1826. Aaron Salzberg descend d’une diligence sur la place de Bex. Il a quitté le royaume de Pologne où il est né pour venir travailler dans les mines de sel qui ont fait la fortune de cette petite ville suisse.
2020. L’inspecteur Andreas Auer est appelé en urgence : une prise d’otages est en cours dans les mines de sel de Bex, toujours en activité. Un wagon avec un homme solidement attaché à son bord sort de l’étroite galerie souterraine et s’embrase sous le regard stupéfait des négociateurs et des forces de l’ordre. Andreas et son équipe n’ont que quelques heures pour découvrir l’identité des ravisseurs et leurs motivations. Une enquête qui les conduira à remonter jusqu’à l’origine des mines.
Les protégés de Sainte Kinga fait plaisir à plus d'un titre.
Même si j'apprécie les livres de Marc Voltenauer depuis Le dragon du Muveran, je dois avouer que ce roman m'a particulièrement plu, et ses 541 pages marquent un vrai tournant dans la vie de cet écrivain. Ce livre est digne des plus grands maîtres des thrillers tant il est bien construit à tous les niveaux.
L'histoire bien sûr, véritable squelette qui tient le livre de la première à la dernière page, et l'attention du lecteur. Elle repose sur plusieurs piliers, architecture bien connue des amateurs de thrillers suédois comme ceux de Camilla Läckberg : une histoire du passée qui viendrait justifier l'action du présent, une partie documentaire, une enquête et bien sûr l'évolution des personnages.
Cette fois-ci l'histoire du passée et la partie documentaire sont étroitement liées puisqu'elles se déroulent toutes deux dans les mines de sel du pays de Bex. On y apprendra de manière très didactique et sans aucune lassitude à la lecture l'origine, l'histoire et les évolutions technologiques pour extraire le sel de ces mines. Ces mines tellement présentes dans la vie de la région et dans ce roman, qu'au font elle devient un personnage à part entière dans ce livre.
Si le présent donne part belle à une prise d'otage moderne mêlant fine stratégie, organisation et technologies, c'est l'occasion pour l'auteur d'apporter sa touche personnelle. Même si je suis sûr qu'il ne partage pas la méthode employée par le Charlot du roman, nul doute qu'il est derrière le message véhiculé au travers de ce crime : la dénonciation des inégalités, des préjugés ou des mésactions envers des personnes dites différentes de par leur origine, leur religion ou de leur 'orientation sexuelle .... sujet malheureusement encore d'actualité.
Les personnages que l'on a plaisir à retrouver (il s'agit de la quatrième aventure d'Andreas Auer), mais cette fois-ci l'inspecteur n'est pas le personnage central autour duquel gravite l'enquête. De nombreux personnages prennent place, chacun ayant un rôle bien précis et un apport au roman. Ce changement est très agréable, il permet un renouveau dans les romans de Marc Voltenauer et de bénéficier d'un autre regard sur ses personnages historiques.
Enfin, le rythme du roman. Dès le début, le rythme est soutenu avec un faux braquage qui se termine en vraie prise d'otage, mais ensuite le lecteur n'aura de répits que dans les chapitres "historiques" car il devra alterner négociations tendues, courses effrénées à la recherche d'indices permettant d'identifier les preneurs d'otage, et puis un final à cent à l'heure.
J’étais impatiente de retrouver l’Inspecteur Andreas Auer dans une nouvelle aventure, autant dire que j’en espérais beaucoup après le Dragon du Muveran, Qui a tu Heidi ?et l’Aigle de sang, qui m’avaient beaucoup plu. Ce quatrième rendez-vous n’a pas été à la hauteur de mes espérances. Je ne peux nier un scénario bien imaginé et bien construit pourtant j’ai été gênée par le lot d’informations sur les mines de sel des Alpes vaudoises. C’était pour moi contre productif et plutôt fastidieux à lire, comme je n’ai pas l’habitude de sauter les passages qui ne me passionnent pas, j’ai lu consciencieusement toute l’histoire mais n’en ai pas gouté le sel. A part cela j’ai pris plaisir à la construction du roman qui se joue sur un passé/présent, avec une nette préférence pour le temps passé où l’on rencontre Aaron Salzberg en 1826 qui quitte ses mines de sel en Pologne pour rejoindre celles de Bex en Suisse. Son parcours va très vite tourner à la catastrophe et l’injustice est un thème qui me révolte toujours autant. Quand au présent, on assiste à une prise d’otages dans ces mêmes mines par un homme déguisé en Charlot qui semble avoir minutieusement préparé son coup. Parmi les otages, il y a une classe d’élèves venue visiter les lieux, ce qui va toucher d’une manière personnel notre Inspecteur. On va chercher à comprendre ce qui peut bien relier le passé au présent et inversement. Une enquête qui semble remonter le temps de la même façon que les mineurs creusant au plus profond pour trouver toujours plus de sel. Je ne suis pas arrivée à m’immerger dans ce thriller pour les raisons exposées ci-dessus et je suis la première à le regretter. Les thèmes traités étaient ambitieux, la tolérance, la révolte, la vengeance, la religion, les croyances et encore d’autres sujets abordés qui ne peuvent qu’interpeller le lecteur. Une fiction historique qui devrait trouver son public, n’oublions pas les arbres généalogiques et autres plans des mines qui sont une valeur ajoutée. Bonne lecture. http://latelierdelitote.canalblog.com...
De nos jours : une prise d’otage est en cours dans les mines de sel de Bex. L’inspecteur Andreas Auer se rend sur place afin d’essayer de raisonner les ravisseurs, il est d’autant plus concerné que son neveu fait parti des otages.
Entre passé et présent l’auteur nous fait découvrir la captivant histoire des ces mines, à travers l’histoire d’Aaron Salzberg, polonais, venu travaillé dans les mines de sels de Bex en 1826.
Ce huis clos est angoissant, comme si nous étions pris au piège dans ces mines. Petit à petit, on découvre quelles sont les motivations des ravisseurs et l’on se sent alors souffrir du syndrome de Stockholm envers cet étrange Charlot, qui parait emplie de justice.
Entre nazisme, homophobie, jalousie, adultère, l’auteur, nous plonge au tréfonds de l’enfer, ou l’issue est inconnue. Une histoire remplie de rebondissement ou l’on ne sait plus qui sont les méchants. Un livre plein d’humanisme.
Vraiment bien! On est dans l'action dès les premières pages. Plusieurs sujets sont mis sur le tapis, que ce soit du passé ou du présent, et on sent bien les recherches qui ont été faites par l'auteur. J'ai énormément aimé, mais le bémol qui m'empêche de noter 5 étoiles c'est le côté moralisateur que j'ai ressenti les 3 quarts du livre. On peut le lire sans avoir lu les 3 autres et ça, c'est un plus.
Après un début laborieux, avec des descriptions à n'en plus finir sur, entre autres, les techniques d'extraction du sel, l'enquête démarre enfin. Petit à petit, la tension monte, les événements s'emballent et le résultat est une enquête bien ficelée, crédible et avec un dénouement inattendu. Un bon Voltenauer !
Un thriller puissant et érudit qui pousse à la réflexion sur l'état du monde et les dérives de l'humanité. Pour le reste, se référer aux nombreux résumés de l'histoire précédemment publiés ;-)
Comment avoir pu passer à côté de cet auteur jusque là? La lecture de ce magnifique livre invite à découvrir les autres le plus vite possible. Brillant!