« Il me faut partir. C’est la seule certitude à laquelle je m’accroche. Cet instinct de survie a grandi à l’abri des regards et me pousse hors de ces murs. »
Coline fuit. Elle fuit les crises d'angoisses et les remarques blessantes. Et si elle le pouvait, elle fuirait également son ventre vide qui n'est pas capable de faire d'elle une mère.
Alors, quand Ashling, une jeune irlandaise, lui offre un nouveau départ, elle d'ordinaire peureuse et casanière, ne peut qu'accepter. Il est grand temps d'aller voir si l'herbe est plus verte ailleurs.
Mais lorsque les blessures traversent les frontières, et que le passé s'invite dans ses valises, il n'y a pas que la météo qui risque de se gâter.
C’est le titre du roman qui m'a tout de suite attirée, « Aller ou regarder ailleurs là où l'herbe est plus verte » est une expression souvent utilisée, aller voir ailleurs si ce serait mieux que là où on est, ou si ce n'est que de l'illusion. Pour moi, ça a souvent été synonyme dans le couple, de l'homme ou de la femme qui prend une maîtresse ou un amant pour voir si c’est mieux qu'avec sa femme ou mari. Mais c’est vrai que cela peut être utilisé pour d'autres significations. Comme ce sera le cas ici d'ailleurs. Cette phrase va prendre un autre sens, tout aussi important. J’étais donc intriguée et j'avais très envie de découvrir cette histoire.
J’ai donc fait la connaissance de Coline. Elle est rédactrice Web, elle écrit des appréciations sur des ustensiles pour des entreprises. Elle vit avec son compagnon Louan, mais elle n'est pas heureuse. Elle fait de très grosses crises d'angoisse, des insomnies, elle vit recluse chez elle. Louan est un homme qui l'opprime, manipulateur, il la réprimande souvent, l'humilie et lui reproche de ne pas arriver à avoir d'enfants. Un jour, elle décide que ça suffit, qu'il est temps pour elle de se reprendre et elle le quitte. Elle part se réfugier chez sa meilleure amie Emilie, en Normandie. Celle-ci est mariée et maman de deux petits garçons. Coline va trouver en Emilie une oreille attentive qui va à la fois la réconforter et la secouer pour qu'elle arrête de s'en vouloir et qu’elle profite de la vie. Elles sortent ensemble le soir, et c’est à une de ces soirées qu’elles vont rencontrer Ashling, une jeune irlandaise, pleine de fougue et très vivante. Une amitié se lie entre elles, malgré le petit malentendu de départ. Au bout de quelques semaines, Coline se sent de mieux en mieux, elle a même décidé de prendre un appartement. C’est alors qu'elle va recevoir une proposition bien alléchante de la part d'Ashling. Elle va lui demander de venir s'installer dans la grande maison où vit son père en Irlande. Hésitante au début, Coline va sauter le pas et partir vers ce pays inconnu.
Une autre aventure commence alors pour elle là-bas, elle va devoir cohabiter avec le père d'Ashling, blessé par la vie lui aussi, elle va devoir s'acclimater à ce nouveau pays, c’est le début pour elle de la reconstruction, en faisant de nouvelles connaissances, et surtout en se retrouvant seule avec elle-même et ainsi pouvoir réfléchir.
Je me suis très vite attachée à Coline, c’est une jeune femme que j'aurais aimé avoir comme amie. Elle est touchante, sensible, bouleversante, et on sent derrière cette douleur une femme vive, enjouée et pleine de vie. Son compagnon a complètement détruit cette partie. Par ses reproches, il a fait de Coline une femme effacée, vivant dans la douleur permanente. Se séparer de lui aura été la plus grande et meilleure décision de sa vie. Elle va se reconstruire lentement en Irlande, en se confrontant à elle-même, en décidant de ce qu'elle veut et ne veut plus. Elle n’est pas en plus très aidée, elle ne peut que compter sur Émilie et Ashling. Elle est en effet en conflit avec sa mère qui ne comprend pas qu'elle ait tout quitté et qui soutient Louan.
L'auteure a vraiment très bien travaillé ce personnage de Coline. Toutes ses souffrances nous font l'aimer tout de suite, j'ai très vite eu envie de la protéger, de la réconforter, je me suis même surprise à lui parler en lisant mon livre (heureusement, j’étais seule chez moi à ce moment-là !) Elle est devenue une amie au fur et à mesure de la lecture.
Je me suis tout autant attachée aux personnages plus secondaires, Robert, le père d'Ashling, un peu bourru mais tellement sympathique, Marta, qui fait de l’excellent thé, et tous les autres. Ils m'ont semblé tellement réels, vivants, et ça c’est grâce à la façon d’écrire de l'auteure. J'ai beaucoup aimé sa plume sensible, délicate, sa façon de raconter, de décrire les sentiments de chacun, j'ai été très touchée, elle retranscrit très bien les émotions.
L'attachement à Coline est renforcé par le choix narratif de l'auteure qui est celui auquel je suis le plus sensible. Elle a en effet choisi d’écrire à la première personne du singulier. J'aime beaucoup ce « je » qui me permet ainsi de me mettre dans la peau du personnage, de rentrer dans sa tête et d’être au plus près de ses sensations et de ses pensées. Cela m'a permis de m'immerger encore plus dans la vie de Coline. Par contre, ça a aussi l’inconvénient de se prendre toutes les émotions de plein fouet, on n'a plus de distance avec les événements et on les ressent comme si on les vivait. C’est très remuant par moment, mais j'aime beaucoup.
Tiphaine Moiny parle de sujets très importants et parfois très durs, comme les relations toxiques, les personnes manipulatrices, l'emprise psychologique. Elle apporte de belles touches d'espoir avec la reconstruction de soi, la remise en confiance, les amitiés, le pardon et l’écoute. Je me suis reconnue dans certains aspects, j’ai reconnu aussi des personnes toxiques que j'ai connues et qui ont fait beaucoup de mal. Et les réactions que décrit l'auteur sont très réelles, pour en avoir vécu certaines. Et c’est cette réalité qui fait que je me suis attachée très vite à Coline. Ce que j'ai apprécié aussi, c’est que l'auteur ne fasse pas dans le pathos, elle aurait pu en faire des tonnes avec ce sujet, elle est restée très subtile et c’est appréciable. Pareil, il ne faut pas s'attendre non plus au schéma classique d'une romance où le personnage se reconstruit en tombant amoureux. Non, pas de romance ici, et j'ai apprécié énormément que l'auteure ne tombe pas dans ce piège. Pour moi, cela rend le récit bien plus réel. Car dans la vraie vie, quand on a vécu une déception amoureuse, on ne retombe pas immédiatement dans les bras de quelqu’un d’autre. C’est un point très positif de ce roman pour moi.
Bien sûr, cet avis ne serait pas complet, si je ne parlais pas des décors, et plus particulièrement de l'Irlande. C’est un pays qui est dans mon top 3 des pays à visiter, j'aime l'ambiance de ce pays, le mauvais temps, la pluie, le froid, le soleil, etc… et l'auteure donne une part belle à ce pays, avec ses villages, ses chemins, la mer, ses côtes, et aussi ses traditions, ses pubs où la Guiness coule, ses fêtes, ses coutumes…bref tout ce qui fait ce pays. Et ça a ajouté un gros plus à ma lecture, j’ai vraiment été immergée totalement, fait les mêmes randonnées en vélo, senti la pluie tomber sur moi, ou vu la mer. J'ai été totalement dépaysée le temps de cette lecture.
Je pense que vous l'aurez compris, j'ai beaucoup aimé cette lecture, qui s'est faite rapidement, je dirais peut-être malheureusement car j’étais tellement bien dedans que je n'avais pas envie de finir mon livre et en même temps, j'avais hâte de savoir comment tout allait se terminer pour Coline. Ce sont deux sentiments très contradictoires que je ressens souvent quand je suis dans un très bon roman. Il y a tout de même pas mal de rythme, et un certain suspense est présent et rend la lecture addictive. Et comme c’est réjouissant de voir ce personnage féminin se relever, c’est un formidable message d'espoir, on se relève toujours, et on se reconstruit, c’est parfois long, mais on y arrive.
La fin est belle, elle fait du bien et est positive. L’épilogue m'a une nouvelle fois beaucoup touchée. Je ne sais pas ce que l'auteure prévoit, mais je verrais bien une suite, peut-être est-ce parce que j’ai beaucoup aimé Coline et que j'aimerais la retrouver dans la suite de sa vie. Mais c’est aussi très bien si ça se finit là, à moi, lectrice, de me faire ma propre suite de la vie de Coline, de m'imaginer son évolution. En tout cas, si un jour l'auteure décide de faire une suite ou de faire un tome compagnon sur un autre personnage, elle peut être sûre que je serai dans les premières à la lire.
Je suis très contente d'avoir découvert Typhanie Moiny, c’est une auteure pleine de talents, j'ai pris beaucoup de plaisir à la lire. Je vais la suivre de près, j'ai vu sur Instagram où je la suis qu'elle a écrit un second roman, « Elle a tes yeux mon amour », qui doit sortir prochainement, avec un nouveau personnage féminin au doux prénom d'Amandine. Le résumé est une fois encore bien tentant, et une nouvelle fois, le titre m'intrigue. Je prendrais donc beaucoup de plaisir à la lire à nouveau.
Je ne peux que vous conseiller de découvrir vous aussi cette auteure, et ce premier roman qui est une réussite. Préparez vos mouchoirs, les larmes d'émotion sont souvent là au cours de la lecture.
Une lecture doudou. Voilà comment je définirai cette histoire, qui m'a émue. J'ai pleuré, j'ai ri, j'ai été touchée par les personnages. Le temps s'est arrêté lorsque je lisais ces pages et suivais les aventures de cette héroïne très touchante. A lire. Parfait en cette période d'automne, ainsi qu'à Noël.
Je tiens d’abord à remercier Typhanie Moiny de m’avoir contactée sur SimplementPro pour me proposer la lecture de son roman. Aimant tout particulièrement les romans feel-good, qui traitent en plus de l’hypersensibilité et de tout ce que ce trait de caractère peut impliquer au quotidien, je ne pouvais pas passer à côté de cette occasion. Peu de temps après la réception du livre, je me suis donc lancée dans la découverte de Là où l’herbe est plus verte. Dès les premiers chapitres, je me suis beaucoup attachée et identifiée à Coline : même métier, même sensibilité et même attirance pour l’Irlande, je ne pouvais que me réjouir de la suivre dans ses aventures et sa reconstruction. Cette première impression s’est confirmée tout au long du récit, et s’est même amplifiée au fil des épreuves qu’elle est amenée à affronter. Au même titre que j’ai apprécié immédiatement Coline, le personnage principal, Ashling, Robert et Marta, des protagonistes secondaires, ont également su me convaincre. A eux quatre, ils forment une famille de cœur, plus que de sang, et nous rappellent les bases d’un amour sincère et pur. Côté intrigue, il s’agit d’un roman qui met du baume au cœur. Effectivement, alors que tout semble compliqué, presque insurmontable pour Coline, on prend plaisir à suivre son évolution. Sans vouloir trop en dire pour ne pas vous gâcher la surprise, je peux vous affirmer que j’ai été comblée par les changements qu’elle a été amenée à faire dans sa vie et les répercussions qu’ils ont eu sur son quotidien. Comme une fleur, Coline s’ouvre petit à petit, pour finalement éclore et rayonner. J’ai particulièrement apprécié me plonger dans l’atmosphère chaleureuse et familiale de l’Irlande. Grâce aux descriptions de l’auteure, j’avais parfois l’impression d’y être, moi aussi, tout en étant blottie sous mon plaid. Au-delà de faire du bien, ce livre est donc un excellent moyen de s’évader et voyager. Je dois, néanmoins, souligner que j’aurais adoré en savoir plus sur ce qui est décrit dans l’épilogue du roman. Ma curiosité me pousse à me poser de nombreuses questions à ce sujet et, je dois le reconnaître, j’aurais aimé que l’auteure nous donne plus d’éléments. Peut-être est-ce l’occasion d’approfondir dans un second tome ? Affaire à suivre ! Enfin, l’écriture de Typhanie Moiny est agréable à lire. Fluide et juste, notamment pour décrire les émotions et les ressentis des protagonistes, elle nous touche et nous pousse à faire davantage attention à nos proches et à nos propres batailles enfouies. En définitive, Là où l’herbe est plus verte est un récit que j’ai pris beaucoup de plaisir à lire. Je me suis d’ailleurs surprise, à plusieurs reprises, à enchaîner les chapitres, sans véritablement m’en rendre compte. Si, vous aussi, vous aimez les romans qui font du bien, l’Irlande et les personnages attachants, l’histoire de Typhanie Moiny est définitivement faite pour vous !
LÀ OÙ L'HERBE EST PLUS VERTE est un roman que j'attendais avec impatience.
À travers ses vidéos et nos échanges, j'ai découvert une auteure PASSIONNÉE, PERFECTIONNISTE, COURAGEUSE, SENSIBLE mais FORTE. Le fait qu'elle soit arrivée au bout de l'aventure de l'autoédition, de le faire si bien et aussi pro m'impressionne beaucoup. Je suis admirative !
Amoureuse des mots, j'ai été sensible à sa plume que j'avais hâte de découvrir. Je dois saluer son TALENT PARTICULIER pour les DESCRIPTIONS. Elles sont magnifiques. On dirait de la poésie. Et je n'exagère pas !!! Grâce à ces belles images, on rentre facilement dans le décors. J'ai relevé beaucoup de belles citations. C'est tellement bien ecris !!
À travers ses mots, on sent l'amour de l'auteure et son attachement à L'IRLANDE et à ces habitants. Chaque fois que je tombais sur un nom de lieu, j'allais voir sur internet et comme elle le décrit si justement, effectivement, les PAYSAGES sont à COUPER LE SOUFFLE.
Dès le premier chapitre, je me suis prise d'empathie pour COLINE. Son parcours est bouleversant. On souffre avec elle, on s'attache facilement à elle et on a envie qu'elle s'en sorte. De ce fait, les pages se tournent vite car on a envie de savoir comment elle va y parvenir.
Le personnage de Robert m'a beaucoup touchée. Cette image du père aimant mais remplie de maladresses et abîmé par la vie a su m'émouvoir.
J'ai aimé la "symbolique dans l'action" du dernier chapitre. (je ne sais pas si je peux l'appeler ainsi sans trop spolier). La RECONSTRUCTION de Coline en est encore plus VICTORIEUSE.
La SENSIBILITÉ de l'auteur transparaît dans son roman. Et j'avoue que j'ai eu la larme à l'oeil en lisant certains passages.(De compassion comme de joie)
Je vous invite FORTEMENT À LIRE ce roman Feel-Good, cette tranche de vie RICHE EN ÉMOTIONS qui nous fait voyager à travers L'IRLANDE.
Ce roman était une belle découverte. J’ai aimé découvrir la plume de Typhanie et me balader en Irlande grâce à ses mots. Malgré quelques points négatifs, je suis curieuse de lire son prochain roman à paraître.
Coline, notre narratrice, est une jeune femme mal dans sa peau. Entre son mari manipulateur qui la rabaisse sans arrêt, sa mère qui lui met la pression pour avoir des petits-enfants et qui la fait culpabiliser, Coline ne sait pas bien qui elle est ni où se trouve sa place.
Le jour où elle trouve le courage de tout envoyer balader, le titre du roman prend tout son sens. Elle quitte son mari, elle coupe les ponts avec sa mère, elle prend quelques affaires et part s'installer un petit moment chez sa meilleure amie Emilie, histoire de faire le point sur sa vie. Un soir, alors qu'elles sont sorties boire quelques verres, les deux amies font al rencontre de la délurée Ashling, une jolie irlandaise de 25 ans qui va entraîner Coline dans la plus grande aventure de sa vie !
Sans vraiment se poser de questions, Coline emménage en Irlande, dans la ferme familiale d'Ashling. Entre le père un peu taciturne qui vit seul depuis la mort de sa femme, sa mère qui l'assaille de message culpabilisants, le beau barman qu'elle rencontre le soir de son arrivée, Coline va vivre de folles aventures et prendre un bon bol d'air frais dans la magnifique campagne irlandaise, que l'on découvre avec délectation à ses côtés. Entre belles rencontres et reconstruction, Coline apprend à se connaître elle-même et reprendre confiance en elle. Son personnage est très bien construit et crédible, j'ai eu l'impression de me lier d'amitié avec elle au fil des pages.
Ce roman feel-good est un vrai bonbon à la lecture duquel j'ai passé un excellent moment. Des thèmes actuels y sont abordés de manière douce et intelligente, comme la dépression, le manque de confiance en soi, la manipulation affective, mais aussi des thèmes plus réjouissants comme l'amitié, l'amour, la famille. Une petite bulle de douceur pour un moment feel-good.