"Une foule d'êtres insolites, sirènes, faunes, androïdes, mangeurs d'insectes, enquêteurs intergalactiques, rôdent dans les pages de ce recueil de nouvelles. Avec son écriture expérimentale mais toujours sensible, Chi Ta-wei invente des mondes à venir qui, tout en ressemblant étrangement au nôtre, révèlent les poisons qui le rongent et s'efforcent d'en trouver les antidotes. Après Membrane, roman de science-fiction puissant et poétique sur les mutations du corps et de la mémoire, il interroge ici les dérives de nos sociétés techniciennes et la normativité de nos identités.
Chi Ta-wei (né en 1972) est l'une des voix singulières de la littérature mondiale de l'imaginaire. Il est l'auteur de plusieurs romans et nouvelles fantastiques et de science-fiction. C'est une figure importante des mouvements de défense de la cause homosexuelle sur l'île de Taiwan. Membrane (publié en français par L'Asiathèque en 2015 et par Le livre de poche en 2017) est considéré comme le premier roman "SF queer" de langue chinoise."
Chi Ta-wei was born in Taichung, Taiwan in 1972. He attended National Taiwan University, graduating from the Department of Foreign Language and Literature, and received a degree in Comparative Literature from the University of California, Los Angeles. He teaches literature at National Cheng Kung University in Tainan. Chi Ta-wei is most well-known for his science fiction novel Membrane (膜, 1996), which was one of the first queer novels to be published in Chinese. He has also published various short story collections and volumes of critical essays on queer and science-fiction literature, and translated several foreign works into Chinese, including a series of novels by Italian author Italo Calvino.
Perles est un recueil de nouvelles que j'ai lu avec des lunettes que je pense très similaires à ma lecture de Membrane du même auteur. Ces angles d'analyses similaires, je les remarquais soit par les thèmes ("innocence" de l'enfance avec une interprétation erronée, difficile, tordue du trauma et de la violence ; le flou entre l'intelligence artificielle et biologique, les traumas et plaisirs de l'esprit qui laisse des marques sur le corps, l'homosexualité et la fluidité des genres, etc.), par les nombreuses références intertextuelles taiwanaise, européenne et queer; par les réécriture de contes de l'imaginaire; et par le style (les jeux sur la phonétique, la polysémie d'un mot dans plusieurs langues ou contextes, l'usage de noms et surnoms, etc.).
Les nouvelles sont toutefois assez plaisantes et nouvelles et les personnes qui ont déjà lu Membrane devrait adorer relire la première nouvelle très proche dans ses thèmes et réflexions.