Quand on a vingt-cinq ans, un master en communication et une mère à charge, on ne fait pas la difficile quand un boulot se présente. Myriame est embauchée pour faire de la veille réseaux dans une entreprise du côté de Bercy. Locaux délabrés, logiciel de surveillance installé sur les ordinateurs, supérieurs très supérieurs… Pourtant, quand l’un d’eux s'intéresse à elle au point de lui obtenir un CDI et lui trouver un logement, elle accepte, semi-révoltée, semi-séduite... Mauvaise idée ? Pas pire que le secret inavouable à l’origine de son retour à Paris. Myriame est habituée aux jeux dangereux. La relation qu’elle entame alors avec Duncan Algernon Vane-Tempest, comte d'Angus, décédé il y a un siècle et demi, est à sa mesure. Du moins le croit-elle…
D’une plume grinçante et hilarante, Catherine Dufour exorcise Twilight et les Nuances de Grey. Sauramps.com.
L’auteure renoue avec un fantastique dont les pères se nomment Nerval, Hoffmann, Maupassant, Lovecraft… Incontournable. NooSFere.org.
ALORS. c'est compliqué. J'ai aimé des choses et beaucoup moins certaines. J'ai franchement assez d'éléments pour écrire soit une chronique très négative soit une très positive. Mais forcément je me retrouve au milieu mais certaines trucs m'empêchent de mettre plus de 3, donc déjà la note : 2,5/5, la moyenne quoi. Et sinon bah plus de détail quand j'aurais le temps et que je serais pas au bord de mourir de fatigue avec le boulot
C'était affreux vraiment. Je suis si déçue mdrrr. Je prie pour n'être juste pas tomber sur le bon Dufour et faire une meilleure rencontre sur un prochain.
Eh oui, on peut dire que 2020 aura été une année très Catherine Dufour pour moi. Ce roman-ci reprend, des aveux de l'auteure, les thèmes déja exprimés dans des romans comme Twilight ou 50 nuances de gris : une jeune femme d'origine raisonnable découvre l'amour et une passion aussi torride que dérangeante pour un homme de haute extraction sociale, mais cachant un Sombre Secret. Bon, en l'occurence, ce roman part très vite dans une direction très Dufourienne : la jeune femme a une claire conscience de ce qu'est sa place dans l'économie du XXIème siècle, la surveillance panoptique par l'employeur est une réalité aussi terrifiante qu'assumée dans cette entreprise ... douteuse. Et si sa rencontre avec le bel et sombre inconnu a lieu via des moyens modernes, elle prend vite une forme assez classique de récit initiatique (dans le domaine de la relation parfaitement toxique à tous points de vues) avant de finir mal, vraiment mal. Evidement, même si je ne pense pas être le public formé aux canons de ce genre (la chick-lit tendance dark basée sur des ressucées des deux oeuvres précédement citées), les thèmes en sont clairement balisés, et Catherine Dufour a su les démolir avec talent. Il y a d'abord une forme d'érotisme lourd : l'auteure doit parler des seins qui pointent, du désir qui agite sourdement les nuits de l'héroïne, laisser l'homme dans l'ombre au maximum, avant de révéler la puissance de l'amour, j'imagine. Et c'est bien respecté ici avec toutefois une intéressante nuance d'amour/haine : Myriame désire Vane, mais le déteste, mais l'aime, mais le veut. Et du point de vue du lecteur, c'est presque drôle ... C'est presque drôle parce que cet érotisme est contrebalancé par la nature de Vane. Qui, quand elle est révélée, fait passer l'héroïne pour une fétichiste aux goûts vraiment bizarres. Cette nature nous permet aussi à l'auteure quelques belles pages sur Paris, ses toits, ses immeubles, son sol, et même ses catacombes ces pages là sont à réserver à un public averti - parce qu'il y a un vrai malaise là-dedans). Et c'est assez réussi. Pour tout dire, je ne regarde plus les bâtiments de la même manière. Et puis il y a (comme dans tous les romans de Catherine Dufour) un fond de révolte sociale qui rend tout ça supportable (parce que sinon, il s'agirait juste d'une histoire de désir particulièrement toxique et difficilement supportable) : Myriame a des désirs d'égalité, comme en ont même les mânes du fond des catacombes. Et cette vision un peu gauchisante fait toujours plaisir à lire de mon point de vue. Pour finir, je fais un lien franchement fort entre ce roman et Au bal des absents : dans les deux cas, on voit une femme en difficulté sociale affronter l’innommable et s'en sortir. Et le fait que l'héroine du bal des absents s'en sorte finalement mieux que celle-ci laisse à penser tout le bien que Catherine Dufour voit dans les histoires d'amour et de passion sans retenue. Franchement, c'était une très bonne lecture.
De ce roman, je ne retiendrai que la superbe couverture (Aurélien Police <3 )
Au départ, la forte personnalité de l'héroïne m'a paru comme bon signe mais j'ai vite eu énormément de mal avec le style de Catherine Dufour. Ainsi que son côté bilingue prononcé que j'ai vu comme de la fanfaronnade.
Le sujet est original, il est vrai. Mais terriblement mal exploité, en tout cas selon mes goûts. Tout s'enchaîne très vite, surtout l'amour de la demoiselle pour le beau mais mystérieux mais brutal mâne mâle. La nana est considérée comme une poupée de chiffon mais tout va bien ! Et puis comme tout s'enchaîne très vite, j'ai fini par avoir du mal à m'y retrouver, notamment à la toute fin où j'ai pas compris grand chose...
Une belle grosse déception qui sera par chance vite oubliée.
Ouf... Un livre d'une grande complexité littéraire tout en étant une complexe satire de Twilight et 50 Shades of Grey (et un soupçon de Pride & Prejudice je crois bien). Je dois avouer qu'en le commençant, qu'en entend rendu au milieu du livre, j'avais du mal à en croire le résumé comme un "anti-Twilight" (j'avais l'impression de n'avoir qu'une 4ème couverture accrocheuse), mais j'avais aussi beaucoup de mal à imaginer Dufour n'écrire qu'un autre Twilight. J'ai donc poursuivi ma lecture, analysé au possible les dynamiques de pouvoirs entre les deux protagonistes (qui bien que de classes très différentes, avaient chacun leurs propres manigances, soupçons, intérêts, etc.), l'espèce de séduction étrange entre le Myriame et Duncan. Je passais mon temps à me questionner si ça se voulait uniquement une interrogation des classes dans le genre de couple à la Twilight et 50 Shades, rendre la protagoniste beaucoup plus en contrôle de ses exigences ou son jeu de séduction, mettre le tout dans un Paris futuriste avec des habitants pauvres et des patrons super-riches qui les exploitaient, une variante très intéressante du vampire (je n'en dirais pas plus, mais il s'agit définitivement d'un mythe peu exploité!!).
C'est difficile parce qu'il faut vraiment s'accrocher pour avoir une quelconque idée de ce qui est la satire, ce qui est la fiction, ce qui est la critique, ce qui est la narration. Même en refermant le livre (après une finale un peu rapide), je me demande encore... Qu'à cela ne tienne, peut-être est-ce là un périlleux exercice de satire, une tentative de réappropriation (?)féministe du genre, un piège pour un lectorat avide de ce genre de fiction à qui on rappelle la réalité dans laquelle elle s'inscrit. Peut-être tout cela à la fois?
Définitivement, il faut analyser ce roman, le relire, pour en comprendre toutes ses subtilités. En attendant, cela reste une fiction abordable au premier degré avec un univers mythologique original et très bien exploité.
Chapeau à la merveilleuse couverture du livre qui reflète un visage dans une carte de Paris (très à la manière de cette introduction de la série Marvel The Defenders), cependant, et contrairement à ce que la 4ème de couverture nous indique "une ode à Paris bouleversante", la ville de Paris, à part comme lieu, peut-être comme atmosphère géographique, les habitants et sa temporalité (et évidemment les catacombes) n'est peut-être pas autant exploitée que je l'aurais crû. Certes, la mythologie y joue un rôle capital, mais on y fait plus référence qu'on ne s'en sert réellement. C'est n'est qu'une observation toutefois, pas une critique.
J'ai arrêté ce livre après en avoir lu les deux tiers. J'ai trouvé cette romance "anti-Twilight" finalement pire que Twilight et super malsaine. J'ai eu aussi beaucoup de mal avec les montagnes russes des registres de langage, puisqu'on alterne constamment le soutenu et le vulgaire. L'héroïne ne m'a pas intéressée - d'ailleurs j'avais un mal fou à retenir son prénom. Dommage.
Un roman fantastique qui sort des sentiers battus et comme cela est indiqué sur la quatrième de couverture un "anti-twilight". Myriame change de vie en acceptant un nouvel emploi et en habitant chez sa mère afin de lui venir en aide. Très vite, elle s'aperçoit que les conditions de travail sont loin d'être idéales avec un contrôle important des dirigeants et une surveillance étroite via webcam des employés. C'est par ce procédé que Myriame va faire connaissance de Duncan. Mais un ensemble d'éléments du quotidien et d'évènements quelque peu improbables vont la faire douter sur le monde qui l'entoure, et la faire glisser dans un univers fantastique. Malgré des passages ont peu long ou des tergiversations de Myriame, le texte est plutôt fluide. La dernière partie du livre est beaucoup plus rapide et bien plus intéressante que le début, assez lent. Un bon final qui sauve l'ensemble du livre.
2,5/5 ! Une lecture plutôt mitigée. Sur le papier, ce n'est pas mon genre de lecture, mais on me l'a offert pour le clin d'oeil anti-twilight, et j'étais curieuse. Au début de la lecture, j'étais intriguée, l'héroïne me plaisait, le setting d'un Paris familier, la critique sociale aussi, et évidemment toutes les références et critiques Twilight et dark romances de manière générale. J'ai beaucoup aimé la mythologie autour de la créature du lémure. Mais passé la première moitié, quand l'intrigue prend des allures de thriller, je n'accrochais plus, et ceux malgré les twists intéressants. J'ai eu beaucoup de mal à comprendre la psychologie des personnages, de l'héroïne notamment, et encore plus de mal avec le style d'écriture qui passe du registre soutenu à des moments bien trop familiers. Bref, idée prometteuse mais exécution pas incroyable !
Un nouveau travail, une rencontre virtuelle et des événements étranges vont amener Myriame à revoir sa vision de Paris. Elle explore l’univers à la fois fascinant et sordide des lémures, esprits de la ville. Entre douceur, décadence et violence, le récit nous emmène à la découverte de la capitale française comme on ne l’a jamais vue. Une plume immersive qui nous conte une romance plus qu’improbable entre une humaine et un immeuble !
Après un début en fanfare, le soufflé retombe vite. On ne croit absolument jamais à l'héroïne et à sa psychologie de bric et de broc. Idem pour la narration. Dans un cas comme dans l'autre, on dirait que l'auteur n'a pas su choisir ou à essayer de mélanger des styles et des genres pour n'obtenir qu'un gros ratage sans humour, sans peur et sans poésie. Je passe sur la gouaille et les vannes à deux balles de l'héroïne.
Je suis vraiment mitigée par cette lecture. J'ai adoré la première partie : la répartie de l'héroïne, la recherche et l'imagerie de l'écriture... Vraiment, j'ai été happée par l'histoire et sa narratrice... je me suis bidonnée! Et puis, dès qu'on comprend à quoi on a affaire, le style change, le rythme aussi et je n'ai pas retrouvé l'engouement du début. Dommage!
Je ne vais rien ajouté de plus à ce qui a déjà été dit dans les commentaires déjà émis par les autres lecteurs.
Mais le coup de la personnage principale = espionne pour le compte du Vatican .. j'ai dû revenir en arrière et relire car je pensais avoir loupé un truc dans l'histoire.
Si j'ai bien compris, elle finit quand même par mettre le feu au bâtiment ...
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Un pastiche de Twilight à la sauce lutte des classes, qui met le doigt là où ça fait mal : une relation où les rapports de pouvoir sont déséquilibrés à l’extrême a de fortes chances d’être profondément malsaine. Là-dessus, c’est réussi (la lecture est d’ailleurs très malaisante), mais ça aurait pu être poussé plus loin. Connaissant Catherine Dufour, sa verve habituelle et les thèmes qui lui tiennent à cœur, le résultat est plutôt timide et sous-exploité comparé à d’autres de ses œuvres, comme l’excellent Au bal des absents.