Ne jamais sortir de chez soi en pantoufles avec ses clefs à l'intérieur ! Ou alors être prêt à l'aventure urbaine et sociale. Le héros de cette épopée urbaine va éprouver le pouvoir de ses charentaises et de quelle manière sa vie, pourtant si banale, peut en être changée. Face à ses collègues de travail, sa famille, ses amis, les forces de l’ordre, voire la confrérie des farfelus, il se lance pendant plusieurs jours dans un combat inattendu pour imposer sa si tranquille façon de marcher et de regarder les gens, à hauteur de chaussettes. Ce numéro de funambule s'achèvera devant un spectacle de Guignol, joliment.
Luc-Michel Fouassier est né en mai 68, non loin des pavés, en région parisienne. Ses premiers livres ont paru en Belgique. Au contact de nos amis wallons, il a acquis la conviction que l’humour bien troussé et bien chaussé reste le moyen de lutter le plus efficace contre les fâcheux de tous poils. Il a publié chez Quadrature et Luce Wilquin, notamment Le Zilien, préfacé par Jean-Philippe Toussaint.
1.5 parce qu’accorder deux étoiles à ce livre serait trop généreux. Je préférerais faire la vaisselle un soir de réveillon plutôt que de lire une page de plus.
J’avais de l’espoir car l’histoire de base a beaucoup de potentiel mais quelle déception… Je n’ai vraiment pas aimé “l’humour” raciste et parfois misogyne du personnage principal (de l’auteur?)
En somme, le livre est plutôt bien écrit mais trop grossier et fade à mon goût.
We can probably all relate to the predicament of the narrator, who in an absent-minded moment as he leaves home for a work meeting finds himself locked out, wearing a suit with a pair of tartan slippers. Very quickly, he notices how passers by react to him differently, with surprise, concern and often derision.
The “charentaises” as these particular soft, felt-soled slippers are called in France, also alter his own behaviour, making him feel more at ease, able to slip past the office receptionists unnoticed, since his feet make no sound. His slippers often work to his advantage – in a game of tennis, the opponent who normally beats him hollow is so distracted that he loses and departs, a bad loser, “un petit côté Agassi-agaçant”. When a group of artists at a party want him to explain his wearing of slippers, he is able to play the game, likening his presentation of the slipper as an artistic object to Duchamp’s famous exhibition of a lavatory bowl.
By this point, the reader’s patience may have worn thin, for by this time he would surely have found a locksmith, rather than book into a hotel and subject himself to a succession of farcical situations. Perhaps he has been traumatised by the fact his wife has recently left him, but that plot line is not developed. So the novel’s appeal rests increasingly on the fact it is very short, and presumably provides a light, quirky couple of hours of escapism for a French reader. For others, it is quite informative, with a brief history of the charentaise slipper, some useful vocabulary for French footwear – I learned that “les santiags” are cowboy boots, and every conceivable pun and idiom to do with feet- “faire des pieds et des mains” translating as “to move heaven and earth” to achieve an objective.
It is possible to read this at a deeper level: not only as a reminder to avoid judging others too quickly by their appearance, but also as a fable on the merits of non-conformity. Here, the author may become a little pretentious in having a hotel receptionist who resembles Buster Keaton read "Bartleby", which I cannot be the only reader not to know without looking it up, was a novel by the American Hermann Melville. Trainee lawyer Bartleby causes consternation by refusing one of his boss’s instructions, on the grounds, “I prefer not to”.
This is the kind of novel which may improve on a second reading, but I remained a little disappointed by the rather hurried and trite ending.
Dans "Les Pantoufles", le narrateur, perturbé par sa situation maritale vacillante, sort de chez lui en claquant la porte et se retrouve enfermé dehors, des charentaises aux pieds. On pourrait s’attendre à ce qu’il s’excuse au bureau, prétexte une migraine intense pour régler son problème de chaussons. Qu’il sorte acheter des chaussures dans le premier magasin ouvert. Qu’il passe quinze appels pour se faire ouvrir la porte.
Mais non. Notre anti-héros va décider de sortir et de vaquer à ses occupations habituelles en charentaises. S’il se laisse porter au début et peut paraître un peu mou du genou (ou du talon), il affirme progressivement son choix et met finalement un point d’honneur à porter fièrement ses charentaises. Il s’installe à l’hôtel pour quelques jours. Va travailler en chaussons, fait une partie de tennis, se rend à une soirée chic où son ex l’a prié de se présenter, entre autres activités.
Même un peu cabossés et odorants au bout d’un certain temps, les chaussons changent tout ou presque : aussi bien l’attitude du narrateur, qui devient de plus en plus assuré, que le regard des autres. Il y a bien sûr les ricanements, du mépris, mais aussi ceux qui, déroutés, perdent de leur assurance en sa compagnie. Et enfin, ceux qui voient là un éclair de génie, une manifestation artistique ou une affirmation identitaire remarquables. Qu’elles portent chance ou l’inverse, ces charentaises ne laissent vraiment pas indifférent !
Contre toute attente, j’ai eu plus de mal que je ne le pensais à me laisser happer par le texte. Néanmoins, j’ai adoré le principe et savouré avec plaisir la deuxième moitié. J’ai aimé l’originalité du sujet, les décisions parfois malicieuses du narrateur et surtout, les réflexions que cela engendre sur le regard de l’autre dans notre pays sommes toutes extrêmement conventionnel. Le contraste avec l’Angleterre et ses villes est d’ailleurs frappant. Luc-Michel Fouassier utilise avec délectation l’imparfait du subjonctif, pour notre plus grand bonheur, même si je n’ai pas toujours goûté les pointes d’humour – je sais que nombreux sont ceux qui se sont régalés, je suis parfois passée un peu à travers.
Quoi qu’il en soit, si vous cherchez un texte atypique, qui donne de bons coups de pied dans le bien pensant et le conservatisme, n’hésitez pas à aller chercher du côté des éditions de L’Arbre vengeur, munis de vos plus belles pantoufles !
Une centaine de pages cocasses autour d'une métaphore filée sur les charentaises. Le narrateur claque la porte de chez lui et constate que non seulement il y a oublié ses clefs, mais aussi qu'il a oublié d'enlever ses pantoufles. Il s'en amuse et les différents regards que son entourage posent sur son accoutrement (déni, hostilité, moquerie, enthousiasme, etc.) le poussent à sortir des sentiers battus de sa vie et à prendre le chemin de la liberté. Une petite fable rigolote anticonformiste qui invite à s'autoriser, pour le meilleur, quelques marginalités!
[FR] Ce livre est ce que je qualifierai de nouvelle fraîche et suffisamment délirante pour la lire en une seule journée : Luc-Michel Fouassier use avec subtilité d’un ton en décalé et d’un humour bien dosé. On se laisse entraîner à la suite de ce pantouflard bien surprenant !
[EN] This book is what I would describe as fresh news and crazy enough to read in a single day : Luc-Michel Fouassier subtly uses an offbeat tone and well-balanced humor. We let ourselves be carried away by this very surprising slipper !
3,5/5 ⭐️ Livre très court et histoire originale! Lecture plaisante, j'ai aimé l'humour de l'auteur et les scènes forcément cocasses! J'ai moins aimé l'utilisation du passé simple qui alourdit le style. Bref, un bon moment à lire ce livre en ce jour de 25 Décembre, sous la jolie neige qui tombe à Montréal, au chaud chez moi...et en pantoufles !
Un jour qui aurait pu etre gris, notre héros se retrouve coincé sur son palier en pantoufles. Pas n'importe lesquelles : des charentaises ! Sa vie va changer. En mieux ! Un livre délicieux qui m'était destiné !
Je donne 3* car je trouve le thème du livre cocasse. Toutefois, je suis d'accord avec d'autres qui disent que l'auteur n'est pas allé assez loin dans la loufoquerie. C'est très court,.cela se lit en un rien de temps
l'idée était plutôt intéressante mais il n'y a pas eu plus que ça de réflexions dessus, donc j'ai trouvé ça dommage et je me suis un peu forcé à le lire j'ai pas trop compris la fin et pourquoi le gars ne voulait pas juste se racheter des chaussures
Je l’ai trouvé ennuyant, tant sur le fond que la forme. L’humour de l’auteur n’est pas à mon goût, et les parenthèses à tout va sont lourdes par leur répétions. Un poil trop long, alors qu’il est déjà court. Oups
Un texte plutôt bien écrit, qui n'a pas provoqué beaucoup d'émotions chez ce lecteur. L'auteur réussit a tirer le maximum de son prémice un peu bancal et a surtout l'élégance de faire court.