Adam et le singe capucin se regardent droit dans les yeux. Lui ne voit plus en Clara un animal, mais un homoncule, une sorte d'enfant dépravé, une version dégradée et corrompue de tous les ancêtres de l'homme. L'animal en lui jauge l'homme en elle. Ce regard si sombre lui fait perdre ses repères. La peur le gagne, non celle des sévices qu'elle va lui faire subir, mais l'épouvante de ne plus savoir à quelle catégorie du vivant il appartient.
Adam, un jeune enquêteur du NYPD victime d'un inexplicable règlement de compte. Un crime atroce commis dans un immeuble maudit, le Dakota. Un singe auxiliaire de vie, censé aider le flic. Et soudain, entre eux, une haine incompréhensible. Le cauchemar peut commencer... Arrive-t-on, lorsqu'on cherche l'animal en l'homme, à confondre les assassins ? Le mystère sera-t-il résolu avant que la bête s'éveille ?
Récit haletant, inattendu et terriblement original, Si la bête s'éveille est un véritable page-turner. Frédéric Lepage dompte les mots comme personne.
Si la Bête s'éveille de Frédéric Lepage Adam, jeune enquêteur au NYPD est victime d'une terrible agression qui va le laisser un temps muet, paralysé et dépendant. Pour l'aider dans ses gestes quotidiens, on va lui fournir un petit singe auxiliaire de vie, un capucin prénommé « Clara » A ses côtés, sa patronne et future femme Angelina est là pour mener l'enquête et comprendre qui pouvait lui en vouloir au point d'attenter à sa vie. Nous allons suivre la reconstruction d'Adam au jour le jour, accompagné de ce petit singe qui va se révéler être une vraie terreur. Fini la bienveillance, fini l'assistance, place à une haine et à des représailles inexpliquées et pour tout dire incompréhensibles. Suivre Adam dans sa rééducation est particulièrement touchant, surtout lorsque l’auteur nous fait partager toutes ses pensées intimes et les doutes qui l’assaillent. On devine que se cache un secret sous son amnésie et le mystère est soigneusement entretenu. L'auteur nous embarque aisément dans son univers fait de nouvelle technologie mais aussi d'éthologie, on va tenter de comprendre le comportement déviant du petit capucin hors de son milieu naturel alors qu'il est confiné avec Adam dans son appartement loin de sa forêt d’origine. Un nouveau crime est commis sur une adolescente Louise, dans l'immeuble mythique du Dakota à New York c’est Angelina qui se voit confier l’enquête et y associe Adam. J'ai dévoré ce roman, l'auteur a fourni un gros travail de recherche sur le comportement des singes et plus particulièrement des capucins, c'était vraiment passionnant. J'ai aussi apprécié de suivre plusieurs intrigues différentes qui s'entremêlent, celle de l'enquête sur l’agresseur, celle de la jeune louise et celle de la guérison d'Adam. Un livre qui ne se contente pas de nous divertir mais sait aussi nous apporter matière à réflexion sur les comportements de l’homme (homo sapiens) et celui de l’animal. Bonne lecture. http://latelierdelitote.canalblog.com...
Nous suivons donc Adam lors de son agression et de sa difficile convalescence.
Il est aidé d’un singe capucin, sorte de chien d’aveugle pour handicapés. L’occasion pour nous lecteur d’en apprendre plus sur cette aide animale (les besoins des animaux qui se délectent de fruits secs après les avoir cherché dans l’appartement ; mais qui ont également des réflexes de la vie sauvage, et notamment la domination).
Pendant ce temps, sa femme, mais aussi sa supérieure hiérarchique, enquête sur son agression, puis sur un terrible meurtre survenu dans l’immeuble Dakota de Central Park.
J’ai aimé suivre Adam et sa difficile cohabitation avec Clara le singe qui lui en fait voir de toutes les couleurs.
J’ai aimé qu’Adama, grâce à ce qu’il a appris au contact de Clara et des lois de la vie sauvage, envisage ses enquêtes par ce prisme. Au fond, nous avons tous un cerveau reptilien qui se met parfois aux commandes.
L’auteur réussi le pari de mêler deux enquêtes difficiles dans un même roman sans jamais nous perdre.
Un pavé que j’ai eu du mal à lâcher.
Quelques citations :
Nous sommes des animaux avant tout. C’est pour cela que nous optons pour la violence, que nous violons, que nous tuons. Nous transgressons l’ordre social parce que nous ne parvenons pas à transgresser celui que la nature nous impose. (p.320)
N’essaie pas d’imposer à tes pieds, à ton coeur, à ton souffle, le rythme de tes mots, de ta colère ou de ta danse. Dis à tes mots, à ta colère, à ta danse qu’ils doivent s’embarquer sur tes pieds, sur ton coeur, sur ton souffle. Tant que tu feras l’inverse, tu chuteras. (p.433)
… la masse goudronneuse qui pesait depuis dix ans sur son coeur n’était pas la honte de s’être fait justice et d’avoir fait justice à sa grand-mère, mais celle, au contraire, de ne pas s’en être senti coupable. (p.547)
L’image que je retiendrai :
Celle du singe capucin Clara grimpant sur les poutres de l’appartement d’Adam.
J'ai reçu ce roman grâce à la sélection #prixnouvellesvoixdupolar, je remercie donc les éditions pocket pour cet envoi.
Ce roman c'est : - un policier qui est agressé chez lui et se retrouve paralysé - une enquête sur l'assassinat d'une adolescente, morte dans sa chambre fermée de l'intérieur. - un capucin (race de singe) nommé Clara qui est engagé pour prendre soin d'Adam (le policier) - une histoire sombre ressortant du passé
Un roman policier qui a donc de nombreuses facettes à analyser, à déchiffrer. Qui laisse peu le temps au lecteur pour s'ennuyer. J'ai beaucoup aimé cette pluralité d'histoires, qui au final s'emboîtent les unes dans les autres, s'entrecroisent.
Les personnages sont puissants, sont profonds, pleins de caractère. Ce qui est essentiel pour un roman de ce genre. Il y a eu de nombreuses recherches, très nombreuses, effectuées sur de nombreuses disciplines comme la zoologie, la psychologie... Ce qui fait de ce livre un ouvrage riche en connaissances.
Malgré toutes ces qualités, j'avoue m'être un peu ennuyée pendant certains passages. Surtout au début du roman. Mais je pense que c'était le temps de la mise en place. Puisque l'écriture est fluide, l'histoire se tient, les personnages sont profonds. Et les sentiments : injustice, écœurement, attendrissement, douleur apportés lors de la lecture sont forts.
Merci infiniment pour cette belle découverte. Plus qu'un polar, c'est aussi une belle tranche de vie qui nous est rapportée. Avec ses hauts et ses bas.
C est un livre globalement beaucoup trop confus pour me plaire. Les trois intrigues (le coup de feu, la jeune fille, le singe et la rééducation) ne se mélangent pas de manière fluide, bcp de blabla, mais c est souvent mince, et pas nécessairement toujours intéressant. Les liens homme / animal sentent le fabriqué, et c est dommage car ça pourrait être original et intéressant. C est trop long, trop d introspections et le final est décevant.
Mon avis va être rapide : ce roman manque cruellement de rythme.
Alors qu'il fait 560 pages, arrivé à plus de 100 pages, presque rien ne s'est passé. Ca traine en longueur, pas le moindre petit élément qui nous garde l'intérêt du lecteur.
Après plusieurs endormissements, j'ai refermé définitivement ce livre.
Je suis rentrée dans cette histoire et l'auteur m'y a promené, amené quelque part, précisément où il l'entendait. C'est une histoire sans fioriture, apaisante et pourtant un suspense. Agréable. Le thème animalier est fort bien présenté également. Une histoire pourtant simple, naturelle.