Un buffle pousse de toutes ses forces sur la paroi, enfonçant sa tête dans la roche pour déplacer une île ; c'est qu'une comète, qui file dans le ciel, viendra bientôt heurter la surface et exploser ce bout de terre. Il le sait, il l'a vu dans ses rêves, c'est ce qu'il dit au varan qui le rejoint dans son effort.
C'est ainsi que commence ce récit, formé de plusieurs histoires courtes où les animaux occupent seuls le devant de la scène. Au fil de ces récits, on suit un étourneau perdu en pleine migration, une autruche qui doute, un jeune éléphant apprenant l'histoire du monde... Cet ensemble de paraboles d'une grande force d'évocation nous replonge dans les délices des fables de La Fontaine autant que dans les images tourmentées du Livre de la Jungle. Habilement, Jérémie Moreau parvient à décentrer notre regard et à dépasser l'apologue moral humaniste ; les animaux deviennent des vivants, aux existences et aux beautés singulières.
Après la Saga de Grimr et Penss, Jérémie Moreau, en pisteur qui sait lire les signes et les traces, continue d'explorer, dans ce Discours de la Panthère, les chemins qui mènent aux origines du monde.
La narration change par rapport aux précédents livres que j'ai lu de lui. Le récit entier aboutit au discours de la panthère qui se révèle assez décevant avec un impact mitigé (1 seule case ).
De même je ne comprends pas pourquoi et comment la comète disparaît alors qu'elle s'apprête à s'écraser sur eux dans le premier chapitre. C'est assez énorme vu l'impact que ça a sur la fin. Je comprends que l'intérêt du livre est plus porté sur des maximes de vies autour de la nature, sauf que par moments ces belles métaphores ont peu d'effets. J'ai une préférence pour l'écrevisse et l'autruche.
J'aurai aimé avoir des plus grandes scènes de paysages mais l'ensemble du livre reste admirablement beau.
Ça fait beaucoup de critiques mais j'aime toujours Jérémie Moreau , c'est un bdeiste accompli qui arrive à sortir du lot et je le mets au même registre que Matthieu bablet , j'ai hâte d'en voir plus sur eux ✨
Jérémie Moreau tworzy niestandardowy komiks, którego głównymi bohaterami są zwierzęta. Zmagają się one z problemami bardzo ludzkimi, a jednak nie tak dalekimi od świata fauny, jak zwykle to bywa w tytułach docelowo dla młodszych. W centrum jest cykl życia. Bohaterowie dorastają na oczach czytelnika, starzeją się i umierają, ale w tym samym czasie ktoś inny się rodzi, by przeżyć coś podobnego. Podobnego, ale nie takiego samego. Prawdy życiowe i poglądy różnią się w zależności od jednostki, a prawda uniwersalna niekoniecznie istnieje. Każda perspektywa przynosi nowe myśli, jakie czytelnika zaczepiają. Zachęcają do zastanowienia się nad scenami, jakimi świadkami się stają. A choć perspektywy są różne, to można z całości wyczytać uniwersalne przesłania.
Format komiksu jest nieco niewygodny przez swój rozmiar, ale nie potrafię na to narzekać. Dzięki temu ilustracje są większe, a zmniejszenie ich zabrałoby im czytelność. Dodatkowo estetykę mają prostą, z przygaszonymi kolorami, a jednak bywają na tyle ładne, że miło się na nie patrzy. A skoro już podziwiać ich urok, to znacznie lepiej gdy są nieco większe.
przekł. Dorota Hartwich
Komiks został nagrodzony Bologna Ragazzi Award, czyli istotnym wyróżnieniem na Międzynarodowych Targach Książki dla Dzieci.
? Meegenomen van de jeugdafdeling van mijn bieb; De woorden van de panter in het NL. 🤔Mooie filosofische dierenverhalen, misschien iets te volwassen voor voorvlezen, maar misschien ook niet ;-) De verhalen van de olifant en de heremietkreeft gaan me het langste bijblijven, maar dat van de struisvogel was zeker ook ontroerend. MW8/8/24
Emocionante e surpreendente, é como se estivéssemos vendo o mundo - com toda sua beleza, mistérios e decepções - pela primeira vez. Com suas fábulas precisas, Jérémie constrói uma HQ repleta de cores, sons e sentimentos. Uma maravilha.
Un buffle est occupé à pousser une montagne et par conséquent l’ile où elle se trouve pour éviter qu’elle soit percutée par une météorite. Il a eu beau prévenir tout le monde, personne n’a réagi et il s’est senti obligé de faire quelque chose pour sauver la vie locale. Mais il se fait mordre par un varan, qui, découvrant le but ultime du buffle, décide de le rejoindre dans son combat. Plus loin, dans le désert, une autruche refuse de sortir la tête hors du sable car elle est convaincue qu’elle est si laide qu’elle fera fuir tout le monde autour d’elle … Pas facile de résumer cette histoire car c’est en fait un recueil de fables animalières qui vont se rejoindre à la fin avec la fameuse panthère du titre. Trouvé à la médiathèque grâce à son grand format qui dépasse les autres albums, j’étais hésitante car mes précédentes lectures de cet auteur ne sont pas toujours révélées excellentes. Si j’ai aimé son dessin dans Le singe de Hartlepool, j’ai moins accroché à La saga de Grimr (avec la représentation du héros) ou Penss et les plis du monde (où c’est l’histoire qui m’a moins convaincue). Mais j’aime bien les fables et les animaux alors il y avait de l’espoir ! Et effectivement, ce fut une bonne pioche qui m’a réconciliée avec l’auteur. Je reste encore légèrement un peu tiède concernant le graphisme : il est sobre, clair, avec presque un côté enfantin mais les décors sont superbes et les animaux plutôt réussis, même si je les ai trouvés un peu figés au niveau des expressions. Je n’ai pas trouvé que le déroulement était très visuel malgré les déplacements qu’effectuent les animaux, qui font évoluer dans différents contextes : ciel, océan, savane … Mais leurs propos sont très humains et philosophiques, partant de petites choses de la vie quotidienne et qui vont permettre d’aborder des sujets variés comme la transmission du passé, l’écoute de l’autre, l’acceptation de soi et l’absence de jugement des autres, la normalité, la recherche du bonheur ou de la perfection, la vie et la mort. La fin m’a bien sûr arraché quelques larmes mais j’ai été sous le charme de cette lecture qui est un hymne au cycle de la vie, aussi bien animale qu’humaine.
Magnifique ! Encore un livre découvert totalement par hasard sur les étagères de la bibliothèque. En regardant et lisant les quelques premières pages, j'ai pensé que ça pourrait me plaire. Ça semblait poétique et, en effet, ça l'était !
Les humains n'existent pas, ils ne sont en tout cas pas présents et on se concentre sur ces animaux de tous les horizons qui cohabitent sur une planète où seul un buffle avait vu, il y a bien longtemps, le danger arriver : une comète qui se dirige à toute allure sur l'île où tout ce joli monde vit… Il essaie de toutes ces forces de pousser l'île mais finit par mourir blessé par un reptile venimeux (soumis à une pulsion ancestrale, il mord le buffle… puis regrette amèrement en se liant d'amitié avec lui).
J'ai beaucoup aimé que chaque "chapitre" soit centré sur un ou deux animaux qui sont mis au centre de l'histoire (ou devrais-je écrire Histoire ; puisqu'il s'agit ici de trouver les origines du monde, et de s'en rappeler) : on suit un moment de leur vie et de leurs relations aux autres animaux et, surtout, au monde.
C'est un ouvrage qui fait réfléchir. C'est tout en douceur, il y a peu de texte et, quand il y en a, c'est très poétique, très profond, très philosophique. On se pose des questions sur tout : l'animalité, l'humanité, la mort / le deuil, l'amitié / l'amour, le monde, "la mémoire du monde" (ce qu'il est important de retenir), le passé, l'impact que chacun·e peut avoir, l'apparence, la vieillesse / la transmission / le lien filial…
Je recommande très vivement. Ça réchauffe le cœur.
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De la même manière que beaucoup de personnes, j'ai trouvé le livre pour la bibliothèque dans la section de recommandation - bande dessinée adultes. Je pense que dire sur le livre n'est que pour les adultes, il serait un blasphème, parce que justement, l'idée pour le livre est le cycle de la vie, et l'importance de chaque personne dans le monde. Personne n'est si important comme donner un lieu sacré dans le monde, c'est ça le beau message que la panthère a donné et le singe a bien écouté. Malheureusement, aucun proche ne veut ressentir le départ d'un être cher, mais c'est la vie, et notre responsabilité est la comprendre et la respecter. Faire bien d'écouter la Panthère, c'était le dernier mot que la mère a dit, et il ne faut jamais désobéir aux mères, car elles sont sages, autant qu'une panthère.
C'est d'abord la couverture qui m'a intéressé je l'avoue. Les histoires d'animaux, très peu pour moi habituellement mais j'ai voulu tenter l'aventure. Les dessins texturés et colorés donnent une ambiance mirageuse, mignonne. Chaque chapitre concerne l'histoire d'un ou plusieurs animaux dans un esprit de fable, d'un petit conte, et par des petits détails à voir par vous-mêmes, vous remarquerez qu'ils sont tous liés et pourquoi au fil de l'histoire. Ce récit questionne le deuil, la mémoire, la solitude. Ecoutez bien ce que Sophia, la panthère a à dire. ps: âmes sensible, préparez vos mouchoirs !
Je ne l'aurai sans doute jamais remarqué s'il n'avait pas été mis en avant sur une table de la médiathèque de ma vie. J'ai été attirée par les couleurs de la couverture, ainsi que par le titre. J'ai beaucoup aimé les illustrations assez simples mais efficaces et joliment colorées. Les différentes histoires sont belles, poussent à la réflexion et se regroupent parfaitement pour un final assez émouvant. Bref, je recommande à tous, adultes et même enfants...
A series of interconnected fables, partly philosophical, partly comical and featuring anthropomorphic animals. Kind of in the vein of Jean de la Fontaine, but with a more modern touch. I really really enjoyed this. The art was very interesting. I've been eyeing this book for a while, I wasn't sure I would like the art but I did. It's not as exquisite as his work on Les Pizzlys but it fits the story.
Les histoires son attendrissante, l’ambiance global de la BD est intrigante et les morales je trouve sont super intéressantes. J’ai beaucoup aimer , et conseiller autour de moi, c’est unanime : iels l’on tous•tes aimé•es.
Remarque pour les psychorigide (comme moi) des bibliothèques harmonieuses : la BD est immense , il fait vraiment le prendre en compte 😌
Je trouvais ça pas vraiment intéressant au début, et puis toutes les histoires se sont entremêlées au fur et à mesure jusqu'à la fin et c'était très mignon. L'histoire du bébé éléphant... ❤️ et la panthère... très élégante...
Beaucoup aimé, j'en aurais voulu plus et j'espère qu'il y en aura un deuxième. Les dessins sont jolis, les histoires sont pleines de métaphores et de jolies morales. Bon pour tous les âges aussi ! Hâte de lire d'autres BDs de Moreau.
Une BD que je recommande à tous.tes ! Des fables philosophiques joliment mises en couleur, des réflexions sur l'humanité à travers des personnages animaux, capables d'une grande résilience. C'est doux, mélancolique, vrai et triste, mais c'est surtout beau.
c’était tout beau et tout plein de planches trop belles comme dhab après j’avais lu ce gros banger qu’est les Pizzlys avant donc ça peut pas rivaliser ptite larme quand vous savez quoi arrive pour le papy éléphant