Le jardin communautaire a été saccagé ! C'est un voisin qui a fait le coup. Mais lequel ? Une nouvelle mission pour CSI Ruelle !
Elles sont trois. Elles n'ont pas 10 ans. Elles sont voisines et jouent dans la même ruelle depuis leur naissance. Pour Clémentine, Stella et Indiana, la ruelle est un terrain de jeu, mais aussi un territoire dont il faut prendre soin et qu'il faut savoir partager. Alors, pour traquer ceux et celles qui ne respectent pas les règles, elles ont créé CSI cruelle…
3,5/5 Charmante série qui commence! Les enfants réfléchissent comme des enfants et agissent comme des enfants. C'est merveilleux pour s'identifier aux personnages.
Depuis le temps que je le voyais passer ce roman, il fut ardu de mettre la mains dessus en librairie. Mais voilà, j'ai pu en conserver un et enfin le lire. Dans son genre, il a bonne réputation auprès de mes jeunes lectrices/lecteurs.
"CSI Ruelle" est une série de romans québecois du type "Grosse Police", ces romans gros format à très gros caractères ( on parle d'environ 30-40 mots par page gros maximum). Je ne suis pas spécialement fan de ce choix de format, parce qu'il rend généralement paresseux en lecture ( j'ai vu certains jeunes de 11-12 ans prisonniers de ce format qui ne dépasse pas le lectorat des 8-9 ans) et ils coutent beaucoup de papier pour peu de texte ( conscience environnementale requise ici) , mais malheureusement, ça plait aux enfants, qui se sentent "valorisés" parce que le livre est "gros" et écrit de manière simpliste. J'y vois un problème du aux adultes, qui encouragent à lire des briques, en croyant à tort que la taille est synonyme de qualité. Néanmoins, si la vaste majorité de "grosses Polices" sont médiocres en terme d'histoire, de français et de pertinence, "CSI Ruelle" est globalement bon. La maison Bagnole réussi à garder une certaine qualité dans ses romans Grosse Police, et c'est tant mieux.
CSI Ruelle est le nom d'un groupe de trois jeunes filles: Indiana Laroche dite "Indi", Clémentine Dugas dite "Clem", Stella Cloutier Perez dite "Clou", sont amies et vivent dans des résidences qui partagent une ruelle, une petite rue asphaltée qui raccorde les cours arrières de deux rangées de maisons. À Montréal, ce genre de configuration urbaine n'est pas rare. Les habitants de la ruelle se connaissent les uns les autres et ils font des projets collectifs comme un jardin communautaire. Ce jour-là, ils font une fête pot-lock, ou chaque maisonnée apporte un plat pour contribuer au festin. Quand les habitants de la ruelle découvrent leur jardin saccagé, c'est la consternation. Les filles sont habituées de rendre des services grâce à leur formation "CSI Ruelle", et devant ce "mystère", elles décident d'investiguer. Leurs doutes se portent sur la voisine qui ne se mêle généralement pas aux autres et a une verrue poilue au visage. Elles la surnomme "La vielle sorcière". Toutefois, au fur et à mesure que leur enquête progresse, il semble que ce ne soit pas elle. Qui peut bien avoir voler les légumes du jardin collectif? Et pourquoi?
Comme je l'évoquais plus haut, la série présente un niveau de français convenable et une bonne variété de mots. Bien sur, comme nous sommes en présence de jeunes québecoises, on aura quelques variations typiques comme les "T'es" ( Forme contractée de "tu es") de temps à autre, mais le tout reste généralement international.
CSI Ruelle est une série "policière", en ce sens ou il y a des enquêtes. Bien sur, comme nous avons un lectorat d'environ 7-8 ans, et des personnages de huit ans, comprenez bien que les "enquêtes" restent basiques. On retrouvera tout de même quelques petits gadgets amusants comme un mini appareil photo et des lunettes infrarouges, gracieuseté du père de Clémentine, qui est ingénieur.
On retrouvera beaucoup d'allusions et de conscience environnementale, nos jeunes détectives étant de dignes représentantes de la génération Z. Elles ont également une cabane dans les arbres remplie d'animaux ( ça m'a évoqué le film et roman "Bach et Bottine", petite classique québecois). J'aime beaucoup leur modernité. Ce ne sont pas des cloches superficielles, pas du tout. Elles sont audacieuses, cultivées et courageuses. Bon, un peu naïves, mais bon elles ont 8 ans. Ce que je veux dire par là est que c'est facile de désigner la personne qui détonne par son originalité comme potentiel coupable, mais c'est aussi un flagrant préjugé. D'ailleurs, ce n'est pas elle la coupable. Elle est même gentille et aime retaper des meubles, c'est une "manuelle" ( Une personne qui aime bricoler et construire).
Le jugement hâtif est un des thèmes du roman, pas seulement envers Rose, la dame manuelle, mais aussi envers le coupable. C'est un personnage gentil et respecté, mais son geste a beau avoir une belle motivation, il n'en reste pas moins un vol. Heureusement, les filles ont une idée qui devrait régler le problème de ce personnage, en partenariat avec les parents. Je souligne que la présence d'adultes qui ne sont pas débiles est appréciée. le polar jeunesse a la fâcheuse manie de mettre des adultes stupides avec des héros enfants surdoués dans les polars, en supposant que c'est la seule façon de faire enquêter des jeunes personnages. Je ne suis pas d'accord et CSI Ruelle montre bien que c'est possible de faire intervenir les adultes sans ruiner l'intrigue.
Comme "Pétronille INC" de la maison Druide, CSI Ruelle contient des illustrations sympathiques. Et tout comme les Pétronille Inc, les CSI Ruelle sont pertinents, ancrés dans la réalité et font globalement sens. De plus, les deux exploitent des personnages féminins débrouillards, intègres et intelligentes. de beaux modèles, en somme. En outre, leurs couvertures sont bien mieux que ce à quoi je suis habitué de voir en littérature jeunesse, colorés certes, mais bien élaborées.
Catégorisation: Roman policier, littérature jeunesse intermédiaire, second cycle primaire, 8-9 ans Note: 7/10
Un vrai plaisir de retrouver les ruelles de mon enfance et leur ambiance de voisinage! Je me suis retrouvée dans la joie et la sécurité bienveillante de mon quartier du métro Cadillac des années 80. Des enfants insouciants qui dévorent la vie et s'amusent, une vie de quartier animée, des voisins bienveillants (sauf la vieille sorcière bien sûr!), de l'imagination, un club et un mystère à résoudre.
Bien écrit, vocabulaire varié et accessible mais sans tomber dans la simplicité, chapitre courts et gros caractères qui rendent la lecture motivante et agréable pour les jeunes. On est loin des récits insipides à l'écriture de bas niveau des autres dans le genre produites en série par des maisons d'édition concurrentes. La Bagnole remonte le niveau haut la main avec leurs différentes séries en gros caractères dont CSI ruelle est un exemple à suivre. Intrigue et suspense, avec moultes valeurs positives telles que l'écologie, le recyclage, le partage, la bienveillance, l'esprit d'initiative, etc. J'aime que les 3 héroines soient des demoiselles débrouillardes et brillantes, des modèles qui changent de la "nunuche" trop souvent représentée dans la littérature ou sur les écrans. Les parents sont également résolument modernes et impliqués, franchement inspirants eux aussi. Bravo! Je recommande sans le moindre bémol!
J'aime beaucoup la collection Je lis seul.e dans laquelle se retrouve la série CSI Ruelle. Audrée Archambault a vraiment un talent pour les romans d'enquête pour les jeunes. Je ne me suis pas du tout douté du dénouement. Le récit est bien construit et les indices pointent vers des suspects crédibles.
Dans cette série, les trois filles défendent toujours un élément en lien avec l'environnement ou la communauté. Ici, elles protègent le jardin communautaire de leur quartier et il s'avère que leur jardin communautaire a été saccagé. Où sont passés les légumes? Et de là débute l'enquête de Clémentine, Stella et Indiana.
J’ai lu ce livre avec mes élèves en adaptation scolaire (4e année) et ce fut un grand succès! Ils étaient tellement investis dans l’enquête! Après chaque chapitre ils me demandaient de continuer et « que j’arrêtais de lire toujours au pire moment » 😂.