Guidé par une ombre errante, l’écrivain-narrateur déambule de nuit dans un Paris étrangement vide, se remémorant des scènes proches ou lointaines, des existences anonymes ou fameuses, des personnalités tutélaires (Villon, Hugo, Artaud…). Mille vies l’ont précédé dans cette ville qui l’a vu naître et mettre au monde lui-même tant de personnages. Un récit sur la présence des absents, qui mêle l’autofiction au fantastique pour esquisser un art poétique.
Laurent Gaudé est un romancier et dramaturge français. Après avoir été nommé pour le Prix Concourt 2002 avec La mort du roi Tsongor, il a gagné ce prix en 2004 pour son roman Le Soleil des Scorta.
He studied theater and has written many dramatic works, among them Onysos le furieux, Cendres sur les mains, Médée Kali, and Le Tigre bleu de l'Euphrate. In 2002 he was shortlisted for the Prix Goncourt for La Mort du roi Tsongor. Two years later, he won the prize for his novel The Scortas' Sun (French: Le Soleil des Scorta).
Je ne suis pas parisienne, ça me gêne, ça me gêne…..
Et en plus, je ne connais pas le papa du narrateur.
Le récit commence lorsque ce fameux narrateur s’aperçoit que les rues de la capitale sont vides : j’ai d’abord cru à une sortie lors du confinement de mars. Non, en fait, il se promène la nuit.
L’auteur reprend la marche des morts, coutume haïtienne, qui veut qu’une fois par an, les vivants promènent leurs ancêtres dans toute la ville en chantant.
Ce court récit se veut une ode à la ville de Paris, dont certaines rues, certains carrefour, évoquent au narrateur des grands moments de l’Histoire, ou la mort son père.
Mais pourquoi ne citer que Villon et Artaud, ne se souvenir que du corbillard du fils de Victor Hugo ?
Malgré le rythme si particulier de la prose de l’auteur qui harangue son lecteur, le récit n’a pas réussi à m’embarquer
L’auteur lance de nombreux appels à la vie au milieu de tant de morts, j’y ai été insensible.
Je l’ai lu sans déplaisir, une après-midi d’hiver, mais il ne me restera pas en mémoire.
Une citation de Ramuz :
C’est à cause que totu doit finir que tout est si beau.
D’une incroyable poésie, surtout les vingt dernières pages.
Au départ, je voyais assez mal où le récit menait. À la lecture, je me suis rendue compte qu’il s’agissait d’une balade nocturne, d’un rêve, quasiment d’un délire imaginaire dans les rues de Paris à travers les époques.
Au-delà d’un roman, c’est un texte insaisissable et original, à mi-chemin entre le monologue intérieur du narrateur et le monologue intérieur de la ville de Paris, personnifiée.
Je voulais vraiment aimer ça. Autant que j'aime l'auteur, autant que j'aime Paris... Un sujet en or...Toutes ces vies qui ont respiré, déambulé, aimé et perdu la vie dans ce lieu mythique, mais... Que s'est-il passé? La forme m'a déplu et je ne sais trop dire pourquoi. Ca arrive.
Prétentieux ou profond, je n'arrive pas à me décider. J'ai bien aimé le début et la fin. Le milieu était un peu long, mais j'ai appris des choses. Mi-poétique, mi-ennuyeux. À 85 pages, ce n'était pas si mal.
J’aime la manière que Gaudé à d’écrire. Des petites phrases, hachées et décomposées. Des phrases vivantes, spontanées et rapides. Comme si il me parlait, comme si il me racontait. J’ai ouvert ce livre en m’attendant à une déclaration d’amour à cette ville qui me manque tant. C’est un peu le cas, et pourtant, c’est si différent que ce à quoi je m’attendais. C’est un petit voyage, dans le temps et dans l’espace. C’est un nouveau regard sur cette ville que je connais pourtant par coeur. C’est les mots justes aussi, les mots de la paix.
Paris. Paris la nuit. Ce court récit est une ode à Paris, une déclaration d'amour : à cette ville, à celles et ceux qui ont souffert sur ses pavés, mais aussi à cette femme et surtout à l'écriture, au livre, recueil de souvenirs et d'histoires. Ne reste alors plus qu'à s'imprégner de ces lignes et voyager dans la ville en compagnie de Laurent Gaudé et des mille autres vies qui, un jour, étaient là aussi.
Comme une déambulation méditative, Laurent Gaudé propose dans Paris, mille vies une ballade pour la vie. Lorsqu’un homme agité, aux paroles confuses, hurle en le croisant, sans le voir, « Qui es-tu? « , le narrateur décide de suivre ce fil tendu vers la nuit et au travers de la ville lumière, Paris et plus particulièrement ce 14ème arrondissement . « Parle » et enfin, les morts sortent ! Et, tout en suivant ce chemin qui semble fou, le narrateur reprend pied dans sa vie. En mettant la mort de son père en mots, il peut accepter la perte, en reconnaître le terrible hasard, et s’ouvrir à d’autres souffrances. Son errance continue à travers la ville. L’ombre l’embarque dans différents coins du quartier où les différentes plaques rappellent l’histoire. La suite ici https://vagabondageautourdesoi.com/20...
Il m'en coûte, mais je dois bien avouer que ce roman ne m'a pas vraiment enthousiasmé, bien que j'affectionne pourtant tout particulièrement cet auteur. Une histoire semblable à un rêve éveillé, un peu trop confuse m'a t'il semblé, aux époques entremêlées, au rythme plutôt frénétique. Je confesse ma connaissance très lacunaire de la ville de Paris ce qui n'a probablement pas facilité mon plaisir de lecture.
J'avais découvert cette écriture dans le soleil des scorsa et j'en aime sa puissance et sa finesse, pleine d'images, de références et de poésie. On a l'impression que cette courte nouvelle a été écrite d'une traite, d'un souffle, dans l'esprit du juif errant (du marcheur) sur cette magnifique ville de Paris.
Une seule question et une histoire nait : Qui es-tu ? À partir de là, un homme cherche à comprendre le monde, le présent, le passé. Il s’interroge sur la vie, la mort. « C’est à cause que tout doit finir que tout est si beau. » p. 86
Une plume sensible, réflexive et touchante. Un regard sur la vie qui passe et sur le legs de ceux qui y sont passés avant.
Interesting walk along the sidewalks of Paris in the middle of confinement. Some would say the wanderer is an outsider. But Gaudé hears in the wind all the stories that the stones can tell. If you focus on these whispers the present is like a bridge towards the past and an arrow pointed at the future.
Je ne sais pas trop quoi écrire sur ce petit livre C'est extrêmement bien écrit, j'ai aimé le début, j'ai aimé la fin. Le milieu... ne m'a pas convaincu. C'est un joli petit livre à lire, poétique, mais ce n'est pas un incontournable de Laurent Gaudé
Très different des autres livres de l'auteur. Les époques se mêlent et le narrateur déambule dans les rues de Paris.L'auteur célèbre sa ville et peut-être aurait-il fallu mieux connaître Paris pour apprécier ce conte d'une nuit mais de mille vies.
Il a une très belle plume. Je vous recommande fortement ce récit. Je trouve que c’est très touchant et que c’est une très bonne idée de faire revivre les âmes oubliées en racontant leur histoire sans même la connaître réellement.
L’histoire est un peu déroutante et pas si facile à suivre que ça mais mis à part ça, elle est parfaitement bien écrite. On ressent les diverses émotions de l’auteur à travers ses personnages qui nous emporte à travers les différentes histoires des rues de Paris ainsi que ses habitants.
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J’ai vraiment beaucoup aimé. C’est court mais néanmoins riche. Très très bien écrit, j’aime beaucoup me laisser emportée par les déambulations de l’auteur.
Abandon. Si vous cherchez à en savoir plus sur le papa de l'auteur et la vie de Paris, rue après rue, à différentes époques, alors ce livre est pour vous. Un abandon pour ma part.