Sibylle, à qui la jeunesse promettait un avenir brillant, a vu sa vie se défaire sous ses yeux. Comment en est-elle arrivée là ? Comment a-t-elle pu laisser passer sa vie sans elle ? Si elle pense avoir tout raté jusqu’à aujourd’hui, elle est décidée à empêcher son fils, Samuel, de sombrer sans rien tenter. Elle a ce projet fou de partir plusieurs mois avec lui à cheval dans les montagnes du Kirghizistan, afin de sauver ce fils qu’elle perd chaque jour davantage, et pour retrouver, peut-être, le fil de sa propre histoire.
Laurent Mauvignier was born in Tours (France) in 1967. He graduated from the Beaux-Art (plastic arts) in 1991.
He has published several novels with the Editions de Minuit and his books have been translated in several countries, among them In the Crowd by Faber and Faber (2008). His novels try to map out reality while confronting what cannot be voiced and the limits of what can be said.
His words attempt to articulate absence and sorrow, love and lack; their endeavour is to hold back what sifts through the fingers and through the years.
j'avoue que par moments j'avais peur que cela tombe dans le cliché, sur le racisme, la haine des autres, l'ado qui a une révélation etc et par touche, ça l'est un peu. mais je ne peux nier le talent de conteur, les grandes plaines, les chevaux et l'amour de cette mère pour son fils.
not all men mais beaucoup quand même, merci Laurent Mauvignier d'écrire si bien les femmes.
Laurent Mauvignier transforma a viagem de uma mãe e um filho pelo Quirguistão numa travessia interior, onde a emoção encarnada é a verdadeira paisagem. A abertura e o fecho são devastadores, de uma intensidade rara, mas o meio alonga-se em detalhes que quebram o ritmo. A escrita, bela e sensível, evoca Proust, embora permaneça mais visceral do que filosófica.
Fantastique livre rempli d'images fortes. Afin de ramener son fils dans le droit chemin, Sybille décide de l'amener traverser le Kirghizistan à cheval. Mauvigner aborde le sujet de l'amour mère-fils de façon crédible et touchante.
È la storia di una madre e un figlio adolescente che sta prendendo brutte strade. Allora lei per salvarlo decide di fare un viaggio, a contatto con la natura, perché il figlio ritrovi i valori veri della vita.
Una storia che in alcuni punti toglie il fiato, nel continuo ribaltamento degli scenari, fino alla fine, fino a quando il figlio prende gli auricolari e li mette alle orecchie della madre e “lei allora lascia la musica entrarle nel corpo, la voce di Bowie nel sangue, una canzone che parla di diventare re e diventare regina, di nuotare come delfini, anche se è solo per un giorno, una canzone che parla di rimanere in piedi anche se è solo per un giorno, di essere insieme, eroi per un giorno, e Samuel non sa perché lo dice ma lo dice mormorando, finiremo il nostro viaggio, mamma, lo continueremo, lo faremo, dobbiamo continuare, certo che dobbiamo, sì, tutti e due, tu e io, ti prometto che torneremo e andremo fino alla fine, torneremo presto, vedrai, te lo prometto, lo faremo, tutti e due, lo finiremo il nostro viaggio.”
Magnifique récit d'une femme au lourd passé qui tente de se rapprocher de son fils dans un voyage au Khirgistan. Les descriptions des personnages, de leur relations, de l'incommunicabilité, de la nature sont somptueuses, vraies, tellement vraies. un auteur que je vais découvrir en aval c'est sûr !
Una donna in crisi e il figlio adolescente problematico intraprendono un viaggio potenzialmente rigeneratore in lande sperdute, tra emozioni forti e il faticoso avvio di un rapporto nuovo. Un obiettivo, per nulla scontato in partenza, diventa per entrambi sempre più chiaro: quello di voler continuare, singolarmente e insieme, il viaggio della vita. Bella tematica, ma il romanzo non è all'altezza del miglior Mauvignier (quello di “Lontano da loro”, per me): sembra scritto di fretta, puntando molto sull'immediatezza delle emozioni, con la riflessione in secondo piano, eventualmente demandata al lettore.
« Continuer » was recently adapted as a movie in France and I decided to read the original book before watching it. The story is about a mother Sibylle who decides to bring her troubled teenage boy to Kyrgyzstan for a horse-riding trip around the country. The idea is to help him stop having dangerous extreme-right ideas and friends. Sibylle is also processing a difficult divorce and other tough experiences she experienced before her son’s birth.
Mauvignier does a good job at describing the different characters’ inner lives and the complexity of the relationships between the mother, son and father. « Continuer » is a very endearing book that is hard to put down. It is well written and I liked the numerous flashbacks to understand the characters as they are riding in the spectacular and sometimes inhospitable Kyrgyzstan.
«Si on a peur des autres, on est foutu. Aller vers les autres, si on ne le fait pas un peu, même un peu, de temps en temps, tu comprends, je crois qu’on peut en crever. Les gens, mais les pays aussi en crèvent, tous, si on croit qu’on n’a pas besoin des autres ou que les autres sont seulement des dangers, alors on est foutu. Aller vers les autres, c’est pas renoncer à soi.»
Quelle belle histoire, quel beau livre d'aventure humaine, quelle belle écriture que celle de Mauvignier ! J'ai vraiment beaucoup aimé cette femme mystérieuse qui au début piétine dans une vie terne, sans plaisir, sans énergie... Jusqu'au jour où elle s'ébroue et décide de tenter une aventure équestre avec son fils, un ado qui perd pied. Ils partent dans les montagnes du Kirghizistan, pour un périple de plusieurs mois à cheval. Ils vont galoper tous les 2, dans des paysages sublimes, sauvages mais rudes, à l'écoute des animaux, de la nature, des nomades Kirghizes et surtout de leurs coeurs. Et ils vont essayer de gravir les obstacles, malgré les ruades du jeune homme. Mère et fils arriveront-ils à franchir les nombreuses embûches pour se découvrir et continuer ?
J’ai été d’emblée happée par cette lecture que je ne voulais pas interrompre, enveloppée par l’écriture et l’histoire, toujours impatiente de connaître la suite de la transformation de cette relation entre une mère et son fils au gré d’un voyage à cheval dans les montagnes du Kazakhstan. Un grand roman (mon premier Mauvignier, assurément pas mon dernier), en parfaite cohérence avec mon état d’esprit du moment.
Libro appassionante, mi è piaciuto molto come il precedente. Mauvignier è uno scrittore bravissimo, poco conosciuto in Italia, ma merita certamente. Una scrittura ricca di minuzie, di piani ribaltati e di colpi di scena, il tutto illustrato con una capacità straordinaria.
A mother, who in her youth renounced all of her dreams of success due to a debilitating tragedy, is determined to keep her teenage son from following his path of delinquent, privileged behavior and ruining his life as well. She arranges a three month trip on horseback through the mountains of Kirghizistan to hopefully open his eyes to a bigger world, to learn to be self-sufficient and responsible, and to face his fears in a racist world.
Au départ je trouvais le style plat, banal, sans personnalité mais je crois que l auteur a mis un peu de temps à rentrer ds son histoire lui même, à donner le cadre, à trouver le ton, à dessiner les personnages. C est à partir du milieu que l'intrigue prend enfin forme, que le sujet devient très intéressant. C'est là qu'on commence à ne plus vouloir lâcher ce livre qui se complique avec l écriture d'un journal intime, dans un jeu de mise en abyme des histoires, ou comme une autre histoire entrelacée qui nous dévoile le passé du personnage principal, avec un style paratactique qui fait sens soudain. Très peu de points, mais surtout des virgules, sans pause comme si tout devait «continuer», non seulement les personnages, mais l intrigue qui se déroule sans entracte, sans interruption avec une accélération constante, l écriture elle-même et jusqu'à la fin du roman, très ouverte, qui laisse présager une suite.
C'est l'histoire d'une femme qui a tout raté et qui emmène son fils dans une longue chevauchée au bout du monde.Elle rate encore presque tout sauf sauver son fils de lui-même,du moins c'est ce que l'auteur nous fait espérer.Partant d'une idée intéressante,malheureusement le récit est longuet et plutôt ennuyeux
Plus qu'un récit de voyage, "Continuer" évoque le lien mère-fils à l'adolescence et les tumultes respectifs qui entachent cette relation, le tout en parcourant les steppes du Kirghizstan à cheval. Le récit n'est cependant pas au niveau de son potentiel.
- "Les mots qui sont dits sont juste ceux qui ont assumé la vitesse de la pensée"
- "Elle regarde les vagues et l'écume molle et irrisée qui s'abat sur l'estran. Sibylle laisse ses yeux flotter sur ce spectacle auquel elle aimerait demander davantage qu'un simple réconfort, un peu d'oubli peut-être, de sérénité, la capacité à rassembler son esprit et ses forces, son intelligence, tutes ses capacités qu'elles a eues il y a si longtemps et qui lui semblent perdues, comme si aujourd'hui plus rien n'arrivait à se mobiliser et à se ressaisir en elle"
-"(...) il serait aussi prêt à penser que sa mère est une femme d'un courage extraordinaire, qu'elle tient tête à tout le monde, même si le plus souvent elle donne l'impression de s'effondrer à chaque secousse de la vie"
Je ne m’attendais pas à cela, à une lecture aussi poignante et touchante. Le début commençait mal : j’avais du mal à me familiariser à la plume de l’auteur, c’était plutôt lent et d’un coup, j’ai été prise dans cette relation, entre Sibylle et son fils, Samuel.
Certains propos et certaines pensées m’ont très surprises, comme si c’était impossible de pouvoir dire ou penser cela. Et c’est là la beauté de ce livre, cela reflète une certaine vérité. Une mère avec un passé dont il est difficile de se relever, de continuer et dont son fils a « payé ». Mais elle veut le sauver et se sauver par la même occasion… leur offrir un nouveau départ, de nouvelles perspectives ailleurs, auprès des animaux, de la nature et de gens au grand cœur. Une lecture qui bouleversé par son fond et sa forme. Des phrases très riches, avec parfois beaucoup d’adjectifs qui sont sûrement là pour amplifier le propos, l’émotion.
I remembered my days trekking in the Kirghiz mountains while reading Laurent Mauvignier’s beautiful novel « Continuer (To Continue) » (not available in English). The two main characters, Sybille and her son Samuel, crisscross the steppes and valleys on horseback and not by foot. But they also stop in villages and nomad camps for surprising encounters, are invited to drink kumis and in the evening to toast with vodka. Beyond walks in breathtaking landscapes – well captured in Joachim Lafosse’s film adaptation - the novel is first and foremost the story of a mother and a son who lost themselves during a divorce and a tumultuous adolescence. Sybille takes Samuel on this trip to Kyrgyzstan hoping that mother and son would talk and find themselves back.
"Continuar" de Laurent Mauvignier me pareció de a ratos interesante, especialmente cuando describe el viaje de les protagonistas por Kirguistan. El principio es vertiginoso en los flashbacks, lo cual también me resultó interesante, pero en algún punto y creo que fue debido a la traducción, comenzó a parecerme pesado. De hecho, el texto hasta poseía errores de ortografía o de vocabulario que saltaban a simple vista. No por esto es un libro no recomendable, la historia es interesante, pero la forma en que está escrita esta versión que asumo es "calco" de la versión original me hizo la lectura tediosa, casi mecánica y aburrida por momentos. Hasta le quitaba emoción a partes que deberían haber sido atrapantes. Por eso la puntuación, sin embargo, es un libro para pasar el rato y leer un fin de semana antes que ver otra serie de muertos vivos por Netflix.
Un roman bouleversant. Une mère, mais aussi et avant tout une femme, qui jette un regard douloureux et nostalgique sur son passé, et qui refuse de rester passive face à son fils qui sombre peu à peu. Seul point faible: on a parfois l'impression d'un livre un peu trop cinématographique, mais c'en est une force à certains moments et permet de rendre l'histoire d'autant plus poignante. J'étais très sceptique avec le résumé, ce n'est pas vraiment ce que j'ai l'habitude de lire, mais ce roman a été une grosse claque. On y aborde la jeunesse, la conviction politique, les espoirs et les désillusions qui vont avec, le racisme et la peur de ce qu'on ne connaît pas, mais aussi les relations mère/fils parfois difficiles, pudiques, tues, qui finalement ne demandent qu'à être ouvertement dites.
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Une plongée immédiatement dans un road movie bien réussi, on y est tout de suite : la nature immense, l'isolement, le danger, les relations fortes avec les chevaux. Et les relations difficiles entre cette mère et son ado, et ce défi de continuer coûte que coûte à vivre, à faire face. Par des retours en arrière, on revient sur leurs blessures, leurs souffrances, les raisons de leur comportement. J'ai aimé le côté nature writing et découvrir les secrets de Sybille. Cependant j'ai eu du mal à vraiment m'attacher aux personnages, je n'ai pas toujours compris les réactions de Samuel. L'écriture est parfois très belle et transporte, mais d'autres fois les mêmes effets alourdissent la narration inutilement.
Sibylle, à qui la jeunesse promettait un avenir brillant, a vu sa vie se défaire sous ses yeux. Comment en est-elle arrivée là ? Comment a-t-elle pu laisser passer sa vie sans elle ? Si elle pense avoir tout raté jusqu’à aujourd’hui, elle est décidée à empêcher son fils, Samuel, de sombrer sans rien tenter. Elle a ce projet fou de partir plusieurs mois avec lui à cheval dans les montagnes du Kirghizistan, afin de sauver ce fils qu’elle perd chaque jour davantage, et pour retrouver, peut-être, le fil de sa propre histoire.
Moi il m'a surtout ennuyée ce livre, la recette n'a pas pris. J'étais un peu agacée par les personnages, et cette histoire de grande rédemption par les steppes & les chevaux, j'ai trouvé ça trop grandiose pour m'y intéresser réellement. Moi ce que j'aime, ce sont les subtiles dynamiques de famille, et je n'y ai pas trouvé mon compte. Je n'y ai pas cru en fait. Ce projet un peu fou, pourquoi pas... on en a vu des plus absurdes. Mais les personnages manquaient de substance, ou en tout cas je ne m'y suis pas attachée.
Un magnifique livre! A travers ce voyage entre une mère et son fils, on découvre peu à peu plus de détails sur leur vie, leur relation et le passé de cette femme. J'ai beaucoup aimé le style, tout est dit en pudeur, que ce soit leurs sentiments l'un envers l'autre, leurs peurs, leurs sentiments à la découverte de ce pays inconnu. De nombreux thèmes sont abordés: la relation mère-fils, l'adolescence, la peur de l'inconnu et de l'étranger... Le tout sans cliché, et tout en délicatesse