Au sein des jeunesses hitlériennes, Adolf Kaufmann brille désormais par sa ferveur partisane. Mais sa vie bascule le jour où il tombe amoureux d'Elisa Geltheimer, une juive. Pour la protéger, il décide donc de l'envoyer au Japon, chez son ami de toujours, Adolf Kamil. Dans ce troisième volet du drame historique de Tezuka, les destins des personnages s'entremêlent et se croisent, comme mus par une fatalité qui les dépasse. L'Histoire des 3 Adolf a reçu le prix des éditions Kodansha en 1986.
Dr. Osamu Tezuka (手塚治虫) was a Japanese manga artist, animator, producer and medical doctor, although he never practiced medicine. Born in Osaka Prefecture, he is best known as the creator of Astro Boy and Kimba the White Lion. He is often credited as the "Father of Anime", and is often considered the Japanese equivalent to Walt Disney, who served as a major inspiration during his formative years. His prolific output, pioneering techniques, and innovative redefinitions of genres earned him such titles as "the father of manga" and "the God of Manga."
Attention il s'agit du troisième tome de la série, ma critique peut donc vous révéler quelques éléments de l'intrigue.
Voilà un troisième tome qui ne peut laisser indifférent. Celui-ci se déroule du début de l'année 1940 à l'automne 1941. L'histoire se centre principalement sur les deux Adolf, le jeune Kaufmann, confié aux jeunesse hitlériennes et qui se voient confier des tâches propagandistes et de lynchage gratuits des juifs. Il tombe amoureux malgré lui et doit affronter son destin. Il confie son amour aux soins de son ami Adolf Kamil au Japon. Les deux histoires s'entremêlent avec le personnage de Yoshio Honda, fils d'un colonel japonais qui lutte pour la paix et espionne pour le compte d'un réseau international. Sohei et Mieko entrent en relation avec Yoshio.
Fort en rebondissements et en intrigues enchâssées, c'est la peur au ventre que l'on retrouve les personnages. Des morts impromptues et violentes sont relatées dans ces quelques trois cent pages et on ressent l'étau se resserrer. le dessin est toujours aussi juste et percutant. L'intrigue passionnante est servie par des personnages remarquablement bien développés. La sensibilité à fleur de peau de certaines scènes font monter les larmes aux yeux. Une réussite.