elle nous fait nous sentir capable de changer le monde à notre échelle. C'est très inspirant. Ce livre nous ouvre les yeux sur la gravité de la situation. Les hommes détruisent les océans comme si il n'était pas important cependant comme le dit si bien PW : "Si les océans meurent, nous mourront tous.".
Un livre passionnant qui retrace le parcours de Sea Shepherd et de son fondateur, Paul Watson. J’avais déjà lu certaines de ses aventures ailleurs, mais ici, j’ai vraiment découvert l’homme derrière le symbole. Sa vision des choses m’a marquée : j’admire son activisme, son courage et sa bienveillance. C’est une lecture que je recommande à tous, car elle ouvre les yeux sur les ravages causés par l’humain et leurs conséquences. Elle fait sentir l’urgence d’agir, et donne envie de le faire, chacun à sa manière.