Prendre le temps de cuisiner peut parfois paraître laborieux. Horaire chargé, recette compliquée, ingrédient introuvable pour accomplir le plat de tel ou telle chef réputé.e… le prêt-à-manger semble soudain si simple. Et si on apprenait à cuisiner sans recettes? Véronique Bouchard nous propose de libérer le créateur culinaire qui dort en nous et d’adapter notre alimentation à la saisonnalité et la disponibilité des aliments. Il est temps de reconquérir notre autonomie alimentaire!
Dans un contexte de changements climatiques, d’épuisement des ressources, de risques de pandémie et d’inégalités sociales grandissantes, il devient urgent de réapprendre à consommer, à cuisiner et à conserver les aliments produits localement. Véritable anti-livre de cuisine traditionnel, Cuisiner sans recettes donne tous les conseils et techniques pour développer de bons réflexes culinaires et favoriser notre résilience alimentaire.
Cuisinier sans recettes pourrait bien être votre dernier livre de cuisine! Véritable ode aux artisan.e.s qui nous nourrissent, ce guide est l’outil idéal pour développer votre confiance et adapter vos repas au rythme des saisons, tout en contribuant à une culture alimentaire plus écologique, solidaire, résiliente et nourrissante.
Manger de saison et redécouvrir le terroir québécois, c’est ce que l’autrice propose avec ce livre « anti-recette ». Que vous soyez omnivore, pescavore, flexitarien, végétarien ou végétalien, ce guide s’adresse tout azimut à la population québécoise en quête de « locavoriser » son alimentation et de s’affranchir des livres de recettes qui font abstraction de la saisonnalité des aliments et de la production locale. À cet effet, ce livre fait surprenamment bien et met en valeur tout un terroir oublié aux profits de produits importés, qui n’ont pas le meme impact environmental et social des aliments d’ici. Même si l’espace réservé aux « idées recettes » est plutôt faible (environ 1/3 du livre), il laisse le lecteur avec un bagage assez complet pour que le fardeau de cuisiner n’en soit plus un : chacune des propositions de repas est adaptable selon les saisons, ce que vous avez dans le frigo ainsi que vos préférences alimentaires. C’est définitivement un guide pratique à garder sous la main qui vous servira de référence quant aux bases et proportions nécessaires à la réalisation d’une foule de plats certes, mais aussi, comme son titre l’indique, de cuisiner intuitivement avec ce que vous avez sous la main.
Livre rempli d’informations utiles et intéressantes au sujet des aliments de son terroir avec de belles illustrations. J’ai apprécié toutes les informations détaillées et consignes recommandées pour mieux acheter, conserver et consommer des produits du Québec tout en ayant une conscience écoresponsable. Ce livre ne remplace cependant pas les livres de recettes comme le veut son titre. Axé plutôt sur l’engagement du consommateur, je le considère presque comme un Protégez-Vous de l’alimentation bio et locale. Pratique, mais pas du tout à quoi je m’attendais. Je critique aussi le choix de l’auteure d’inclure très peu d’informations ou de références partagées par des communautés autochtones. Le livre a un ton nationaliste (et très centré sur les réalités du sud du Québec) et bien que cela se reflète de façon positive pour plusieurs aspects, j’ai trouvé ce ton de mauvais goût. J’aurais apprécié au minimum être redirigée vers des références autochtones surtout dans la section « Savoir cuisiner avec les aliments de son terroir » ou même d’inclure des citations et/ou des profils des nations autochtones au tout début du livre. Une reconnaissance claire de l’importance des connaissances et coutumes autochtones sur le développement d’un « terroir québécois » aurait été apprécié. Ce livre est utile et inspirant mais aurait pu être plus recherché pour y amener une richesse historique et culturelle.
Parfois, lire des gens qui y croient comme moi, et qui en plus, le font, ça me fait du bien. Vivre autrement, faire attention à notre planète, fonctionner un peu en dehors du reste… C’est rare, un « livre de recette » qu’on lit d’un couvert à l’autre, mais celui-ci vaut la peine. Et il m’a rassuré aussi. Mes « repas-bricolages » sont de vrais repas, même s’ils peuvent sembler un peu disparates et qu’ils ne sont pas exactement de calibre à se retrouver en couverture du Coup de Pouce. Mais j’avoue que la postface m’a un peu achevée. C’est que le livre a été écrit en mars 2020. Quand on y croyait vraiment, à une amélioration possible, quand le nationalisme se concentrait autour de l’approvisionnement local et non des couleurs de peau et des langues… avant que nos derniers relents d’espoirs en l’humanité s’écrasent abruptement. De relire ça, j’avoue, ça m’a fait pleurer.
J'ai apprécié la (très) longue (et très pertinente) présentation des aliments locaux, de l'agriculture biologique, du réseau des fermiers de famille ça pourrait être facilement un livre consacré juste a ça. J'ai trouvé la partie sur les techniques et les recettes très courte et trop légère en informations. Rien a été rajouté à ma connaissance culinaire ou rien m'a vraiment donné des insights sur comment faire des choses différemment. J'ai aimé beaucoup les illustrations mais Salt, Fat, Acid, Heat continue à être un livre imbattable pour apprendre à cuisiner sans recettes, il y a rien de comparable.
La prémisse du livre aurait dû être "cuisiner plus local" plutôt que "sans recette". Le propos de l'autrice sur sa philosophie par rapport à l'alimentation est fort intéressant, mais ceux et celles à la recherche d'un guide pour devenir plus autonome en cuisine seront déçu.e.s. Néanmoins, pour son plaidoyer en faveur d'une alimentation plus éthique, ce livre mérite une place sur votre étagère de livres de recettes... qui ne serviront peut-être plus autant!