« Gagne du temps. Sois péremptoire, snob ou dogmatique… Mais gagne du temps. Trompe-toi tant qu’il faut. L’instinct est à ce prix. Tu trouveras la faille et planteras l’étendard au cœur battant de la vie. Sois con souvent, génial parfois. C’est la rançon de l’emporte-pièce, le salaire du mépris. Cent sottises pour un aphorisme, comme un diamant scintille au milieu du charbon. Gagne du temps, disait mon père, laisse-moi te faire gagner du temps… » Dans cette confession d’un enfant du XXe siècle, entre l’épreuve de la violence et la découverte du courage, Raphaël Enthoven raconte la jeunesse, les amours, les combats, la liberté conquise. Et ressuscite un monde perdu.
Philosophe et producteur radio, Raphaël Enthoven est le fils aîné de l'éditeur Jean-Paul Enthoven et de la journaliste Catherine David.
Ancien élève de l'École normale supérieure, après avoir obtenu l'agrégation de philosophie, il enseigne à l'université Lyon-III pendant deux ans, puis à l'université de Jussieu-Paris VII. À sa demande, il rejoint l'Université Populaire de Caen en 2002, avant de la quitter pour incompatibilités personnelles avec Michel Onfray en 2003.
Il devient co-producteur de l'émission radiophonique Les Vendredis de la philosophie sur France Culture et dispense des cours comme vacataire à l'École polytechnique.
Conseiller de la rédaction de Philosophie Magazine, où il tient la rubrique « Sens et vie », il est toujours producteur à France Culture. Après s'être occupé du Rendez-vous des politiques, en partenariat avec le magazine L'Express, il a tenu l'émission quotidienne Les Nouveaux Chemins de la connaissance sur France Culture de 2008 à 2011 et anime depuis l'émission hebdomadaire Le Gai Savoir toujours sur France Culture.
Depuis octobre 2008, il présente l'émission Philosophie, diffusée le dimanche sur Arte.
- Voilà. Bon, ben faut pas lire ça, hein. - Mais pourquoi t’as fait ça ?! Tu es fou ! - Euh… C’est qu’on me proposait plein de détails crapoteux, le grand déballage, et tout. C’est Finkie qui le disait à la radio, samedi dernier. Pis j’y peux rien, les ragots sur BHL ça me fait rire, et les éminences grises de chez Grasset, ça me fait rêver. - Et t’en as eu pour ton argent ? - Bof. Isi Beller s’en prend plein sa face de psychiatre. On revoit le documentaire de Blumberg & Friedmann avec un autre œil, rétrospectivement. (Faut dire que phoniatre lacanien, aussi, ça sent l’ornithorynque et Le cas Dominique.) Mais c’est surtout la relation père-fils, et le duel d’ego, autour de quoi gravite le « roman ». - Mais y a du cul, au moins, non ?! - Nan, c’est la loose. Rien de croustillant sur Carlita, peinte en déesse au cul ovale, et qui en ressort immaculée. Sensualité zéro. - Qu’est-ce qu’il y a à sauver, alors ? - Oh, quelques jolies pages sur certaines figures de professeurs du lycée, hussards vénérés et qui rachètent à elles seuls Enthoven pour son pensum. Et pis la candeur courageuse avec laquelle il exprime sa dette morale à Sylvester Stallone ou Saint Seiya. Quelques pages sur la vie à HIV ou rue d’Ulm, aussi – mais qui n’intéresseront que les binoclards. Et pour le reste, c’est écrit à la va-comme-je-te-pousse, mû par un narcissisme à la fois affolant et fragile, et baigné d’une naïveté d’écolier – ainsi, pour l’envoi final, du remerciement en alexandrins.
Honestly I read the first 50 pages, skipped to what he had to say about his marriage with Justine Lévy, read a few words from each chapter and called it a day. And a shitty one. So very disappointing, as self-indulgent, boring and badly written (pretty words aren’t good writing, especially when combined with ugly words and called « a style ») as every book issuing nowadays. Ultimate trash, bourgeois-shit, sorry Is there any book published in 2020 that is out of this fucking annoying box?
Quel livre déplaisant à lire. De l autofiction d un bobo parisien qui se plaint de son sort, critique son microcosme parisien mais ne cherche pas à en sortir. De l entre soi germanopratin . L auteur est intelligent cultivé, il le sait et aime le faire savoir, mais sur près de 600 pages c est trop!! Du temps de lecture perdu
Je n'ai lu que les 166 premières pages, mais j'ai bien aimé, contre toute attente. Oui, c'est narcissique et mesquin, mais j'étais sensible au climat négatif dans lequel est élevé cet enfant par des personnes dont on pendait mieux. C'est étonnant de découvrir l'envers de ce gratin parisien. Je n'ai pas poursuivi ma lecture parce que trop long et qu'il y a plein d'autres titres que j'ai plus envie de lire en ce moment, mais j'aurais pu terminer ma lecture dans un autre contexte.
Touchant, drôle, érudit parfois trash. Le récit d'un enfant qui se réapproprie son histoire. Très proustien dans le style, camusien dans la structure (amour, absurde, révolte puis encore amour).
Courageux ouvrage par Raphaël Enthoven, qui dit ce qu'il semble avoir sur le coeur, sans crainte des millions de commentaires inévitables sur son comportement, sur ce qu'il écrit, sur le ressentiment qu'il exprime. Il le dit, et en plus de ça avec humour.