Une jeune femme sonne à la porte d'une maison dans une banlieue pavillonnaire. Le couple aisé qui l'accueille lui donne quelques recommandations concernant leur fille Elena, dont elle aura la charge. La gouvernante sourit, module sa voix, les met à l'aise... En suivant à la lettre le protocole imaginé par Lewis, elle saura se rendre indispensable. Elle deviendra la confidente et l'objet de tous les désirs enfouis par cette famille en apparence idéale. Mais cette gouvernante n'est pas seule. Ils sont nombreux comme elle à s'être infiltrés à divers endroits de la société. Une action d'envergure se prépare et, dans l'ombre, tous y concourent. Alors que le vernis craque et que l'emprise de la jeune femme grandit, la tension se fait de plus en plus palpable. Jusqu'au grand jour.
au début c'est intrigant tu te dis ok en mode sociéter un peu le livre qui va se montrer incisif et intransigeant avec la violence inhérente aux rapports de classe issus du travail domestique rémunéré ou non bref et puis après le livre qui avait jusqu'ici une histoire ET un gimmick de narration un peu envahissant (narration à la deuxième personne du singulier MAIS vouvoiement ET au futur de l'indicatif) devient un gigantesque gimmick de narration qui se rappelle de temps en temps qu'il a une histoire et c'est pas que je suis pas venue pour des pages et des pages sur la telenovela que regarde l'héroïne c'est juste que je suis pas venue pour des pages et des pages sur la telenovela que regarde l'héroïne
Un 3,75/5 que j'ai arrondi à 4/5. Pas facile au départ, de s'habituer au style mais l'histoire pique la curiosité et j'avais envie de savoir ce qui allait arriver et pourquoi. J'ai quand même trouvé qu'il y avait quelques "meublages" avec la description trop détaillée de la série qui passionne les deux femmes du roman et qui n'apportait rien d'utile. Mais sinon, c'est plutôt original et la morale finale m'a bien plu !
Protocole gouvernante est un livre du genre fiction littéraire qui a reçu le prix Médicis. Ce que j'ai beaucoup apprécié au début c'est la manière dont est rédigé le livre avec la deuxième personne du singulier mais ensuite, c'est devenu de plus en plus ennuyant.
La rentrée littéraire commence en force avec ce livre! L’écriture à la 2e personne du pluriel est un peu destabilisante au début, mais on s’habitue plutôt vite. On veut comprendre le protocole et voir où toutes ses petites actions vont menées. La fin est un peu expédiée et c’est frustrant parce qu’on voit ce que l’auteur a voulu faire, mais il aurait peut être fallu une vingtaine de pages de plus pour rendre la « correcte » et au moins cinquante pour rendre ça fabuleux. Fake bref, 4,5/5
Grosse déception. J’ai eu l’impression de passer trois semaines à finir ce roman. L’intrigue était super intéressante mais la narration était une lutte. Les phrases sont trop longues. L’utilisation de la deuxième personne excessive. Tout ne semble être qu’une seule description. Je n’étais probablement pas dans le bon état d’esprit pour apprécier cette lecture.
Excellent roman, très surprenant. J'ai aimé la forme originale du texte et me laisser porter à suivre le protocole pas à pas jusqu'au dénouement final !
Je ne connait pas le style du Protocole des Sages de Sion (qui est un faux).
Je ne sais pas si ce protocole que j’avais entre les mains était un vrai (ou un roman ?).
Mais j’ai aimé découvrir comment cette toute nouvelle gouvernante qui n’a pas grand chose à faire dans la maison à part s’occuper de la petite Elena qu’elle envoie beaucoup dans sa chambre, comment cette gouvernante va commencer par se faire aimer des parents, puis détruire peu à peu leur douce tranquillité.
J’ai aimé le ton du récit à la deuxième personne du pluriel : vous ferez ceci, vous ferez cela ou peut-être pas.
Je me suis demandée pourquoi le chiffre 1 des premiers chapitres était à l’envers !
Je ne peux pas dire que j’ai aimé cette révolution qui brûle tut sur son passage, mais je n’ai pas été étonné de la conclusion de l’auteur : le monde poursuit inexorablement sa course folle, et aucun plan ni protocole ne pourra rien y changer.
Qui plus est, l’auteur pose également une question intéressante : nos vies sont-elles déjà écrites jusqu’au bout ?
L’image que je retiendrai :
Celle du voisin hyper vigilant mais qui ne peut rien arrêter.
Un seul mot me vient: laid... Personnellement j'ai rarement autant détesté un livre. Le style, original au départ (ecrit à la 2ieme personne du pluriel) devient vite lourd et pompeux. Si on est tenu en haleine les premières pages ca devient vite (très) ennuyant. Je l'ai donc continué en diagonale tout de même intéressée par l'intrigue. Mais au final cette dernière est, elle aussi... laide...
Un roman étonnant de par son style à la deuxième personne du singulier et au futur. Toutefois le rythme est assez lent et j’ai pour ma part eu du mal à m’y plonger.
Pour son premier roman, l’auteur nous livre une histoire peu commune. Placée au centre du quotidien d’une famille, l’arrivée de la gouvernante vient peu à peu bouleverser toute leur vie. Sur l’histoire elle-même pas de quoi se retourner. Une jeune femme se fait engager comme gouvernante par un couple avec une enfant dont elle devra s’occuper. Ce qui change tout et donne un côté extraordinaire au livre, c’est le choix de sa narration. Ne chercher pas les dialogues, il n’y en a pas. Nous sommes sous l’emprise d’une voix off qui vient constamment dicter sa conduite et son ressenti à cette jeune femme, en lui disant « vous ». On apprend que cette voix suit un protocole mise en place par un certain Lewis. Mais surtout on se rend compte qu’il s’agit d’une opération de grande envergure et que loin d’être isolée, cette gouvernante fait partie des nombreux élus qui comme elle, suivent ce protocole et remplissent leur mission. Quelle est la raison qui lui fait suivre ce protocole à la lettre sans jamais déroger ? Pendant tout le livre on sent que quelque chose se prépare et cela génère une certaine anxiété. Je n’ai pas accroché d’emblée a ce style de narration que j’ai trouvé ennuyeux à la longue. D’autant plus que je me suis sentie perdue dans un récit où rien n’est clairement dévoilé ou explicite, cela nous laisse beaucoup de clés pour imaginer nous même la suite de ce roman sans véritable fin. Une sorte de dystopie qui n’en est pas encore une mais va le devenir dans le futur, j’avais déjà eu beaucoup de mal avec La servante écarlate dans ce style mais même si je dois souligner que l’auteur à réussit à me déstabiliser, je n’y ai pour autant pas pris de plaisir. Cela peut être différent pour vous. Bonne lecture.
Voici l’histoire d’une gouvernante peu banale que l’on suit au fil d’une construction plus originale encore. L’auteur nous prend par la main et nous emmène jusqu’au bout à suivre cette gouvernante au protocole étonnant dans une famille presque parfaite. Attention, rien à voir avec la servante écarlate!
Un livre écrit au futur. Le lecteur est ainsi toujours dans l'attente de la chose qui va se passer. Cela rend l'action plus vivace. Mais la lecture fatigante, parce que le cerveau fonctionne à plein régime. Le cadre est ainsi original. Cependant, la fin m'a laissé sur ma faim...