1937. Comme toute la province de Québec et le reste du monde, Montréal se relève encore de la Grande Dépression. Cédulie Caron, une veuve, et sa fille Précile dirigent une petite pension de famille du Quartier latin. Toujours célibataire à trente ans, Précile est fiancée depuis sept ans à Edmond, lequel est incapable de fonder une famille, la charge de ses vieux parents l’en empêchant. Cédulie suggère fortement à sa fille de rompre afin de se donner une chance de faire sa vie avec un autre homme, mais Précile s’y refuse obstinément. Au contraire, elle entend même précipiter les événements.
Jean-Pierre Charland a publié plusieurs romans, dont L’Été de 1939, avant l’orage (2006) et La Rose et l’Irlande (2007), salués par la critique et appréciés du public. La saga Les Portes de Québec a connu une carrière remarquable, ayant trouvé à ce jour plus de 80 000 lecteurs. La passion de Charland pour l’histoire et son talent de conteur s’allient pour offrir au lecteur des récits à la fois authentiques et profondément originaux.
Encore une fois, Jean-Pierre Charland frappe en plein dans le mille avec un roman qui nous emmène en 1937, alors que les Montréalais se remettent doucement de la crise économique qui suit le krash boursier de 1929. Précile, fiancée depuis sept ans à Edmond, ne voit pas d'issue à cette relation qui stagne parce que son fiancé doit entretenir ses parents chômeurs. Elle tient une petite pension avec sa mère. Et si sa mère lui cédait l'affaire familiale, pourrait-elle envisager un mariage ? Hommes ou femmes, les personnages calculent leurs chance d'améliorer leur situation grâce aux bonnes alliances. Jean-Pierre Charland dans sa plus pure tradition.
J'ai mis beaucoup de temps à rentrer dans l'histoire, et aussi à m'adapter au style d'écriture, plus le langage québécois à traduire. Ce qui me gene plus et me rend confuse est le changement de personnage constant au milieu des chapitres. J'aurais préféré un chapitre, un personnage pour que ce soit plus logique, claire à la lecture.
Du Charland, quoi dire de plus. La vie des gens ordinaires sous un fond historique plus que crédible. Il est vrai que l'auteur s'y connaît, historien chevronné en ce qui concerne cette période. Ça coule et se lit sans effort. Si l'histoire est un peu lente à partir, le tout s'accélère très vite. Les personnages sont très attachants. Les thèmes ont déjà été exploité : place des Canadiens français au Québec, rôle de l'église dans tous les aspects de la vie, loisirs de l'époque, pauvreté du peuple versus ceux qui ont plus réussi. À relire et à partager avec ses amies.
Aimez-vous Jean-Pierre Charland ? De mon côté, je n'ai lu que 2 séries de cet auteur, soit Félicité et Sur les berges du Richelieu, et j'ai adoré !
La pension Caron se déroule à une époque où j'aime me plonger. Tout semble simple et peu compliqué. Les gens se contentaient de peu et étaient heureux. Je ne suis pas certaine que j'aurais aimé vivre dans une pension, mais dans celle-ci, la vie semble agréable et outre un pensionnaire qui aime causer la discorde, l'harmonie m’apparaît y régner.
Je suis tombée en amour avec Précile, copropriétaire de la Pension Caron avec sa mère Cédulie. Précile est fiancée avec Edmond depuis 10 ans, sans aucune promesse de mariage à court terme. Celui-ci doit entretenir ses vieux parents. À cette époque, les enfants avaient la responsabilité de leurs parents, quand ceux-ci ne pouvaient subvenir à leurs propres besoins. Cette situation met donc Précile dans un statut de vieille fille, ce qui ne plaît ni à la fille ni à la mère.
J’aime bien le style d’écriture de M. Charland. C’est très agréable de lire ses romans, qui sont très divertissants. Si vous aimez les romans historiques, nul doute que vous aimerez celui-ci, qui vous plongera en 1937, après la Grande Dépression.
J'ai toujours de la difficulté à m'attacher aux personnages de Charland, mais la lecture reste intéressante pour le contexte historique. Il n'en reste pas moins que ses textes sont très descriptifs, même pour les personnages et leur vécu. On reste toujours à haut niveau... Comme lectrice, je ne vis aucune émotion, je fais juste prendre connaissance de ce qui arrive sans plus. Aucun moment touchant, aucun extrait renversant.