Si l'oeuvre éblouit, l'homme était détestable. Charles Baudelaire ne respectait rien, ne supportait aucune obligation envers qui que ce soit, déversait sur tous ceux qui l'approchaient les pires insanités. Drogué jusqu'à la moelle, dandy halluciné, il n'eut jamais d'autre ambition que de saisir cette beauté qui lui ravageait la tête et de la transmettre grâce à la poésie. Dans ses vers qu'il travaillait sans relâche, il a voulu réunir dans une même musique l'ignoble et le sublime. Il a écrit cent poèmes qu'il a jetés à la face de l'humanité. Cent fleurs du mal qui ont changé le destin de la poésie française.
Jean Teulé est un romancier français, qui a également pratiqué la bande dessinée, le cinéma et la télévision.
Auteur de bande dessinée dans un premier temps, il a débuté à la télévision dans L'assiette anglaise de Bernard Rapp ou Nulle part ailleurs sur Canal+.
Homme de télévision, scénariste, comédien, cinéaste, il est avant tout écrivain. Ayant abandonné toute autre activité, il se consacre désormais à l’écriture. Il a publié, aux Éditions Julliard, Rainbow pour Rimbaud (1991), L'Œil de Pâques (1992), Ballade pour un père oublié (1995), Darling (1998) et Bord cadre (1999), Longues Peines, Les Lois de la gravité, Ô Verlaine ! (2004), Je, François Villon (2006), Le Magasin des suicides (2007). Finalement, en 2008 "Le Montespan". Tous ses livres sont publiés en poche aux éditions Pocket.
Il a également publié plusieurs bandes dessinées, basées essentiellement sur des photos retouchées.
À la ville, Jean Teulé est le compagnon de l'actrice Miou-Miou.
C'est une sorte de fiction biographique parsemée de morceaux choisis tirés des Fleurs du Mal, du Spleen de Paris, des Paradis artificiels, le tout étayé par des interventions (documentées) de certains de ses contemporains : Hector Berlioz, Eugène Delacroix, Gustave Flaubert, Maxime du Camp, Théophile Gautier, les Frères Goncourt, Jules Barbey d'Aurevilly, Victor Hugo...
Je crois que le livre s'adresse plutôt aux lecteurs qui n'ont pas encore lu Baudelaire, ou qui cherchent une sorte de résumé anecdotique de sa vie. Sur ce terrain, le livre ne manque pas d'intérêt, et on apprend naturellement un paquet de choses sur sa relation à sa mère, son cadre de vie, ses loisirs... Quelques copies d'épreuves corrigées par Baudelaire sont reproduites et intégrées au roman, quoi de mieux pour se frotter au poète et voir quel genre de client il pouvait être pour les imprimeurs ?
Maintenant, en ce qui concerne la partie proprement romanesque, je trouve le style adopté par l'écrivain plutôt affecté, mêlant chez le narrateur registre familier et langage qui se voudrait soutenu, pêle-mêle, sans ordre et sans autre motif que l'intention comique de présenter le héros à travers le filtre d'un langage volontairement décalé, faisant de lui, à peu de choses près, un punk avant l'heure. Je crois que cette approche présente de sérieuses limites. Comme lecture passe-temps, ça fait l'affaire, par contre, si vous tenez à savoir qui était Charles Baudelaire plus en détail, et en nuances, il va falloir prolonger cette lecture par d'autres. Ça tombe bien : le livre donne des pistes !
Portrait de Charles Baudelaire (1844) - Émile Deroy
Un poème :
Les Petites Vieilles
I Dans les plis sinueux des vieilles capitales, Où tout, même l'horreur, tourne aux enchantements, Je guette, obéissant à mes humeurs fatales Des êtres singuliers, décrépits et charmants.
Ces monstres disloqués furent jadis des femmes, Éponine ou Laïs ! Monstres brisés, bossus Ou tordus, aimons-les ! ce sont encor des âmes. Sous des jupons troués et sous de froids tissus
Ils rampent, flagellés par les bises iniques, Frémissant au fracas roulant des omnibus, Et serrant sur leur flanc, ainsi que des reliques, Un petit sac brodé de fleurs ou de rébus ;
Ils trottent, tout pareils à des marionnettes ; Se traînent, comme font les animaux blessés, Ou dansent, sans vouloir danser, pauvres sonnettes Où se pend un Démon sans pitié ! Tout cassés
Qu'ils sont, ils ont des yeux perçants comme une vrille, Luisants comme ces trous où l'eau dort dans la nuit ; Ils ont les yeux divins de la petite fille Qui s'étonne et qui rit à tout ce qui reluit.
- Avez-vous observé que maints cercueils de vieilles Sont presque aussi petits que celui d'un enfant ? La Mort savante met dans ces bières pareilles Un symbole d'un goût bizarre et captivant,
Et lorsque j'entrevois un fantôme débile Traversant de Paris le fourmillant tableau, Il me semble toujours que cet être fragile S'en va tout doucement vers un nouveau berceau ;
À moins que, méditant sur la géométrie, Je ne cherche, à l'aspect de ces membres discords, Combien de fois il faut que l'ouvrier varie La forme de la boîte où l'on met tous ces corps.
- Ces yeux sont des puits faits d'un million de larmes, Des creusets qu'un métal refroidi pailleta... Ces yeux mystérieux ont d'invincibles charmes Pour celui que l'austère Infortune allaita !
II
De Frascati défunt Vestale enamourée ; Prêtresse de Thalie, hélas ! dont le souffleur Enterré sait le nom ; célèbre évaporée Que Tivoli jadis ombragea dans sa fleur,
Toutes m'enivrent ; mais parmi ces êtres frêles Il en est qui, faisant de la douleur un miel Ont dit au Dévouement qui leur prêtait ses ailes : Hippogriffe puissant, mène-moi jusqu'au ciel !
L'une, par sa patrie au malheur exercée, L'autre, que son époux surchargea de douleurs, L'autre, par son enfant Madone transpercée, Toutes auraient pu faire un fleuve avec leurs pleurs !
III
Ah ! que j'en ai suivi de ces petites vieilles ! Une, entre autres, à l'heure où le soleil tombant Ensanglante le ciel de blessures vermeilles, Pensive, s'asseyait à l'écart sur un banc,
Pour entendre un de ces concerts, riches de cuivre, Dont les soldats parfois inondent nos jardins, Et qui, dans ces soirs d'or où l'on se sent revivre, Versent quelque héroïsme au cœur des citadins.
Celle-là, droite encor, fière et sentant la règle, Humait avidement ce chant vif et guerrier ; Son œil parfois s'ouvrait comme l'œil d'un vieil aigle ; Son front de marbre avait l'air fait pour le laurier !
IV
Telles vous cheminez, stoïques et sans plaintes, À travers le chaos des vivantes cités, Mères au cœur saignant, courtisanes ou saintes, Dont autrefois les noms par tous étaient cités.
Vous qui fûtes la grâce ou qui fûtes la gloire, Nul ne vous reconnaît ! un ivrogne incivil Vous insulte en passant d'un amour dérisoire ; Sur vos talons gambade un enfant lâche et vil.
Honteuses d'exister, ombres ratatinées, Peureuses, le dos bas, vous côtoyez les murs ; Et nul ne vous salue, étranges destinées ! Débris d'humanité pour l'éternité mûrs !
Mais moi, moi qui de loin tendrement vous surveille, L'œil inquiet, fixé sur vos pas incertains, Tout comme si j'étais votre père, ô merveille ! Je goûte à votre insu des plaisirs clandestins :
Je vois s'épanouir vos passions novices ; Sombres ou lumineux, je vis vos jours perdus ; Mon cœur multiplié jouit de tous vos vices ! Mon âme resplendit de toutes vos vertus !
Ruines ! ma famille ! ô cerveaux congénères ! Je vous fais chaque soir un solennel adieu ! Où serez-vous demain, Èves octogénaires, Sur qui pèse la griffe effroyable de Dieu ?'
Bon… je n’ai pas été convaincue du tout. Le style m’a beaucoup déplu, c’était vulgaire. Ça ne me gêne pas si c’est bien fait mais là, j’ai trouvé que c’était parfois gratuit et forcé. Baudelaire avait un style de vie particulier, mais était ce une raison d’écrire ainsi ? Non. J’ai aimé découvrir ou redécouvrir certaines anecdotes à son sujet. Mais ça s’arrête là. Je n’en retiendrai ps grand chose et c’est dommage, car Crénom, quelle vie Baudelaire a-t-il eue !
Un live qui transforme la vie de Baudelaire en véritable fiction. Baudelaire devient raciste, sexiste, agiste et j'en passe dans le but de montrer que cet homme (pas parfait) est pas uniquement un poète maudit. Effectivement, Baudelaire n'était pas qu'un poète maudit et pouvait avoir des idées à dénoncer (comme être pour la peine de mort) mais au dela de ça est-ce pertinent de montrer un visage fictioné et scandaleux de cet homme?
Pour toute personne cherchant une biographie de Baudelaire je ne leur conseillerais pas ce livre.
Le mélange du style vulgaire et très soutenu ne fonctionne pas raiment. Ça provoque une sensation troublante pendant la lecture. Un point positif a relevé serait l’inclusion de poèmes de notre cher poète qui accompagnent parfaitement la lecture.
Per me è un grande no. Premessa: l’obiettivo dell’autore è quello di raffigurare la vita di Charles Baudelaire, eccessiva in ogni sua parte. Lo sappiamo, una vita dissoluta da ogni punto di vista possibile. Ma:
il punto di vista è prevalentemente quello di Charles, tramite indiretto libero – salvo poi far sì che emerga il giudizio dell’autore in maniera anche abbastanza significativa (ad esempio, attraverso i vari modi di riferirsi al poeta protagonista, tipo «tossicomane stravagante», che indubbiamente non possono essere giudizi che appartengono a Baudelaire stesso e che veicolano una interpretazione).
Il tono misogino e razzista adottato – giustificato dal punto di vista di Charles, appunto – è, più che disturbante, semplicemente irritante. Il ritratto che salta fuori è sì eccessivo, ma non di quell’oltraggioso ribelle e rivoluzionario, quanto francamente deprimente. Quale che sia l’intenzione dell’autore, il risultato è un racconto urticante, che può – vuole? – indisporre.
Certo, intervallare la prosa con i versi de I fiori del male aiuta a capire essi siano direttamente generati da questo stile di vita votato all’hashish, al sesso a pagamento, al bere e a mille altre cose. Ma questo non è stato abbastanza per convincermi.
Il riassunto del mio giudizio sostanzialmente è: Charles Baudelaire è al di sopra di ogni moralità – io no. L’effetto finale che ho provato è il disgusto.
Ah, piccolo dettaglio: A pag. 123 si utilizza il termine “cellulite”: direi a dir poco ante litteram, dato che ci troviamo nella metà del XIX secolo. Non ho capito se è stata una svista del correttore di bozze, che non ha corretto il termine, o se invece sia stato utilizzato volutamente in un romanzo ambientato almeno settant’anni prima della nascita del concetto di cellulite. Se dovessi credere alla seconda interpretazione, dovrei dedurre che c’è una volontà di trasportare l’oggettificazione moderna in un periodo storico ancora più misogino di quello attuale? Non credo, non ne colgo il senso. Devo pensare allora a un tentativo di modernizzare la narrazione? Ma allora a quel punto è come se venisse a decadere l’intento mimetico dichiarato che giustifica le volgarità gratuite di tutto il romanzo. C’è qualcosa che non mi torna.
Vie romancée hallucinante et décadente de Charles Baudelaire . Contemporain de Delacroix Doré, Courbet , Gauthier où Flaubert , il mène une vie de marginal à Paris , fréquentant les bordels mais aussi le salon littéraire de Mme Sabatier, égocentrique , cynique cruel, il consomme vin et opium sans modération, sans le sou , il vit au crochet de sa mère : son 1 er amour ou de son éditeur admirateur inconditionnel de ses poèmes . Il sera fidèle malgré à Jeanne Duval , une prodtituee noire , il défiera la morale avec un sens aigu de la répartie et une indépendance de pensée remarquable !
Savez-vous que Charles Baudelaire aurait eu deux cents ans cette année ?...A l'occasion du bicentenaire de sa naissance….le célèbre auteur des « Fleurs du mal » fait la une de tous les médias, des toutes les vitrines de toutes les librairies de France et de Navarre…romancier et auteur de bande dessinée français, Jean Teulé nous propose de découvrir/redécouvrir ce célèbre poète sous un angle différent…une façon de se glisser dans l'ombre du poète avec sensibilité … gourmandise…et humour… Crénom Baudelaire…..le dernier récit de Jean Teulé rend homme au génie des Fleurs du mal…..
« Crénom Baudelaire » est scandales qui ont longtemps entachés la réputation du poète et critique d'art symboliste et moderniste français Charles Baudelaire…
« Crénom Baudelaire » est une idole…une divinité…la maman du poète en herbe…Je trouve d'ailleurs que la passion pour madame est poussée jusqu'à la bizarrerie….Regardons de plus près…Le petit Charles a plongé la tête à l'intérieur du panier en osier…pour y respirer…le linge sale de.....sa mère. !
« Crénom Baudelaire » est François : le papa de Charles…il a trente-quatre ans de plus que moi….Il ressemble à l'Eglise Saint-Sulpice….tu sais…les curés….Mais, il l'a été avant d'y renoncer pour se marier…enfin…sa seule qualité est de d'avoir prévu …des dispositions pour le laisser un héritage conséquent…Charles ne sera pas sans rien….à sa majorité….Quel soulagement !
« Crénom Baudelaire » est Charles : un petit garçon de cinq ans…Charles ce soir, retiens bien cette date…le 10 février 1827…une date mémorable…..car tu n'as plus de père…le décès de François est une joie pour lui…mais alors …mère…nous, vous voilà toute à moi…et pour la vie entière…cette mort est donc un immense soulagement…il est enfin…débarrassé d'un rival !
« Crénom Baudelaire » est le second mariage de….pour Charles…ce mariage est une trahison…ce mariage lui impose la pire des épreuves…
« Crénom Baudelaire » est Jacques Aupick… : le second mari…un chef bataillon scintillant des médailles de l'Ordre du Saint-Louis…et soyons fou…de la légion d'honneur…Un soldat habitué aux manières peu cavalières…mais qui s'en offusque à part moi…
Dorénavant…Les connaissances de ma femme devront se borner aux militaires….et en vérité, je vous le dis…mon beau-fils sera élevé à la dure…j'inflige sans compter des roulées aux récalcitrants…que l'on se le dise….
« Crénom Baudelaire » est rivalité entre Charles et son beau-père…Entre le beau-père et le beau-fils…c'est la reprise d'une lutte incessante…,,,Je lui avait proposé de choisir entre le service d'état ou militaire….mais monsieur vous devenir….devinez quoi…..Poète…il faut faire rimailleur…mais la poésie, c'est quoi !....
D'ailleurs, tout cela est bien évidemment exagéré….on ne devient pas poète en agitant des grelots….une lubie….je vous le dis….une lubie….
« Crénom » est opposition….Le beau-père est ordre…respect....hiérarchie…le beau-fils est désordre…insolence…l'insubordination ….licence….
« Crénom Baudelaire » est pénitence maritime …un voyage sanction…on va lui t'offrir une balade outre-mer….Qui a amené cet excentrique sur ce bateau…Le jeune Baudelaire n'aime pas l'océan…il refuse aussi tous contacts avec les gens d'équipage…..il dédaigne leurs conversations….ça ne calme pas du tout Charles….mais tirez-en une expérience esthétique poète…
« Crénom Baudelaire » est un volatile…cette bestiole s'avère incapable de s'envoler…ses courtes pattes l'empêchent de prendre son élan nécessaire pour repartir….dans les airs…..Baudelaire le regarde effaré…Charles, soudain fixe en lui-même la parfaite image…cet oiseau le bouleverse……. L'Albatros…ce voyageur ailé, comme il est gauche et veule ! Lui, naguère si beau…..
« Crénom Baudelaire » est un baptême…ton sexe a le charme inattendu d'un brillant diamant rose et noir….Ca me démange là…Avez-vous récemment rencontré une femme ?.... Eh bien…elle vous a refilé une blennorragie…oui. La chausse-pisse… Tu mettais l'univers entier dans ta ruelle...femme impure !.....
« Crénom Baudelaire » est pustules…ulcères qui lui ont apparu, poussé partout…C'est plus embêtant que la dernière fois…Là…c'est plus embêtant…C'est la syphilis….Décidément…Monsieur Baudelaire…vous n'êtes pas dans le détail avec vos amours !...
« Crénom Baudelaire » est un traitement à laudanum…cette teinture alcoolique appelée aussi vin d'opium…Mr Baudelaire…il va falloir vous en méfier !...
Le laudanum contient presque tous les alcaloïdes de l'opium, y compris la morphine et la codéine……
« Crénom Baudelaire » est une décision de justice…Te voilà redevenu mineur…De quoi tu parles ?.....Compte-tenu, que dans l'espace de dix-huit…Charles Baudelaire a dissipé la moitié de son patrimoine…..le conseil judiciaire a décidé d'une mise sous tutelle immédiate…….Charles est stupéfait….
« Crénom Baudelaire » est aussi le traducteur d'Edgar Poe…. Baudelaire et Poe écrivains sont nés sur des continents différents, Baudelaire et Poe appartiennent à des cultures …..Des courants littéraires différents…mais ils sont unis par leurs vies et leurs conceptions de l'art…..Avez-vous apporté un livre ? Tales of the grotesque and Arabesques…vous lisez l'anglais maintenant ?....Mieux…on m'a proposé de traduire ce frère de Baltimore……
« Crénom Baudelaire » est un bouquet de renommée mondial……Alors mon fils ?...Que se passe-t-il pour toi en ce moment…Je vais bientôt avoir fini de constituer mon recueil « Les Fleur du mal »…cette opposition Fleur et Mal ont changé le destin de la poésie……en déplaisent aux détracteurs……
Pour Baudelaire….ces fleurs du mal sont presque un bien…elles resteront comme témoignage de son dégout et de sa haine de toutes choses…A méditer !
Quant à l'éditeur…il jure que ce livre sinistre et froid ne fera pas son chemin dans la mémoire du public….Quel grossier jugement de valeur !....
Toutes les Fleurs de Baudelaire ne vont pas rayonner comme une pluie d'étoiles….certaines vont heurter le public…certaines vont blesser…certaines seront décapitées en correctionnelle…les Fleurs du mal…des poèmes interdits !...des Fleurs condamnées pour outrage à la morale publique et aux bonnes moeurs....
Charles Baudelaire est l'image même du poète maudit….. Il se distingue du reste des autres hommes par la supériorité de son esprit….il déplait de son vivant….il demeure longtemps incompris voire détesté….Baudelaire meurt dans l'indifférence….il est connu…reconnu…aimer…idolâtrer dans la mort à titre posthume de génération en génération….
Tout au long du récit, Jean Teulé vous dresse un portrait de Charles Baudelaire au vitriol….Jean Teulé met l'accent sur le comportement hautain de Charles Baudelaire…. Jean Teulé affirme que dès sa plus tendre enfance…Baudelaire fait tout pour se rendre détestable à yeux de tous…et pour être détestable….Baudelaire tourne le dos à tous…il refuse de se mêler
Nous avons donc ici le portrait d'un être excentrique… souvent ridicule….C'est un paletot fort mérité avec au dos les deux pans étroits et pointus en queue de sifflet…..va surprendre plus d'un …déclara le tailleur….. Le portrait d'un être ébauché immonde… un personnage souffrant des addictions au sexe à la drogue…et aux maladies vénériennes…
Comment vous appelle-t-on Jeanne…Jeanne Duval…je suis comédienne et aussi pute si besoin…..il bien se nourrir…Soudain …des ganglions sous l'aine le démangent…
Baudelaire a aussi des apparitions de rougeurs dans la gorge….Ah…c'est la grande vérole…..Baudelaire tu revoilà, cher ami ! …ici dans ce lupanar aux allures de maison turque……Nous avons une nouvelle qui prend plaire quand tu lui brandouille la motte…une anglaise…Maria !...come… !..Your turn !...
“After a night of pleasure and desolation, all my soul belongs to you”… Le portrait d'un homme constamment fauché…Jeanne et Charles avaient entendu l'huissier ordonner à son assistant….d'aller requérir les forces de l'ordre…Baudelaire s'affole….ça sent la destruction !...
Il a acheté à tout va…sans discernement…il a signé des traites…..comme certains signent des autographes…Il jette l'argent par la fenêtre….comme si il était encore au-dessus de l'Atlantique…..D'ailleurs…sa bourse est plus plate qu'une punaise…
Selon Jean Teulé…tous ces aspects de Baudelaire sont véridiques….Ce n'est pas faux…pour avoir lu quelques biographies/récits sur ce poète de génie…Tous les éléments évoqués avec humour par le romancier Jean Teulé se vérifient….
Merci à Jean Teulé…pour m'avoir fait redécouvrir avec humour…le parcours tumultueux de ce poète hors du commun Baudelaire…un rimeur de génie décédé le samedi 31 Août 1867….à l'âge de quarante-six ans dans une hébétude opaque….Crénom !
Jean Teulé nous fait du grand Jean Teulé ! Je me suis régalé de cette biographie romancée. La plume populaire et vulgaire de l’auteur sied à ravir au récit de cette vie où les insanités côtoient le beau. J’ai ri autant que j’ai été ébloui. J’ai ri par l’humour incontestable de l’auteur, ébloui par les mots de Baudelaire. Et pourtant je les connais. J’ai dû lire "Les Fleurs du mal" au moins trois fois mais systématiquement, à chaque lecture, je suis saisi.
Dans cette biographie, l’ingéniosité de Jean Teulé est d’avoir distillé des expressions, des vers du poète qui se fondent dans l’histoire. Une façon d’apporter de la poésie dans le texte puis saisir l’inspiration de Baudelaire. Je me suis pris au jeu de la chasse au trésor en décelant les vers au fil des pages. Des poèmes entiers sont également présents. Parfait pour les lecteurs souhaitant découvrir Baudelaire et délicieux pour ceux qui l’aiment déjà !
Pour ma part, j’ai appris davantage sur mon poète préféré. Il y a des morceaux que j’ignorais ou dont je n’avais pas conscience de l’impact sur son être. Sa relation avec Jeanne Duval, par exemple, que je ne savais pas si longue et intense, cette quête d’argent perpétuelle. Et j’avais oublié à quel point il était drogué. Dans ce quotidien miséreux, il m’a manqué son rapport à l’écriture que ne l’on ressent pas suffisament.
J’avais également minimisé sa personnalité odieuse et son narcissisme aussi. Il est vrai que je l’avais lu mais dans le livre de Jean Teulé, c’est omniprésent. Baudelaire dégueulait des monstruosités à tout va et se contemplait vivre, ce que symbolise ce grand miroir vénitien, selon moi. Néanmoins, ce sombre génie avait une puissance créative hors du commun et forgeait des poèmes d’une telle beauté et d’une telle violence, qu’on ne peut que s’incliner. Certains aiment à différencier l’oeuvre de son créateur.rice. Mais l’un nourrit l’autre, ils ne sont qu’une seule et même personnalité. Embrasser l’un, c’est chérir l’autre. Il faut être lucide. Mais on peut aimer l’oeuvre sans cautionner les actes de l’auteur.e ou de l’artiste. Toutefois, si l’oeuvre résonne en nous, ne fait-elle pas de nous un semblable ? « Hypocrite lecteur, – mon semblable, – mon frère ! »
Deuxième biographie par Teulé que je lis après Je, François Villon On sent toujours l'habileté et la créativité Teulé, ainsi que la précision de sa reconstitution d'une "ambiance" d'époque. L'action est picturale, drôle souvent par ses personnages et ses péripéties presque burlesques, troublante parfois. L'œuvre de Baudelaire est habilement intégrée à la fiction de sa vie qu'offre ici Teulé. Ce dernier garde cependant toujours une forme de distance respectueuse d'avec son personnage, comme si le mystère Baudelaire, sa profondeur et sa complexité qui transparaissent dans ses poèmes, restaient encore à élucider. Une seule réserve : un style toujours humoristique et presque nonchalant qui, s'il donne lieu à des situations tres amusantes, sonne presque faux / décalé par rapport aux poèmes de Baudelaire et à leur profondeur. La cohérence qu'on retrouvait dans la bio de Villon disparaît ici et laisse parfois perplexe.
J’ai été de suite frappée par la vulgarité et la cruauté de ce roman. Le langage est grossier et très violent.
Il est écrit à la troisième personne donc on suit le personnage de Baudelaire « de loin ».
J’ai trouvé un gros décalage entre la cruauté de la plume, qui dépeint Baudelaire comme un drogué, fou, agresseur et le personnage de Baudelaire qui parle soutenu, avec un langage plutôt poétique.
J’aurais préféré que Teulé se mette à la place de Baudelaire pour raconter son histoire, ça n’aurait peut être pas été aussi cru et plus fluide.
L’artiste de Baudelaire est vraiment mis entre parenthèse pour faire place au grossier personnage.
Je n’ai pas du tout accroché avec la plume, qui est trop brutale, qui n’a rien de poétique en contraste avec celle de Baudelaire.
Les revues concernant ce livre me font vraiment penser aux retours de l'époque lorsque Baudelaire a fait publier Les Fleurs Du Mal !
Tantôt on le prenait pour un "dérangé", tantôt pour un génie.
Je ne sais pas si c'était l'objectif de l'auteur (je n'ai pas lu d'autre livre de Teulé) mais tout comme l'œuvre de Baudelaire à l'époque : ce livre choque, bouscule, dérange mais surtout divise !
Pour ma part, j'ai été plusieurs fois interloquée par beaucoup de passages et de mots employés dans ce livre, cependant j'ai apprécié le fait qu'il n'ait pas tenté d'arrondir les angles, ni de rendre Baudelaire attachant
Cependant en tant que femme au XXIe siècle, les passages racistes et à l'égard des travailleuses du s*xe ont été pénibles à lire
Bon, bon, bon, Ce livre m'as pris énormément de temps à lire, déjà parce que je n'avais pas le temps mais aussi parce que le livre était vraiment compliqué à lire. Je vais m'expliquer. Les mots utilisés étaient vraiment crus et certains passages l'étaient encore plus, genre vraiment beaucoup... En revanche on découvre un nouveau point de vue sur la vie de Baudelaire que l'on ne pouvait pas soupçonner avant d'avoir lu le livre, constitué de débauche. Mais le roman explique assez bien les Fleurs du Mal et je l'ai trouvé très interessant à lire avant les Fleurs du Mal, je le conseille d'ailleurs à ceux qui vont passer leur Bac blanc.
Un roman biographique sur Charles Baudelaire, poète tant cité dans les études et dont je connaissais peu de choses de son histoire. Chronologiquement, Jean Teulé dépose les poèmes de Baudelaire au fur et à mesure que l’on avance dans la vie du poète et c’est intéressant. Charles vivait avec ses démons, c’était un homme violent, exécrable et méprisant, drogué à la confiture verte (opium)... difficile de s’attacher au personnage donc ! Quant au style, je n’ai pas particulièrement accroché avec le langage vulgaire et parfois desué qu’utilise l’auteur.
Sublime comme toujours, Jean Teulé nous embarque dans un univers, cette fois-ci celui du non moins spécial de Charles Beaudelaire. C'est l'histoire de la vie du poète racontée sous forme de roman. De nombreux poèmes y sont glissés ce qui est particulièrement agréable car ça nous permet de mettre en lien l'homme et l'œuvre.
Au passage, petite découverte pour moi de l'ouverture de Tannhäuser de Wagner. Conseil lorsqu'il en est fait mention, mettez la en fond, ça correspond très bien à ce passage du livre et accompagne superbement la lecture.
Je détestais comme j’aimais Baudelaire. Le chef d’œuvre de Jean Teulé n’a fait que renforcer mes sentiments envers le personnage cruel mais tendre ainsi que son art. Il me donne envie de redécouvrir l’intégralité de son œuvre. Il faut noter que le style d’écriture de Teulé est absolument parfait pour l’ouvrage; il exprime avec tant d’aisance toute la dualité, l’expression et la forme d’esprit que j’ai vu en Charles Baudelaire.
Merci à ce roman qui m’a sortie d’une panne de lecture en plus de m’avoir bouleversée d’une façon dont peu l’ont fait.
un livre, en soit, bien réalisé, qui nous permet d'en découvrir davantage sur la vie de cet obscur poète, pourtant tant étudié dans les classes. l'ouvrage est riche, présente une — bien que mince — partie de son œuvre, et est habillée de quelques images (tableau, gravure, scann...). une œuvre qui aurait pu vraiment me plaire ; l'écriture capricieuse, tantôt académique, tantôt vulgaire, aurait dû me convaincre dans son originalité ; mais quelque chose a manqué pour que je prenne un réel plaisir dans ma lecture.
Si vous pensiez connaître Charles Baudelaire, et bien votre vision risque d'être altérée. De son enfance à l'écriture de ses poèmes, Jean Teulé nous propose sa version de Baudelaire. Nous faisons face à un homme torturé, alcoolique et drogué (il était un peu comme ça non ?)
De sa descente aux enfers il en sortira une beauté des mots qui ne peut que nous bouleverser.
Encore une fois, l'auteur s'amuse et joue avec l'une des grandes figures de la poésie française.
C'est une bonne lecture qui m'a fait redécouvrir les poèmes et qui est amusante.
Une vulgarisation de la vie (partiellement inventée!) de Baudelaire qui est bien... vulgaire! Meme s'il y a un partit pris interessant de montrer Baudelaire dans ses aspects les plus fantasques, grossier même, la plume (bien connu pour être crude) de Teulé devient caricature sans profondeur. On est allée trop loin et cela gâche le tout. Heureusement que les rimes du poète bien placées et une ou deux scenes interessantes donne assez d'intérêt pour finir le livre.
Un livre qui nous plonge irrésistiblement dans la vie du poète maudit. D'abord un peu décontenancé par le style peu littéraire de l'auteur pour évoquer la plus belle plume de la littérature française, je me suis laissé peu à peu convaincre. Un récit qui a également le mérite de faire descendre l'icône de son piédestal et qui permet de faire connaissance avec un "punk" au génie insolent.
Vraiment chouette. Drôle, touchant, réaliste bien que romancé. J’aime beaucoup le fait que les poèmes de Baudelaire soient inséré et contextualisés. Petit problème de rythme, je trouve qu’il s’essouffle un peu à la fin. Super avis global tout de même.
Souvent vulgaire gratuitement et pas particulièrement bien écrit, le récit retrace quand même l'exceptionnelle vie de Baudelaire. Les poèmes qui parsèment l'oeuvre illustrent bien le propos et on les retrouve avec joie.
On en apprend beaucoup sur la vie de Baudelaire, ses expériences, ses voyages et ses sources d'inspirations. Livre complet et réaliste. Très bonne lecture !