Lucie, 32 ans, les cheveux roses et la silhouette moelleuse comme un muffin au chocolat, est une blogueuse lilloise passionnée de chaussures. Déçue par l’amour, elle s’est constitué une carapace et se réfugie derrière un style d’éternelle adolescente. Depuis qu’elle est veuve, sa mère, Catherine, semble avoir mis sa vie entre parenthèses. Lucie décide de lui venir en aide secrètement. Elle met donc au point un plan de sauvetage, pour lui redonner le sourire et l’inciter à retrouver une vie sociale. Mais ce que Lucie ignore encore, c’est que son petit stratagème la mènera sur des routes improbables et lui réservera bien des surprises ! ------------- Avec Un diamant dans une boîte à chaussures, Sophie Selliez signe une comédie hilarante. Elle aborde les relations mère-fille de façon décalée et n’hésite pas à placer ses personnages dans des situations rocambolesques ! Ce qui n’empêche pas les réflexions subtiles au sujet de la quête de soi, des relations entre les générations, ou encore de l’injonction au bonheur dans une société hyper-connectée. ---------- Sophie Selliez est aussi l’auteure du roman L’Aubépine (LBS Sélection, 2019) et du recueil poétique Du merveilleux dans l’ordinaire. Un diamant dans une boîte à chaussures a d’abord été proposé sur la plateforme d’écriture en ligne Fyctia. Il a terminé sa course dans les huit finalistes du Prix du roman de l’été 2020.
C’est le titre qui m’a tout de suite attirée dans ce livre. Un diamant dans une boîte à chaussures…rien de plus banal qu’une boîte à chaussures, qui va révéler un diamant…ce n’est pas commun et j’avais très envie de découvrir comment cette idée allait être exploitée par l’autrice. Autrice que je découvre ici avec cette histoire et je suis très contente de l’avoir fait, je suis charmée par son style, sa plume très fluide et sa façon de raconter une histoire.
J’ai donc fait la connaissance de Lucie. C’est une jeune trentenaire, célibataire, ayant un petit côté excentrique avec ses cheveux roses. Elle est blogueuse, est passionnée de chaussures qu’elle partage sur son blog, sa dernière relation amoureuse a été une catastrophe. Lucie est inquiète pour sa mère, Catherine. Elle est veuve depuis quelques années, elle n’est pas âgée, elle est dans la cinquantaine. Lucie voudrait que sa mère ne se laisse pas trop aller, qu’elle ne s’oublie pas, vive à nouveau et profite de la vie. Elle met alors au point un Catherine Project afin de sortir sa mère de cette solitude. Ce projet va l’emmener dans des situations complètement rocambolesques, où ce ne sera peut-être pas celle que l’on pensait qui sera rattrapée. Car Catherine a elle aussi une idée derrière la tête pour sa fille.
Ces situations vont amener des quiproquos qui vont amener beaucoup d’humour à l’histoire. Je me suis très vite attachée à Lucie. Même si on n’a pas la même histoire de vie qu’elle, on se reconnaît facilement en elle par des traits de caractère communs ou des faits similaires. J’ai eu très souvent envie d’aider la jeune femme dans son entreprise, de la réconforter quand elle allait mal ou de l’encourager. Je me suis aussi reconnue en Catherine, je suis de la même génération, et je ressens souvent la même chose qu’elle face à certaines situations. L’autrice a très bien travaillé ces deux personnages féminins. Bien sûr, il y a des hommes, tout aussi bien travaillés. Lucie est pleine d’empathie, veut le bonheur de sa mère, elle irait même jusqu’à s’oublier, elle et ses projets, pour que sa mère soit le mieux possible. Autant leurs rapports au début du livre sont une peu teintés de gêne et de maladresse, autant, au fur et à mesure de l’histoire, elles se rapprochent, s’apprivoisent, pour donner une belle complicité. J’ai beaucoup aimé les messages sur la famille qu’a fait penser l’autrice à travers ses personnages.
Tout cela est porté par un très beau style de l’autrice. Le côté gaffeuse de Lucie amène des situations bien souvent cocasses qui font sourire, voir même rire. Cela amène des bulles de légèreté dans des moments de lecture parfois graves et ça fait un bien fou. La narration à la première personne du singulier permet de s’identifier encore mieux dans l’héroïne. J’aime beaucoup car je rentre ainsi dans la peau et la tête de Lucie et je ressens au plus près les émotions ressenties. Cela me permet aussi de me mettre à sa place et de me mélanger à elle. J’ai ainsi vécu le temps d’un livre dans la peau d’un autre personnage. Les chapitres sont courts, cela amène beaucoup de rythme à la lecture. Ce livre se lit très facilement, une fois plongée dedans, j’ai eu beaucoup de mal à lâcher le livre. Je me sentais bien dans l’histoire et j’avais très envie de rester avec les personnages et ne pas les quitter. C’est un peu comme si je quittais des membres de ma famille. On fait en plus une petite plongée dans les années 90 avec de multiples références télé, ciné, musique, qui m’ont amenée un peu de nostalgie, et en même temps, j’avais l’impression que cela parlait de moi. Je pense que j’ai été aussi surprise par la fin qui Lucie a peu l’être. Je ne m’attendais pas à certaines révélations qui m’ont laissée dans le même état que la fin d’un polar….
Sophie Selliez décrit très bien les personnages, leurs caractères. Et elle fait de même avec les lieux. J’ai voyagé entre le Nord que je connais bien et les Vosges que je connais un peu. Tout est décrit de telle façon que cela n’alourdit pas du tout la lecture. Et c’est très appréciable. Tout comme la plume pleine de peps, pétillante, drôle, profonde, qui sait faire rire le lecteur et en même temps le toucher en plein cœur. Je me suis régalée à la lecture de ce roman feel-good, plein de belles valeurs sur la famille, plein d’émotions, drôle, émouvant. Je fais la connaissance de Sophie Selliez, je suis ravie de cette découverte. Je vais la suivre de près afin de ne pas rater sa prochaine sortie, car j’ai très envie de la lire à nouveau.
Je ne peux que vous conseiller la lecture de ce roman, drôle, émouvant, pétillant. Vous vivrez un moment de pure détente. Un livre qui fait du bien. J’espère vous avoir donne envie de lire l’histoire de Lucie et Catherine. Je ne vais pas sles oublier de sitôt .
Avant tout je dois remercier les Editions Glyphe pour m'avoir permis de lire ce livre avant sa parution. Sans aucun doute ce roman est un Feel-good, mais avec une bonne dose d' humour et d'humanité. Un style fluide, un humour décapant, un livre qui ne se lâche pas facilement. L'héroïne Lucie est touchante de maladresse. Les thèmes abordés ne se limitent pas à l'amour, mais également aux relations intergénérationnelles, notamment aux relations parents- grands enfants. La quête de soi est également au centre de ce livre. Le maintien de sa propre identité dans une relation. Lucie est une jeune trentenaire, célibataire, rédactrice freelance, passionnée par les chaussures qu'elle met en avant dans son blog et sur les réseaux sociaux où elle tente d'avoir sa place comme influenceuse. Elle se trouve contrainte pour un temps à retourner vivre chez sa mère, jeune veuve de 58 ans, qu'elle voudrait voir plus active à refaire sa vie, plutôt qu'à contempler le portrait de son mari décédé. Le choc des deux générations est drôle et tendre. Très jolie présentation d'une région française peu connue, les Vosges, qui si elle n'était pas ma presque région de naissance, me donnerait envie de la visiter. Un bon moment de lecture.
First of all, I must thank Editions Glyphe for allowing me to read this book before its publication. Undoubtedly this novel is a Feel-good, but with a good dose of humor and humanity. A fluid style, a caustic humor, a book that does not let go easily. The heroine Lucie is touchingly clumsy. The topics covered are not limited to love, but also to intergenerational relationships, especially parent-grandchild relationships. The search for oneself is also at the center of this book. Maintaining one's own identity in a relationship. Lucie is a young thirty-year-old, single, freelance writer, passionate about shoes, which she promotes on her blog and on social networks where she tries to find her place as an influencer. She finds herself forced for a time to return to live with her mother, a young 58-year-old widow, whom she would like to see more active in rebuilding her life, rather than contemplating the portrait of her deceased husband. The clash of two generations is funny and tender. Very nice presentation of a little-known French region, the Vosges, which if it weren't almost my region of birth, would make me want to visit it. A good time to read.