Je traîne ma grosse couverte jusque dans le salon et je m’écrase en bobettes sur mon vieux sofa moelleux. Je scrolle des gens qui brunchent, des gens qui cuisinent santé, des gens qui gravissent des montagnes, des gens qui lisent, des gens qui se promènent en amoureux dans le Vieux-Port. Moi, mes cheveux gras, mon haleine de cheval et mon trait d’eye-liner d’y a deux jours, on se sent soudainement pas pire pathétiques.
Camille, une grande anxieuse au cœur poqué, s’enfile les coups durs comme autant de gorgées de vin cheap. Elle tente tant bien que mal (mais surtout mal) de garder la tête hors de l’eau, de noyer ses malheurs qui sonnent faux.
Elisabeth Massicolli est journaliste, féministe et vierge ascendant vierge. Elle excelle dans l’art de chialer (la bouche pleine, ah!), de siester trop longtemps, de s’exprimer sans filtre et de manger beaucoup, beaucoup de pâtes. C’est entre autres pourquoi elle a écrit son premier roman en Italie, entre mille cafés, quelques carbonaras et plusieurs nuits d’insomnie.
3,5 ⭐️ Un bon petit roman québécois. C'est franc et ça se lit bien. C'est très réaliste comme histoire. J'ai moins accroché au manque d'empathie de Camille, mais je comprends que ça fait partie du personnage.
La protagoniste est drôle, égoïste et attachante. C'est mon groupe, d'âge, mon quartier, mes repères, je m'y retrouve et m'y attache. Ça termine trop sec, comme trop de romans publiés récemment. Cest comme une mode on dirait de vraiment bien développer des personnages, les envoyer raide dans une crise pis finir ça vraiment sec sans donner au lecteur une bonne idée de ce qui va lui arriver. J'aurais aimé qu'elle soit capable de passer outre son je-me-moi et qu'elle rencontre qqun qui lui apprenne l'empathie et la bienveillance pour autrui. Ça vient pas tout seul, ça s'apprend :p. Bref, j'ai vraiment aimé, mais la fin m'a fait chié. Comme "Faire les sucres" à Fannie Britt. Même pattern plate pour la fin!
This entire review has been hidden because of spoilers.
Meilleur livre ever, je me suis tellement reconnue que j’aurais pu l’écrire ! (Sans me donner la prétention que je sais écrire loin de là …! Mais plus pour montrer à quel point c’était relatable!!!!!)
Je veux un film, une série, une suite en tout cas !!!!!
C’est le Aurélie Laflamme 9 qu’on méritait toustes.
Je n’ai malheureusement pas réussi à m’attacher au personnage, pour qui je n’eprouvais aucune empathie. Bien écrit. Beaucoup de références familières pour la Montréalaise que je suis, ce que j’ai apprécié.