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Les Chroniques de l'étrange #3
Les Gardiens célestes
Manipulé et trahi, Johnny Kwan a essuyé une cuisante défaite qui a vu le terrible Premier Empereur de Chine revenir à la vie. Désormais, Anthony Chau et les Cinq Venins ont toutes les cartes en main pour qu’advienne leur cauchemar totalitaire. Le sang coule dans les rues sous l’emprise de la cruelle Triade des Trois Lotus tandis que, dans les temples, les dieux ne répondent plus aux prières.
Pour sauvegarder l’équilibre des deux mondes, Johnny va devoir trouver de nouveaux alliés et peut-être même réunir les Gardiens célestes. Mais où se trouvent ces êtres exceptionnels, destinés à sauver tout ce qui existe sous le Ciel?
Les Gardiens célestes, troisième tome des Chroniques de l’Étrange, plonge le lecteur en plein cœur de Hong Kong pour une ultime enquête surnaturelle sans temps mort digne du meilleur cinéma hongkongais, mêlant roman noir et fantasy urbaine, mythologie chinoise et arts martiaux.
Pour sauvegarder l’équilibre des deux mondes, Johnny va devoir trouver de nouveaux alliés et peut-être même réunir les Gardiens célestes. Mais où se trouvent ces êtres exceptionnels, destinés à sauver tout ce qui existe sous le Ciel?
Les Gardiens célestes, troisième tome des Chroniques de l’Étrange, plonge le lecteur en plein cœur de Hong Kong pour une ultime enquête surnaturelle sans temps mort digne du meilleur cinéma hongkongais, mêlant roman noir et fantasy urbaine, mythologie chinoise et arts martiaux.
496 pages, Mass Market Paperback
First published November 1, 2018
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Community Reviews
Displaying 1 - 5 of 5 reviews
January 25, 2019
Nous voilà donc devant la fin des Chroniques de l’étrange, cette trilogie d’urban fantasy Hong-Kongaise, dont j’avais beaucoup apprécié les deux premiers volets avec leur ambiance si particulière. Avec Les gardiens célestes on a encore une fois un livre magnifique avec la couv’ de Xavier Collette et sa tranche noire toilée classe.
Mais arrêtons de baver sur la couverture, quoi qu’il y a dedans ? Nous avions laissé l’exorciste Johnny Kwan bien mal après l’hécatombe de son combat contre Tin Haa, et après plusieurs mois il fait toujours profil bas et se planque avec son maitre James Woo. Il ne faut pas se laisser abattre pour autant, Johnny et ses alliés cherchent toujours un moyen de contrer les plans d’Anthony Chau. Ils restent donc actifs dans le business de l’exorcisme, suivant la moindre piste, le moindre signe d’activité surnaturelle louche. C’est évidemment dans ce dernier tome du cycle que nous verrons le grand affrontement qui va remuer la Terre et les Cieux dans des proportions spectaculaires !
Romain d’Huissier a toujours le chic pour faire démarrer ses romans au cœur de l’action, et ce dernier ne déçoit pas. Dès les premiers chapitres on replonge dans ce qui fait toutes le sel de la série : un mélange d’ésotérisme Taoïste et d’arts martiaux dans un Hong-Kong underground peuplé de créatures fantastiques. Direct ça bastonne et l’action revient très régulièrement, les combats sont très chorégraphiés et finement décrits, il y a du suspense et des retournements de situations pour tenir le lecteur. J’ai aussi beaucoup apprécié les rappels progressifs aux tomes précédents qui resituent l’intrigue assez subtilement pour ceux qui les ont lus y’a plus d’une semaine, même si ça peux ralentir le rythme par moments. Tout ça se passe donc toujours dans ce Hong-Kong hétéroclite qui mélange la culture ancestrale et la modernité galopante, et nos exorcistes doivent composer avec chaque couche de ce mille-feuilles culturel à l’ambiance si particulière et envoutante.
Le livre est plus ou moins structuré comme une succession de « missions » avec un objectif immédiat qui va servir le grand but final, et c’est peut-être le background de Romain D’Huissier dans le jeu de rôle qui se reflète ici. L’alternance repos-préparation-action donne une lecture agréable parce qu’on peux vivre une petite aventure entière (ou plusieurs) en une fois et revenir plus tard pour la suivante. Ça peux presque se consommer par petits épisodes, on picore, mais ce n’est pas pour autant qu’on oublie la globalité du récit parce que dans son ensemble, Les gardiens célestes est complet et satisfaisant. L’auteur construit une intrigue équilibrée qui exploite les principes d’équilibre et de transmission si chers à cette mythologie, et va donc un peu plus loin que « grosse baston contre gros méchant ». On a quelques surprises, quelques moments poignants vraiment bien dosés. Romain D’Huissier conclut la trilogie avec brio et donne bien envie de revenir à cet univers (mais on va le laisser souffler, il a mérité sa petite sieste).
Alors oui, y’a quelques truc un peu faciles qui débarquent dans le scénario, comme cette histoire de Gardiens célestes (qui arrive assez tard alors que c’est ce qui est teasé en quatrième de couv’), ou l’entrainement « ultime » de Johnny dans la décharge qui fait quand même vachement Dragon Ball. Oui, parfois les divinités ou l’univers en général nous servent des facilités scénaristiques un peu énormes, mais ça m’a pas dérangé plus que ça parce que c’est justifié par les partis-pris de l’univers avec ce principe d’équilibre à respecter et de « signes » qui, du coup, sont très bien exploités.
J’adore la galerie de personnages qui évoluent dans cette saga, il y a toute une équipe autour de Johnny Kwan et leurs relations sont très bien mises en place. Les liens se tissent et surtout il se dégage beaucoup de tendresse dans cette narration, entre les personnages, mais aussi pour cet univers en général. Quand Johnny (et l’écrivain, du coup) nous décrit Hong-Kong, ou sa mythologie, ou ses habitants, on sent beaucoup de douceur et de respect. C’est un élément un peu indéfinissable qui fait que je me sens « bien » dans ces romans, j’ai plaisir à m’y plonger parce qu’ils débordent de bienveillance. C’est (encore) complètement l’inverse du « Grim Dark », ça ne veux pas dire qu’il ne se passe rien de tragique mais justement, ça rend chaque tragédie plus poignante, plus dévastatrice. Et un autre aspect m’amuse beaucoup (et pourra en énerver certains peut-être…), c’est que l’auteur décrit le menu de chaque personnage à chaque fois qu’ils bouffent, et c’est à la fois drôle et ça participe à cette atmosphère culturelle enthousiasmante. Et ça m’a donné la dalle à chaque fois, mais le seul resto asiatique du coin est en vacances jusqu’au mois prochain. Damned.
Je suis très content d’avoir suivi cette trilogie jusqu’à son terme, elle m’a permis d’explorer de nouveaux horizons littéraires, de nouvelles ambiances, et de vivre une aventure avec une troupe de héros marquants et attachants. Si vous cherchez de l’urban fantasy à l’univers atypique, foncez. Si vous ne cherchez pas ça, foncez quand même, on sait jamais.
http://ours-inculte.fr/les-gardiens-c...
Mais arrêtons de baver sur la couverture, quoi qu’il y a dedans ? Nous avions laissé l’exorciste Johnny Kwan bien mal après l’hécatombe de son combat contre Tin Haa, et après plusieurs mois il fait toujours profil bas et se planque avec son maitre James Woo. Il ne faut pas se laisser abattre pour autant, Johnny et ses alliés cherchent toujours un moyen de contrer les plans d’Anthony Chau. Ils restent donc actifs dans le business de l’exorcisme, suivant la moindre piste, le moindre signe d’activité surnaturelle louche. C’est évidemment dans ce dernier tome du cycle que nous verrons le grand affrontement qui va remuer la Terre et les Cieux dans des proportions spectaculaires !
Romain d’Huissier a toujours le chic pour faire démarrer ses romans au cœur de l’action, et ce dernier ne déçoit pas. Dès les premiers chapitres on replonge dans ce qui fait toutes le sel de la série : un mélange d’ésotérisme Taoïste et d’arts martiaux dans un Hong-Kong underground peuplé de créatures fantastiques. Direct ça bastonne et l’action revient très régulièrement, les combats sont très chorégraphiés et finement décrits, il y a du suspense et des retournements de situations pour tenir le lecteur. J’ai aussi beaucoup apprécié les rappels progressifs aux tomes précédents qui resituent l’intrigue assez subtilement pour ceux qui les ont lus y’a plus d’une semaine, même si ça peux ralentir le rythme par moments. Tout ça se passe donc toujours dans ce Hong-Kong hétéroclite qui mélange la culture ancestrale et la modernité galopante, et nos exorcistes doivent composer avec chaque couche de ce mille-feuilles culturel à l’ambiance si particulière et envoutante.
Le livre est plus ou moins structuré comme une succession de « missions » avec un objectif immédiat qui va servir le grand but final, et c’est peut-être le background de Romain D’Huissier dans le jeu de rôle qui se reflète ici. L’alternance repos-préparation-action donne une lecture agréable parce qu’on peux vivre une petite aventure entière (ou plusieurs) en une fois et revenir plus tard pour la suivante. Ça peux presque se consommer par petits épisodes, on picore, mais ce n’est pas pour autant qu’on oublie la globalité du récit parce que dans son ensemble, Les gardiens célestes est complet et satisfaisant. L’auteur construit une intrigue équilibrée qui exploite les principes d’équilibre et de transmission si chers à cette mythologie, et va donc un peu plus loin que « grosse baston contre gros méchant ». On a quelques surprises, quelques moments poignants vraiment bien dosés. Romain D’Huissier conclut la trilogie avec brio et donne bien envie de revenir à cet univers (mais on va le laisser souffler, il a mérité sa petite sieste).
Alors oui, y’a quelques truc un peu faciles qui débarquent dans le scénario, comme cette histoire de Gardiens célestes (qui arrive assez tard alors que c’est ce qui est teasé en quatrième de couv’), ou l’entrainement « ultime » de Johnny dans la décharge qui fait quand même vachement Dragon Ball. Oui, parfois les divinités ou l’univers en général nous servent des facilités scénaristiques un peu énormes, mais ça m’a pas dérangé plus que ça parce que c’est justifié par les partis-pris de l’univers avec ce principe d’équilibre à respecter et de « signes » qui, du coup, sont très bien exploités.
J’adore la galerie de personnages qui évoluent dans cette saga, il y a toute une équipe autour de Johnny Kwan et leurs relations sont très bien mises en place. Les liens se tissent et surtout il se dégage beaucoup de tendresse dans cette narration, entre les personnages, mais aussi pour cet univers en général. Quand Johnny (et l’écrivain, du coup) nous décrit Hong-Kong, ou sa mythologie, ou ses habitants, on sent beaucoup de douceur et de respect. C’est un élément un peu indéfinissable qui fait que je me sens « bien » dans ces romans, j’ai plaisir à m’y plonger parce qu’ils débordent de bienveillance. C’est (encore) complètement l’inverse du « Grim Dark », ça ne veux pas dire qu’il ne se passe rien de tragique mais justement, ça rend chaque tragédie plus poignante, plus dévastatrice. Et un autre aspect m’amuse beaucoup (et pourra en énerver certains peut-être…), c’est que l’auteur décrit le menu de chaque personnage à chaque fois qu’ils bouffent, et c’est à la fois drôle et ça participe à cette atmosphère culturelle enthousiasmante. Et ça m’a donné la dalle à chaque fois, mais le seul resto asiatique du coin est en vacances jusqu’au mois prochain. Damned.
Je suis très content d’avoir suivi cette trilogie jusqu’à son terme, elle m’a permis d’explorer de nouveaux horizons littéraires, de nouvelles ambiances, et de vivre une aventure avec une troupe de héros marquants et attachants. Si vous cherchez de l’urban fantasy à l’univers atypique, foncez. Si vous ne cherchez pas ça, foncez quand même, on sait jamais.
http://ours-inculte.fr/les-gardiens-c...
October 19, 2020
Ce troisième tome conclue les aventures de Johnny Wang l'exorciste contre le méchant multimilliardaire aux ambitions démesurées.
On y trouve des combats impressionnants contre des quasi-divinités, des restaurants chinois (normal à Hong-Kong) tous les trois chapitres, des sacrifices épiques, la mort, l'amour, la vie.
Résumer une fin de trilogie n'est pas un exercice facile, je vais donc ... m'en passer, et me contenter d'un avis rapide.
Rapide ? Oui, parce qu'en fait, au bout du troisième tome, la magie s'efface pour révéler ce roman pour ce qu'il est : de l'urban fantasy aux ressorts tout ce qu'il y a de plus classiques, juste sauvée par un environnement différent. Et si ça fait très bel effet dans le premier tome, au bout du troisième, le lecteur un peu blasé que je suis s'est habitué à cette mythologie et aux protocoles mystiques qui l'accompagnent. Du coup, il ne reste plus que les qualités et défauts propres à l'auteur.
Parce qu'il y a d'évidentes qualités dans ces romans : le monde décrit est vivant, les personnages sortent bien des pages pour venir nous raconter leurs histoires, c'est vraiment très chouette. En revanche, certains défauts sont pénibles à la longue : Johnny Wang n'apprend jamais la patience et passe littéralement un chapitre sur trois à nous décrire par le menu son repas. Ce point précis devient à la longue hyper pénible : la tension dramatique monte doucement, on se dit qu'il va se passer quelque chose et là, tout le monde va au resto se taper des raviolis aux crevettes, et ça casse le rythme du récit. En parlant de la tension dramatique, c'est également un aspect que j'ai trouvé plutôt loupé : le méchant de l'histoire a un plan alambiqué reposant sur un temple spécifique. Et dès le début du troisième tome, on voit arriver le truc gros comme une maison, quand le personnage principal attend 300 pages pour s'en rendre compte. C'est assez déplaisant.
Pour conclure, je suis bien content d'avoir fini cette trilogie qui partait vraiment bien, mais qui prend très vite un rythme de croisière ... qui n'est pas le mien. J'aurais préféré un texte plus resserré.
On y trouve des combats impressionnants contre des quasi-divinités, des restaurants chinois (normal à Hong-Kong) tous les trois chapitres, des sacrifices épiques, la mort, l'amour, la vie.
Résumer une fin de trilogie n'est pas un exercice facile, je vais donc ... m'en passer, et me contenter d'un avis rapide.
Rapide ? Oui, parce qu'en fait, au bout du troisième tome, la magie s'efface pour révéler ce roman pour ce qu'il est : de l'urban fantasy aux ressorts tout ce qu'il y a de plus classiques, juste sauvée par un environnement différent. Et si ça fait très bel effet dans le premier tome, au bout du troisième, le lecteur un peu blasé que je suis s'est habitué à cette mythologie et aux protocoles mystiques qui l'accompagnent. Du coup, il ne reste plus que les qualités et défauts propres à l'auteur.
Parce qu'il y a d'évidentes qualités dans ces romans : le monde décrit est vivant, les personnages sortent bien des pages pour venir nous raconter leurs histoires, c'est vraiment très chouette. En revanche, certains défauts sont pénibles à la longue : Johnny Wang n'apprend jamais la patience et passe littéralement un chapitre sur trois à nous décrire par le menu son repas. Ce point précis devient à la longue hyper pénible : la tension dramatique monte doucement, on se dit qu'il va se passer quelque chose et là, tout le monde va au resto se taper des raviolis aux crevettes, et ça casse le rythme du récit. En parlant de la tension dramatique, c'est également un aspect que j'ai trouvé plutôt loupé : le méchant de l'histoire a un plan alambiqué reposant sur un temple spécifique. Et dès le début du troisième tome, on voit arriver le truc gros comme une maison, quand le personnage principal attend 300 pages pour s'en rendre compte. C'est assez déplaisant.
Pour conclure, je suis bien content d'avoir fini cette trilogie qui partait vraiment bien, mais qui prend très vite un rythme de croisière ... qui n'est pas le mien. J'aurais préféré un texte plus resserré.
October 13, 2022
J'ai bien aimé ce dernier tome des Chroniques de L'Etrange.
Les personnages évoluent jusqu'à un dénouement inattendu pour ma part.
Reste des longueurs au milieu de la lecture, dans le but de préparer et laisser place à une fin grandiose.
Les personnages évoluent jusqu'à un dénouement inattendu pour ma part.
Reste des longueurs au milieu de la lecture, dans le but de préparer et laisser place à une fin grandiose.
May 2, 2019
La plongée dans le Hong Kong magique de Romain d'Huissier est toujours aussi efficace, et le voyage toujours aussi dépaysant. Mais le développement des personnages m'a moins accroché. Il y a presque trop de choses, de personnages pas assez définis et qu'on a envie de mieux découvrir. Mais on suit Johnny Kwan, et on n'explore pas le reste.
Le scénario est attendu, pour cette confrontation finale, et j'ai été un peu déçu par certains choix.
Mais c'était une super lecture depuis le premier tome.
Le scénario est attendu, pour cette confrontation finale, et j'ai été un peu déçu par certains choix.
Mais c'était une super lecture depuis le premier tome.
February 5, 2020
Un final explosif dans la lignée des autres tomes. Un petit bémol cependant pour le manque de développement des autres personnages.
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