Dans ce récit admirablement écrit, l'auteur rend hommage à sa mère, Bertha. Cette grande dame noire à l'énergie et à la générosité exemplaires, «amoureuse de l'amour», vient de mourir. Rodney, son fils aîné, raconte l'enfance bleue au pays natal, leur chemin d'exil, elle à New York, lui à Montréal. Le fils dialogue avec la mère. Lui, il est celui qui a grandi sous la dictature, qui rêvait d'être écrivain et qui parvient à mettre des mots sur la colère, la peine, la joie, le courage et l'amour. Elle, elle est la mère qui porte la mémoire du «pays-pourri» et la lumière de l'espoir. La parole de Bertha, poignante et belle, fait entendre la musique et la dignité de cet art d'être mère.
Une oraison funèbre. Un kaddish à la mère. Un hommage en trompe-l’oeil au « pays-pourri » et à la Terre adorée. Il faut prendre le temps de le lire comme le fils a pris le temps de l’écrire.
Il y a évidemment un parti-pris pour la poésie ici, au détriment de certains éléments chronologiques de la vie de Bertha, mais c’est quand même un grand privilège que Saint-Éloi nous offre de pouvoir entrer ainsi dans l’histoire intime de sa famille.
WoW! En plus d’avoir une plume magnifique, l’auteur m’a fait découvrir des facettes de son pays natal (Haïti) que je ne connaissais pas vraiment, moi qui suis née d’un père haïtien et d’une mère québécoise. Un livre MAGIQUE ✨
Bel hommage du fils à sa mère décédée, dans un récit qui s'adresse essentiellement à elle avec admiration et tendresse. L'œuvre présente les deux grands départs de Bertha : l'exil et la mort. La plume poétique de l'auteur se manifeste dans le travail de la langue autant que dans les images et la logique du surgissement mémoriel qui structurent la narration. J'ai adoré m'immiscer dans cette relation poétique très touchante que l'auteur tisse avec sa mère.
3,5 étoiles. Un beau portrait de femme, tout en poésie, qui parle de désenchantement, d'amour et d'exil. J'ai par contre eu un peu de difficulté à embarquer, peut-être en raison du timing de ma lecture. Mais ça n'enlève rien à la beauté du texte.
Une exploration nuancée de l'exil, de la relation avec la mère et de son rôle dans l'identité. Une plume magnifique.
J'avais toujours l'impression d'être tenue à un bras de distance. Cependant, je crois que l'auteur veut préserver l'intimité de sa mère dont lui-même ignore les secrets.
On lit sur la jaquette qu’Alain Mabanckou considère ce récit comme « l’hommage le plus émouvant rendu à une mère depuis le Livre de ma mère d’Albert Cohen ». Cela place la barre très très haut.
Dans ce récit, l’auteur rend hommage à sa mère, Bertha qui vient de mourir. Rodney, son fils aîné, revient alors sur son enfance au pays natal, puis sur leur exil, elle à New York, lui à Montréal.
J’ai été rapidement déçue par ce roman, qui survole la situation politique en Haïti pour détailler les différentes étapes de la vie de la mère du point de vue de son fils – après un tiers, le récit se focalise sur la vie de l’auteur et perd de son intérêt.
3.5. Récit où l’auteur aborde plusieurs sujets importants tout en rendant hommage à sa mère, Bertha. Le racisme, l’exil, le pays-pourri, la dictature, la famille, l’amour et le rapport à la mort sont tous des thèmes abordés avec une écriture tellement belle. Par contre, ce livre n’est pas un coup de coeur pour moi. J’ai trouvé l’écriture douce et belle, mais les envolées poétiques m’ont parfois perdue et fait décrocher un peu. Néanmoins, c’est un récit où j’ai pris conscience de plusieurs enjeux et j’ai adoré voir les différences culturelles.
"Tu ne seras pas au rendez-vous du printemps. Y a tant d'histoires dans ce corps éteint, tant de blessures, de sutures, de secousses et de mystères. Tu as cet âge vénérable. L'âge où on se retire sur la pointe des pieds."
Une ode à la mère, une écriture lyrique, raconter la dictature et l'exil, la beauté qui se cache partout, écrire les mots pour trouver des réponses aux questions et non-dits.
"J'exige du verbe tomber la lenteur. Dans ma tête, je déjoue les mots, tourne avec les phrases, crie magie. La parole charrie tout ce qui tombe : tomber en amour, tomber en enfance, tomber dans les pommes, tomber du ciel..."
Quelle plume! Un magnifique hommage à la mère de l'auteur. Belle réflexion sur l'exil, la filiation, la maternité, la survie, le racisme, Haïti. J'ai beaucoup aimé!