Il existe dans chaque famille des histoires qui laissent des traces pour des générations. Des micromythes qui ne sortent pas de la microcellule familiale. Qu’on entretient un peu comme… comme le feu d’un poêle à combustion lente : une bûche de temps en temps.
Mononk Jules reconstitue le parcours de Jules Sioui, un Wendat qui a bousculé l’Histoire canadienne avant de sombrer dans un énorme trou de mémoire familial et historique. Dans sa tentative de comprendre comment s’écrit l’Histoire (ou comment elle ne s’écrit pas) l’auteur se retrouve, malgré lui, face à un colosse aux pieds d’argile.
Comédien, dramaturge et marionnettiste, Jocelyn Sioui tire ici sur les petits et grands fils de l’histoire de cet énigmatique grand-oncle, héros autochtone du 20e siècle.
Dévoile des pans de l’histoire que celle qu’on nous enseigne à l’école n’a pas retenus. L’auteur possède l’art des phrases coup-de-poing. (« Les gens sont comme des musées fragiles. Il faut donc aller à leur rencontre avant que leur corps s’effrite [...] » Je pense que je n’avais pas bien compris de quoi il allait s’agir. Je croyais que ce serait plus romancé que factuel. C’est extrêmement bien documenté, instructif. Je crois cependant que ça m’a moins plus entre autres parce que ce n’est pas tellement ce que j’avais envie de lire sur le moment, ce à quoi je m’attendais. Je dois ajouter que Sioui largue toute une bombe à la fin qui nous oblige à remettre en perspective tout ce qu’on a lu.
Wow. Je m’attendais pas à ça ! À lire tout le monde ! Et on s’en parle après ! Y’a tellement de choses à dire que je ne sais pas par où commencer .. 😳 ce livre, c’est une petite tornade.
Comment éduquer le lecteur à l'histoire et aux réalités autochtones, tout en le prenant totalement par surprise au tournant de la fin? Jocelyn Sioui réussit ce mandat avec un récit que je qualifierais d'historico-biographique. La lecture d'un livre a poussé l'auteur à s'intéresser de près et à faire des recherches pour reconstituer l'histoire de son grand-oncle, Jules Sioui, un Wendat qui a lutté pour les droits autochtones. J'ai bien aimé en apprendre d'avantage sur l'histoire des Huron-Wendat et plus précisément sur Wendake et j'ai surtout aimé la façon dont l'auteur nous faire réaliser combien il est facile de prendre l'histoire pour acquis.
Ce livre aura été pour moi une surprise du début à la fin et ce qui me reste le plus après sa lecture, c'est la conviction qu'il peut ouvrir le dialogue sur plusieurs sujets et c'est pourquoi je le recommande fortement.
Ce livre est intéressant du début à la fin et à travers le personnage principal met en lumière des aspects de l'histoire des autochtones que je ne connaissais pas. Le livre de Jocelyn Siou se veut aussi un essai sur la mémoire et la vérité historique. J'ai vraiment apprécié la franchise de l'auteur. Je réside tout près de Wendake et pourtant je suis si loin d'en connaître l'histoire. Mononk Jules m'a permis de m'en rapprocher et de vouloir en savoir plus encore!
J’ai bien aimé la façon dont l’auteur retrace le parcours d’un individu tout en parsemant son récit d’anecdotes personnelles et en orchestrant une réflexion sur notre conception de l’histoire et de la place qu’y occupent les Premières Nations du Canada – ces parties étant les plus révélatrices et intéressantes du livre à mon avis. L’auteur adopte une posture franchement transparente quant à son projet de recherche et son cheminement ; son ton familier rend la lecture conviviale.
J'ai adoré ce livre ! C'est écrit d'une façon tellement accessible à tous, mais en même temps un grand travail de recherche. Je penses que malgré les points négatifs, cet homme a mené un combat qui est toujours d'actualité aujourd'hui et qu'il est important de connaître son histoire, comme celle de bien d'autres encore.
«Ça sera jamais toi qui vas décider quelle trace tangible ou intangible tu vas laisser. Ce sont les autres. Les autres ont le droit de vie ou de mort sur l'empreinte de tes efforts à marquer leur conscience.» Mononke Jules est très bien écrit, mais c'est cette profonde honnêteté qui m'a conquise! Une honnêteté, pas dans la véracité des propos parce que je ne pourrais savoir mais dans le présentation des faits et dans la profondeur émotionnel qu'il aura fallu à l'auteur pour naviguer dans autant de nuances et de conflits sentimentaux. BREF! Super bon, j'en sors avec un gros sentiment de dilemme (ce qui est étonnement positif à mes yeux). Ce livre image parfaitement les zones grises des mouvements progressistes de l'histoire avec un grand (et un petit) H.
L’auteur brosse le portrait mémorial d’une figure mythique non seulement chez les Huron-Wendat, mais également à travers le Canada.
Un essai tellement important sur les enjeux liés à la mémoire et l’oubli, sur le passé (je devrais dire le présent) colonial du Canada et un exemple inspirant de militantisme.
L’auteur excelle dans le domaine des « phrases coup de poing » et n’hésite pas à appeler un chat un chat. Dans ce livre, le Canada est un état ségrégationniste, les peuples Autochtones vivent l’apartheid et les actions du gouvernement ont des visées génocidaires.
Je m’étais promis de relire ce livre parce qu’il se termine sur une véritable bombe qui change complètement le narratif inculqué au lecteur depuis le début. Cela permet de livrer un profond message que je ne divulguerai pas (lisez le livre)
*Lecture obligatoire cours Littératures autochtones Il faut savoir que Jocelyn Sioui a eu l'idée d'écrire ce livre en lisant La Femme qui fuit d'Anaïs Barbeau-Lavalette, qui est mon livre québécois préféré, donc je n'ai pu qu'être emballée par ce livre historico-biographique. Et surtout relatant l'histoire d'une figure activiste et militante des droits autochtones. Je dois dire que juste pour ce que j'ai appris historiquement sur les Premiers Peuples et sur leurs luttes au Canada et au Québec, ça en vaut vraiment le détour et à vrai dire, je pense qu'il devrait être lu au secondaire (ou au cégep vu la fin du livre) et qu'il devrait être intégré dans le corpus québécois. Les luttes subversives, ces personnages qui renversent l'ordre établi, ça fait les meilleures histoires. J'ai aussi adoré le sarcasme vivant de Jocelyn Sioui et cette profonde intimité qu'il tisse avec le lecteur. Par contre, je dois dire que le fait que le récit ne soit pas raconté avec une ligne du temps précise m'a beaucoup sortie de l'histoire et j'étais franchement perdue une bonne partie du temps. Certaines pages présentaient la mort d'un personnage et sans plus de contexte, on retournait en arrière dans une scène qui n'impliquait même pas la personne décédée, donc pourquoi avoir placé l'avis de décès à cet endroit? Et je dois dire que je connaissais la fin (assez choquante) avant de commencer le livre, donc ça a beaucoup altéré mon expérience, parce que j'étais très critique de Jules Sioui et je voyais les failles de sa personnalité un peu partout, même à travers ses actions les plus courageuses (mais je reconnais que c'est à cause d'un divulgacheur personnel et non à cause de la qualité de l'ouvrage). 8/10
Retour de lecture : Mononk Jules, Jocelyn Sioui, Éditions Hannenorak, 329p. ⭐️⭐️⭐️⭐️,✨ Pour le mois de juin, je voulais absolument lire un livre autochtone. Et bien le voilà. je n'ai pas été déçu!!
Au départ je pensais que c'était un roman raconté en récit, mais je me suis rendu vite conte que c'était un mélange entre un documentaire et un récit.
J'ai trouvé ce roman très instructif autant du côté des premières nations et autant pour ce qu'on nous a pas dit concernant ce sujet.
L'auteur a un lien de parenté direct avec '' Mononk Jules'' puisqu'il est son petit-fils.
Ici, l'auteur raconte le parcours de son grand-père Jules Sioui. Un grand défendeur des droits fondamentaux des nations autochtones du Québec. Jusqu'à la fin de sa vie, ''mononk Jules'' a combattu pour la réappropriation des territoires ayant appartenu aux premières nations auquel le gouvernement de cette époque s'appropriait de plus en plus en brimant les droits de ces nations!
Ségrégation, racisme, privations des droits fondamentaux et L'obligation de l'assimilation des nations autochtones sont les sujets contenu dans ce roman.
Je dois dire que j'ai été choqué d'apprendre tous ces faits. Quoi que j'en savais un peu, mais pas à ce point! ça me rends furieuse de penser à tout ce qu'on leur a fait subir ... Et je suis certaine que je ne sais pas tout encore ...
Je vous laisse avec une citation: « Si vous doutez de la vitesse à laquelle une connaissance peut disparaître, demandez à un enfant de vous expliquer comment fonctionne une cassette de musique. Ce qu’on ne vous enseigne pas, vous ne pouvez le connaître. La transmission est la seule façon de préserver la connaissance. Alors imaginez qu’on vous oblige à oublier votre culture…. »(p.237-238)
J'ai plongé dans la lecture juste après l'avoir vu sur scène (théâtre documentaire). Désir que le propos laisse des traces plus profondes encore! C'est un livre nécessaire parce qu'il s'attarde sur ce qui a été occulté! Mononk Jules, c'est le fruit d'une recherche de longue haleine menée par l'arrière petit neveu du héros. Un héros Wendat qui n'a rien de fictif, mais qui, pourtant, n'apparait pas dans les livres d'Histoire. Et cependant, on découvre, au fil des pages, un homme engagé, un précurseur, un rassembleur, qui a tout du mythe, un vrai activiste pacifique qui veut, plus que tout et surtout envers et contre tout, défendre la cause autochtone. Le livre fait la part belle aux documents d'archives, aux anecdotes personnelles colorées mais également à des pistes de réflexion où se mêlent humour et prises de conscience. On hait les politiques et on se rend compte à quel point on a bâillonné la vraie Histoire. Devoir de mémoire donc d’entrouvrir cet essai qui se lit très facilement!
Très bien documenté, j’y ai appris beaucoup sur un personnage qui m’était complètement inconnu et… quelle chute! Vraiment intéressant. Peut-être pas le plus grand auteur que j’ai lu de ma vie, c’était un peu redondant dans la formule et le ton semblait se chercher encore, selon les passages. Alors on y va sans chichi, pour apprendre quelque chose de nouveau plutôt que pour être jeté par terre par la beauté des tournures de phrases. On a peut-être davantage l’impression de se faire raconter quelque chose par un humain et ça, c’est important et précieux, aussi.
J'ai vraiment essayé d'aimer ce livre parce que l'histoire de Jules Sioui est intéressante. Après le deuxième tiers, j'ai abandonné, ce que je ne fais presque jamais.
Ça commençait pourtant bien, j'aimais le style littéraire et la façon d'amener le contexte. On tombe par contre rapidement dans l'allignement de faits historiques sans couleur, des extraits de textes légaux et des redondances.
J'imagine que j'aurais du me rendre jusqu'au bout parce que les héros des Premières Nations sont trop peu souvent mis en valeur. Désolé!
“Ce livre est le récit d’un gars qui essaie de comprendre comment un homme si influent a laissé si peu de traces.” Un ouvrage intéressant, qui permet d’en apprendre sur les injustices répétées vécues par les autochtones et sur un homme qui s’est battu contre elles.
Une plume tellement limpide et belle. Se lit tout seule. Historiquement super intéressant et fait réfléchir a la notion d'histoire en plus de couvrir des belles bases de notre histoire. Mais surtout, criss que j'aime sa plume.
Pour en apprendre davantage sur l’histoire des autochtones et surtout sur un grand défenseur des droits des premiers peuples. Écriture intéressante et approche originale qui amène la réflexion sur la façon d’écrire l’histoire…
C'est un livre qui se lit facilement et qui est une bonne sensibilisation à la problématique de la discrimination des peuples autochtones. Ce livre, par l'enquête menée par l'auteur, permet d'en apprendre plus sur les lois et l'histoire de nations comme celle des Hurons-Wendat.
Superbe récit d'un personnage important et controversé de l'histoire du Canada. C'est un livre important à mon sens et à lire absolument pour mieux comprendre les rapports entre autochtones et allochtones. Se lit facilement à la manière d'un roman, parfois romancé d'ailleurs.
Moins une biographie qu'une quête mémorielle, dont la forme rappelle le théâtre documentaire. Sans prétention, l'auteur montre que l'oubli finit par ensevelir non seulement celui qui y sombre, mais également les causes mêmes de sa disparition de la mémoire collective. Une lecture captivante.
For reading in my second language it was a bit too dry--I was losing the thread around chapter 9 or 10. I'll just read up on him and watch his show on youtube.