Ils étaient fiers, arrogants, passionnés. Ils étaient les maîtres de Madagascar, lîle rouge. Villa Vanille ou Palembang, leurs domaines, s'étendaient sur des milliers d'hectares au pied de l'Ankaratra. La tourmente de la Deuxième Guerre mondiale les avait épargnés. Ils pensaient que rien ne changerait dans ce paradis. Et pourtant, un matin de printemps 1947, dans les rayons d'un soleil qui ne reviendrait plus, les premiers feux de la révolte éclataient. Leur univers allait basculer. À jamais. Une fresque flamboyante et sensuelle où, dans la fournaise d'une violence longtemps cachée par lHistoire, se joue le destin d'hommes et de femmes aux passions tumultueuses. Dans ce climat exacerbé de haines sourdes, de peurs, de chaleurs tropicales, Patrick Cauvin nous offre l Autant en emporte le vent des colonies françaises. Un roman de chair, de sang, de fièvre, une tourmente furieuse au coeur d'un cyclone dévastateur.
Roman conseillé par une IA pour découvrir Madagascar.
La dénonciation du bain de sang que les français ont perpétré pour mater le soulèvement autochtone de 1947 manque notablement de conviction. Une atmosphère à la "Autant en Emporte le Vent" de série B, où les femmes ne connaissent le bonheur que dans les bras d'un homme, sert de prétexte à des obscénités pathétiques. La grandiloquence des phrases ne fait qu'exacerber la mièvrerie d'une romance d'amour passionnel surréaliste. Quant à l'image hyper sexualisée de cette femme Malgache qui découvre le plaisir physique lorsque elle est violée par un gendarme blanc complice de l'assassinat de son propre père, on peut je pense affirmer que c'est un red flag... Je passe rapidement sur le regard misérabiliste du handicap physique ou de tout ce qui s'éloigne du virilisme. L'héroïne mal mariée se prénomme Ariane mais Patrick Cauvin n'a vraiment rien d'Albert Cohen.
Bref, Il serait fastidieux de lister toutes les iniquités de ce roman dont on peut se demander comment Il a trouvé un éditeur il y a à peine trente ans.
...En l'occurence, je préfère Claude Klotz à Patrick Cauvin. A part la découverte de la répression sanglante à Madagascar, on ne rencontre pas vraiment ces personnages stéréotypés, on ne sent pas la vanille...