Dany Laferrière, que j’ai eu l’occasion de rencontrer lors du dernier salon du livre de Montréal, un home franchement sympathique, nous revient ici avec son troisième livre illustré. Un style qu’il semble maitriser de mieux en mieux, car c’est sans aucun doute son meilleur des trois. Premièrement, la trame narrative est plus claire, on à toujours toutes sortes de digressions dans les pensées de l’auteur, mais on sent une trame, un fil directeur plus net, ce qui est agréable. J’ai aussi beaucoup aimé les deux sujets centraux, soit les auteurs, la littérature et, évidemment, l’exil. De nombreuses réflexions, une beauté dans la lenteur, le style des dessins, l’humour, tout fonctionne très bien. C’est un livre qui pour moi se lit lentement, non pas manque d’intérêt, mais par son style. Quelques pages ici et là, un peu chaque jour et voilà.