Un matin, tout lâche pour Clara, jeune femme compétente, efficace, investie dans la société de crédit qui l'emploie. Elle ne retournera pas travailler. Amis, amours, famille, collègues, tout se délite. Des semaines, des mois de solitude, de vide, s'ouvrent devant elle. Pour relancer le cours de sa vie, il lui faudra des ruptures, de l'amitié, et aussi remonter à la source vive de l'enfance. Ce matin-là, c'est une mosaïque qui se dévoile, l'histoire simple d'une vie qui a perdu son unité, son allant, son élan, et qui cherche comment être enfin à sa juste place. Qui ne s'est senti, un jour, tenté d'abandonner la course ? Une histoire minuscule et universelle, qui interroge chacun de nous sur nos choix, nos désirs, et sur la façon dont il nous faut parfois réinventer nos vies pour pouvoir continuer. Gaëlle Josse saisit ici avec la plus grande acuité de fragiles instants sur le fil de l'existence, au plus près des sensations et des émotions d'une vie qui pourrait aussi être la nôtre.
Passionnée de poésie, elle a publié plusieurs recueils et a même reçu le Prix de l'édition poétique de la ville de Dijon en 2009. En 2011, Gaëlle publie son 1er roman, « Les heures silencieuses » inspiré d'un tableau du peintre flamand Emmanuelle de Witte. Dans un texte court, empreint de poésie et de mélancolie, l'auteur invente un destin au personnage féminin du tableau. Plébiscité par les libraires, ce titre fait partie des finalistes du Prix Orange du Livre 2011. Gaëlle Josse a suivi des études de psychologie, de journalisme et de droit. Après quelques années passées en Nouvelle Calédonie, elle revient en métropole, s'installe à Paris et devient rédactrice en presse magazine mais aussi pour un site Internet.
Comment trouver les mots pour exprimer le ressenti à la lecture de ce roman. Simplement que l’écriture de Gaëlle Josse est la preuve que les mots peuvent être magique et la lecture un rituel vital
A lire, mais pas quand on doute dans son travail, pas quand on questionne le sens de son boulot (ou alors, il faut se préparer à souffrir un peu en lisant). C'était une magnifique lecture, portée par une plume concise et délicate.
Ce roman était comme annoncé sur le bandeau, "comme une main sur l'épaule".
C'est un récit émouvant, dans l'air du temps, qui aborde avec justesse le thème du burn-out et du sens que l'on veut donner à sa vie. Clara travaille pour une société qui vend du crédit à la consommation. Objectifs, rentabilité, journées à rallonge, l'entreprise lui en demande toujours plus et grignote peu à peu sa vie, jusqu'au point de rupture ... J'ai été dès les premières lignes séduite par l'écriture de Gaëlle Josse, ciselée, poétique, pudique, profonde. Cette lecture me donne envie de découvrir ses autres romans que je vais m'empresser d'ajouter à ma PAL. Un grand merci à la plateforme Netgalley et aux éditions Notabilia pour l'envoi de ce roman, un coup de coeur ! #NetGalleyFrance #cematinlà
6 étoiles peut-être, juste parce que ça résonne fort, et juste, avec un épuisement ressenti en ce moment. Et la lumière que l’autrice place au bout, forcément ça fait du bien.
"Elle voudrait ajouter que la vie court vite, qu'elle court sur les corps et les visages, qu'elle laboure les cœurs et les âmes, que le temps nous met des gifles jour après jour et que les larmes et les souvenirs creusent d'invisibles rivières, qu'il faut courir vers son désir sans regret et sourire à ce qui nous porte et nous réjouit."
Je remercie NetGalley et les éditions Notabilia pour l’envoi de ce roman. Gaëlle Josse est une auteure que j’apprécie particulièrement pour son style poétique et son habileté à décrire l’intériorité, les pensées intimes de ses personnages. Et ici, elle réussit avec talent à nous décrire les affres de Clara qui plonge du jour au lendemain dans la dépression. Un simple regard désapprobateur de sa supérieure et c’est le burn out… impossible de retourner travailler dans cette société de crédit, elle pleure à journées entières, ne sait plus ce qui compte pour elle. Il lui faudra du temps, de la solitude et le coup de fil d’une amie pour lui laisser entrevoir un peu d’espoir. Un roman touchant, plein de sensibilité qui m’a séduite comme l’avaient fait « Le dernier gardien d’Ellis Island » ou « Une longue impatience ».
Avec Ce matin-là, Gaëlle Josse présente la renaissance d’une femme confrontée à un burn-out et qui va devoir reconstruire sa vie pour en retrouver un goût renouvelé, peut-être un peu différent de celui d’avant.
Quelle merveilleuse idée de roman ! Gaëlle Josse prend dans ses bras son héroïne Clara, trente-cinq ans, victime du travail et détaille à la fois les raisons de sa dépression mais aussi les moyens de son réveil.
Le roman s’ouvre deux ans plus tôt sur l’AVC de son père qui amène une insécurité affective, à bas bruit. C’est le premier signe que la vie de Clara se fendille inexorablement. Pourtant, elle continue à être active et pétillante. Car Clara traverse la vie avec le sourire et une énergie incroyable. Mais, un matin, tout va craquer ! Sa voiture ne répond plus. En fait, c’est beaucoup plus …
Encore un magnifique roman de Gaëlle Josse qui décrit parfaitement le trop-plein, l'épuisement moral et psychique de son héroïne. Mais son parcours est beau et se dirige toujours plus vers la lumière.
Toujours une aussi belle prose que celle de Gaëlle Josse, d'ailleurs j'ai toujours envie de la lire à haute voix ! Même si le sujet de ce roman (le burn-out) est douloureux, le texte n'en demeure pas moins élégant, délicat, subtile et précis à la fois. Il n'y a ni jugement sur ce plongeon en eaux troubles, ni recette pour entamer la remontée vers la lumière. C'est juste un partage d'émotions sans pathos, une histoire de vie très actuelle. Seul reproche, la sortie du tunnel est peut-être un peu trop rapide.
Une très belle écriture. Clara c'est nous, et sa vie, la nôtre. Une chute, un fond. Puis une remontée, jamais linéaire, faite de courbes, de rechutes, de bonds, de retrouvailles et de rencontres.
J'ai trouvé qu'il y avait plein de descriptions de choses aléatoires de la vie... sans conclusion, sans intérêt pour l'histoire. J'attendais constamment que quelque chose se passe, je faisais attention aux détails... mais l'autrice n'en faisait rien. J'aurais pu mieux apprécier si ça s'intégrait à la personnalité du personnage principal, par exemple si Clara était une personne rêveuse qui s'émerveille de tout, ou qui analyse tout.
En fait, on ne sait pas vraiment qui est Clara, on a des bribes d'informations basées sur des flashbacks, mais rien qui souligne une personnalité. On a un mélange d'informations sans lien, qui n'amène à rien. Pourquoi parler de cette amie d'enfance à la fin, sans lien avec ce qui se passe, et ensuite ne rien en faire ?
J'aurais aimé que le livre ait plus de profondeur, que les idées soient développées et non pas survolées.
Même l'idée du burnout, qui peut être très intéressante, n'est au final pas aboutie. Clara a juste un éclair et décide de partir à l'autre bout du monde, en l'espace de quelques pages à la fin, sans qu'on sache si mentalement elle va mieux, sans qu'il n'y ait de véritable développement de cette idée qui soit dévoilé aux lect.eur.ice.s.
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Juillet 2006. Clara passe la soirée avec ses parents lorsque son père est victime d’un malaise. Hospitalisé d’urgence, c’est un AVC. Clara devait partir travailler à l’étranger, elle renonce et reste s’occuper de ses parents. J’avoue que là, je n’en menais pas large. Ma mère a fait un AVC il y a plus de vingt ans maintenant, les souvenirs sont remontés à la surface, ces premières pages de lecture se sont avérées hyper compliquées pour moi.
Mais heureusement pour moi et pour l’avenir de ce livre entre mes mains, on passe vite à autre chose, ouf !
On retrouve Clara douze ans plus tard. C’est une jeune femme dynamique et énergique. Ce matin-là, elle s’installe comme tous les matins au volant de sa voiture pour se rendre à son travail. Elle est animatrice commerciale dans un établissement bancaire. Sauf que ce matin-là, sa voiture ne démarre pas, et Clara va s’effondrer. Ce petit contretemps est la goutte d’eau faisant déborder le vase.
« Son regard erre sans se fixer, et elle ne parvient plus à entrer dans la ronde, à dire les mots du quotidien, les mots prudents, comme des passerelles tendues au-dessus des rapides. Cette impression d’avoir perdu le lieu, l’axe, le repère, la maison intérieure, de n’être qu’une plume, une feuille malmenée par le vent. »
Gaëlle décortique ce moment, cette chute, cet instant où le cerveau fonctionne mais où le corps dit « stop ». Clara va perdre le contact avec sa propre vie, elle sombre dans la dépression. Le lecture suit ce parcours dans cette spirale infernale, étouffé dans les angoisses de Clara, submergé par ses envies de rien, ce néant.
On passe tous par des passages difficiles, conflictuels, que ce soit sur le volet personnel ou dans notre travail. A quel moment cela devient-il trop pour nous ? Comment bascule-t-on dans le burn-out ? Comment a-t-on laissé la situation dégénérer jusqu’à devenir incontrôlable ? Depuis quelques années, le burn-out devient de plus en plus fréquent, et ce, dans n’importe quelle catégorie socio-professionnelle. Tout le monde peut être confronté un jour ou l’autre à ce mal à la fois banal et terrifiant. On en demande toujours plus. Il faut constamment se dépasser, le stress nous envahit chaque jour un peu plus.
« De ce jour, cette tension. La liste des tâches pour le lendemain qu’elle note avant de s’endormir, parfois elle s’endort dessus et retrouve ses draps tachés de marqueur fluorescent ; les dossiers emportés pour le week-end ; les appels pendant ses vacances, la vibration du smartphone professionnel dans le sac de plage ; les réveils nocturnes, ceux de deux heures, de trois heures du matin, pour penser à un rendez-vous, imaginer la scène, préparer un discours, des arguments, réfuter ce qui sera avancé, tenir tous les rôles dans sa tête. Être à la hauteur. »
« Ce matin-là » est un roman terriblement actuel, il dépeint parfaitement tout un pan de notre société, cette universalité. C’est un roman qui a raisonné en moi. Je me suis reconnue dans Clara, j’ai souffert avec elle, j’ai déprimé avec elle, je me suis battue avec elle.
La plume de Gaëlle est légère, émouvante, poétique. Après avoir saisi le cœur de la chute et de cette dissolution organique, elle va se pencher sur la manière de se relever, si toutefois on se relève un jour…Elle raconte le jugement des autres, la culpabilité ressentie par Clara, son envie de s’en sortir, mais ce dont elle est bien incapable, là, tout de suite, demain peut-être, qui sait ? Avec beaucoup de délicatesse et de psychologie, elle emmène le lecteur à découvrir les raisons profondes qui l’ont poussée à se laisser enfermer dans cette situation indénouable. La place primordiale de l’enfance, du regard de ses parents nous renvoient à notre propre existence, à nos doutes, nos espoirs.
J’ai vraiment beaucoup apprécié cette lecture, calme et pourtant si riche. Le rythme peut s’avérer lent, mais cela n’impacte pas du tout le plaisir de la découverte et de la lecture.
« Ce matin-là », le roman d’une chute, mais surtout l’histoire émouvante d’une reconstruction plus en adéquation avec soi-même. Un roman vivant, lumineux, bienveillant, maîtrisé de bout en bout, dur souvent, émouvant parfois, que je vous conseille.
« Tu sais, Clara, c’est comme ça, la vie, tout change, tout glisse et rien ne dure. »
Êtes-vous déjà posé les questions lorsque vous êtes à un endroit bien précis : qu'est-ce que je fais là ? pourquoi je suis là ? ou encore je n'ai pas envie d'être là. Ce sont ces petites phrases fugaces qui traversent notre esprit et dont on ne fait pas vraiment attention. Mais il faut s'inquiéter lorsque ces phrases sont récurrentes et fréquentes.
Gaëlle Josse nous parle avec beaucoup de pudeur, de délicatesse d'un sujet maintenant connu et peut-être redouté qu'est le burn-out : quand on ne peut plus, quand on n'a plus envie. Elle choisit de nous présenter Clara et de la suivre dans ses pensées, ses non-envies, ses incapacités de réaction, sa vie qui bascule, sa descente jusqu'à ce que ce petit quelque chose l'aide à aller mieux.
Ce n'est pas un livre larmoyant, ce n'est pas une critique, ce n'est pas une solution au problème, c'est juste un état de faits, sans jugement, sans bousculade, c'est un accompagnement discret vers une reconstruction difficile.
L'autrice a choisi de ne pas utiliser de dialogues dans ce roman, concentré sur les ressentis, les regards portés par les autres, et j'ai beaucoup apprécié cette approche tout en douceur.
L'autrice permet aussi de comprendre le comportement des proches. Leurs regards, leur incompréhension, leurs paroles ou gestes indélicats et pourtant qu'on ne peut leur reprocher. Toutes ces petites choses que l'on croit faire pour aider et qui n'aident pas parce qu'on n'est tout simplement pas à la place da l'autre.
Clara n'accuse personne, ne demande rien à personne, écoute, et s'abîme et la vie qui continue à l'extérieur de la bulle qu'elle s'est créée.
Un roman à fleur de peau sans mauvaise intention qui permet de comprendre, de s'abstenir de dire, de s'abstenir de faire pour juste être présent à l'extérieur de ce monde à la dérive et d'être la main tendue lorsque le moment sera venu.
Un roman à ne pas offrir à une personne se trouvant dans cette situation, il permet de comprendre que ce n'est pas le moment, mais sans doute à son entourage ou par anticipation, par curiosité : au cas où. Un roman qui ne restera pas en mémoire, mais un roman utile pour un hypothétique jour.
Gaëlle Josse nous avait déjà séduits avec Une longue impatience et Une femme en contre-jour, deux romans magistraux et c'est avec un immense plaisir que nous avons découvert son tout dernier toman, sur des thématiques bien plus complexes et profondes que le sujet principal - le burn-out -, sujet essentiel toutefois dans notre société de la performance à tout prix, du chiffre, de la compétition à tout va... Dans ce contexte, Clara craque un jour, et grâce à cette "faiblesse", à cet appel du corps, de l'esprit qui n'en peuvent plus, elle va remettre sa vie en question et d'épuisement en abattement, de lassitude en désarroi, au gré de ses souvenirs d'enfance, elle va comprendre que VIVRE signifie avant tout être en accord avec soi-même, avec ses valeurs et ses envies profondes. "Elle repense à ce qu’elle est aujourd’hui, une âme défaite, une âme épuisée, fourvoyée. Elle veut appartenir à nouveau au souffle de la vie, quitter les rives du ressassement, des pensées mâchées et remâchées qui ferment son horizon. Ce qu’elle craint, c’est d’éprouver la haine, l’acidité de l’échec, l’amertume qui voile le regard, soude les mâchoires et écrase les commissures des lèvres. Elle craint l’indifférence, l’anesthésie, ce double vitrage entre la vie et elle." Ce texte, profondément humain, à l'ecriture fine et ciselée, nous donne à voir les conséquences de choix non assumés, de l'abnégation, des effets néfastes des contraintes devenues insupportables ou trop lourdes d'un emploi dans lequel l'on ne peut plus s'épanouir. "chiffres, objectifs, intenables, pression, tensions, menaces, angoisse, méfiance, angoisse" Beaucoup de maladies sont causées par ce phénomène et nous n'en tenons pas assez compte, c'est pourquoi il est tellement important d'en parler, et cet ouvrage est porteur d'espoir. Il est possible de sortir de l'indifference, de la souffrance, malgré tout. Merci Gaëlle pour ce superbe roman !
"Elle raconte une fois de plus le trop-plein de demandes, la brutalité des injonctions, les objectifs impossibles à atteindre, les phrases qui blessent lâchées dans les couloirs, hors témoins, les faux sourires pendant les réunions, les contrôles à tout moment, la froideur des mails, leurs contenus glaçants à l'écran, le téléphone de fonction qui vous poursuit le soir encore, et aussi pendant les vacances, les rivalités entretenues ou provoquées, la défiance qui s'installe, le toujours plus et le jamais assez. "
Un matin, Clara - trente-cinq ans, femme rangée, travailleuse et sans histoires n'arrive pas à faire démarrer sa voiture. C'est le début d'une crise existentielle malgré une vie agréable, un appartement confortable et un métier dans la finance bien rémunéré. Victime d'un burn-out, elle n'arrive pas à contacter son bureau ni même un garagiste et se terre dans son appartement. Elle ne retournera pas à son travail et elle est suivie par des médecins pour burn-out. Elle se distantie de son fiancé, néglige son apparence et n'arrive plus à connecter avec ses amis/collègues de travail. Elle doit retrouver en elle la force et l'élan de vivre. Sa route sera longue et difficile. Une promenade en bord de mer, une visite chez une amie d'enfance, un roman au titre qui inspire.... Le style poétique de ce Matin-Là témoigne du fait que l'auteure est arrivée au roman par la poésie. Gaëlle Josse a étudié le droit, le journalisme et la psychologie clinique. Elle a reçu des prix littéraires et ce roman tout en douceur et simplicité est son huitième livre. Une histoire touchante et humaine.
"Un matin, tout lâche pour Clara, jeune femme compétente, efficace, investie dans la société de crédit qui l'emploie. Elle ne retournera pas travailler. Amis, amours, famille, collègues, tout se délite. Des semaines, des mois de solitude, de vide, s'ouvrent devant elle. Pour relancer le cours de sa vie, il lui faudra des ruptures, de l'amitié, et aussi remonter à la source vive de l'enfance. Ce matin-là, c'est une mosaïque qui se dévoile, l'histoire simple d'une vie qui a perdu son unité, son allant, son élan, et qui cherche comment être enfin à sa juste place. Qui ne s'est senti, un jour, tenté d'abandonner la course ? Une histoire minuscule et universelle, qui interroge chacun de nous sur nos choix, nos désirs, et sur la façon dont il nous faut parfois réinventer nos vies pour pouvoir continuer. Gaëlle Josse saisit ici avec la plus grande acuité de fragiles instants sur le fil de l'existence, au plus près des sensations et des émotions d'une vie qui pourrait aussi être la nôtre"
« De la chute au pas de danse... J'ai voulu écrire un livre qui soit comme une main posée sur l'épaule. » Gaëlle Josse. Qui ne s'est senti, de sa vie, vaciller ? Qui ne s'est jamais senti « au bord de » ? Qui n'a jamais été tenté d'abandonner la course ? Clara, trente-deux ans, travaille dans une société de crédit. Compétente, investie, efficace, elle enchaîne les rendez-vous et atteint ses objectifs. Un matin, tout lâche. Elle ne retourne pas travailler. Des semaines, des mois de solitude et de vide s'ouvrent devant elle. Amis, amours, famille, collègues, tout se délite dans l'ordre ou le désordre de leur apparition dans sa vie. La vague de fond qui la saisit modifie ses impressions et ses sentiments. Ce matin-là dévoile la mosaïque d'une vie et la perte de son unité, de son allant et de son élan. Une vie qui se refuse à continuer privée de sens et doit se réinventer. Une histoire minuscule et universelle porteuse d'espoir.
Ma découverte de cette auteur connue et appréciée. Ce livre dépeint avec beaucoup de justesse comment survient un surmenage professionnel, comment un mal-être qui vient de cette pression au travail pour aller dans des directions où on n'a pas envie d'aller peut aussi mener à une rupture amoureuse qui déclenche une profonde dépression. Le style est précis, concis et l'histoire sonne tellement vraie qu'on dévore ce livre pour connaître l'issue. Cela a raisonné en moi car sans aller vers un vrai burn out avec arrêt de travail, j'ai subi une énergie négative qui a nuit à mon efficacité et a eu pas mal de conséquence par la suite. Cela peut être déclenché par des détails qui sont tout sauf anodins.
L'histoire de Clara au bord du précipice, elle marche sur un fil tendu. Un matin, c'est la chute libre, incontrôlable vers un puit sans fond, où la lumière ne brille plus. Toute sa vie part en lambeau, un à un le château de carte s'écroule, son travail, son petit ami, ses envies, son sourire, sa force. Elle pose un mot sur son mal-être subi auquel elle ne parvient pas à faire face, le burn-out.
La plume est vive, rapide et nous fait ressentir toutes les émotions, les sensations du vide, de la nuit noire même en plein jour.
Les souvenirs nous rappellent les souhaits de vie que nous avions, et qui ne sont rester que des rêves.
Décidément, j’adore l’écriture de Gaelle Josse à la fois poétique mais aussi incisive sans un mot de trop. Une histoire banale si banale mais qui mérite d’être écrite car c’est une histoire des gens qui n’en ont pas. Une histoire de burn out. La description est terrible de ce sentiment d’épuisement mental. La reconstruction est lente mais donne une lueur d’espoir ce qui nous sort de la lassitude profonde précédente. Nous allons tous acheter des cahiers à pivoines roses pâles sur fond grenat! Bravo. À mettre entre toutes les mains.
Pas trop accroché à cette histoire. Clara fait un burnout suite à la pression de vendre des crédits à la banque ( entre autre à des petits vieux pour offrir des cadeaux à la Noël). Elle perd son amant , ne rend plus visite à sa famille et se terre dans son appartement jusqu’au jour ou elle va retrouver son amie d’école fermière… la nature et l’amitié lui permet de penser à changer de vie et de donner des cours de français dans les DOM-TOM s Lecture pas spécialement formidable… histoire et fin prévisible
Ce matin là est le deuxième roman de Gaëlle Josse que je lis et cela me donne envie d’en lire plus. J’aime vraiment beaucoup son écriture, c’est doux et poétique. Ce roman et son héroïne m’ont vraiment touchés car il me parle beaucoup, surtout en ce moment... J’ai aimé le fait que cette épreuve douloureuse soit traitée sans pathos, c’est triste, c’est dur, mais il y a toujours de la bienveillance, de l’espoir. Au final c’est un roman qui fait du bien.
Gaëlle Josse est poète, ça se sent. Elle a une magnifique plume, métaphores, rythme, ça glisse et c'est beau. Le burn-out, c'est un thème complexe à explorer. Pourtant, Josse arrive à nous faire plonger dans le monde de Clara, dans sa tête et sa perception, et à nous expliquer comment ça se passe, un burn-out, dans la tête de quelqu'un qui avait l'air d'avoir tout. C'est court, mais l'histoire d'amitié dans la deuxième moitié du roman m'a bouleversée.
Et puis, un jour, plus rien ne va. On se retourne sur son passé et on constate qu'on a tout faux et que la vie n'a plus de sens. Clara est comptable, et vit une routine qui, tout à coup, devient si pesante, qu'elle n'est plus capable d'avancer, malgré l'amoureux, la famille qu'elle congédie. Dans le noir de sa chambre, elle raconte cet épuisement, ses causes, avec justesse et sensibilité. Le tout est porté par l'écriture de Gaëlle Josse qui est ma révélation de l'année.
Quand le ressort se casse. Le burn out. C’est le sujet de ce livre. Ce n’est pas follement gai évidemment...mais il y a l’écriture incroyable de cette auteure et l’on développe de l’ empathie pour ce personnage, on est émue lorsque des touches de vie reviennent, lorsqu’on la voit reprendre le dessus. Très émouvant.