Le père de Maria a quitté la mère de celle-ci, et les voilà toutes deux laissées à elles-mêmes, devant ce gouffre qu’on appelle l’existence. Comment vivre quand, dehors, le monde semble menaçant, que les familles se défont, que des enfants jouent seul dans la rue avec pour toute protection une clé autour du cou, que la solitude des adultes semble irrémédiable malgré les parents, les amis ou les amours qui vont et viennent ?
Seul le bruit des choses vivantes permet d’apprivoiser la réalité, murmure Albanie. C’est l’émouvante leçon de courage qu’une jeune mère célibataire apprendra à sa fille. Les choses, leur bruit, leur vie frémissante donnent de la force à ceux qui savent les voir et les entendre. Pour la petite Maria, la souffrance est si grande qu’il faut savoir aimer et consoler tout le monde : les voisins et les chats, les pères et les enfants, jusqu’aux mots eux-mêmes, dont il faut souvent redécouvrir le sens.
Élise Turcotte is a Canadian writer. She completed her BA and MA in literary studies at the University of Quebec and later received her doctorate at the Université de Sherbrooke.
Her writing has won much praise, and among other things she has won the Grand Prix de Poésie, as well as the 2003 Governor General's Award for her novel La Maison étrangère and the Prix Émile-Nelligan for La voix de Carla in 1987, and for La terre pst idi in 1989. Her novel The Alien House was shortlisted for the 2004 Governor General’s Literary Award for Translation.
Élise Turcotte lives in Montreal, where she has taught at the CEGEP de Vieux-Montréal since 1986.
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Élise Turcotte a obtenu un baccalauréat en arts et une maîtrise en études littéraires à l'Université du Québec à Montréal. Elle a ensuite obtenu son doctorat à l'Université de Sherbrooke. Après la publication de recueils de poésie, elle aborde le roman, la nouvelle et fait paraître plusieurs livres pour enfants, tout en conservant un intérêt constant pour l'écriture poétique.
Elle enseigne la littérature au Cégep du Vieux-Montréal.
Le fonds d'archives d'Élise Turcotte est conservé au centre d'archives de Montréal de Bibliothèque et Archives nationales du Québec.
Fantastique et beau, juste, sobre, captivant. J'ai que du bon à dire pour ce livre qui m'a plu d'un bout à l'autre. En plus, ce roman publié en 1990 est résolument actuel, on croirait lire une jeune auteure d'aujourd'hui.
J'aimerais que tout le monde le lise et surtout mes amies mamans. Le propos sur la maternité est tellement touchant.
Il y a quelque chose de très doux dans ce roman, dans l’amour plus grand que nature qu’une mère porte à sa fille. Plusieurs petites perles se cachent dans la narration. Toute la beauté de l’écriture, sans éclat, est dans sa finesse et la vérité qui s’en dégage. Je crois que mon appréciation du livre a été teinté par le fait que je suis moi-même mère d’une fillette — et le roman est allé jusqu’à me faire prendre conscience de la chance que j’ai de partager mon quotidien avec elle.
C’était la première fois que je lisais Élise Turcotte, et je suis ma foi tombée en amour avec la poésie et l’imaginaire de sa plume. Je lirai assurément d’autres oeuvres de cette autrice.
Le quotidien, composé d’amour et de petits et moins petits drames, est rempli de poésie dans l’écriture d’Elise Turcotte. Les phrases coulent, caressantes, elles sont remplies de lumière, même si elles ont leur part d’ombre. J’ai beaucoup beaucoup aimé.
Ce roman poétique raconte une année dans la vie d'une mère célibataire de 30 ans qui vit une relation assez fusionnelle avec sa fillette de 3 ans. L'amour, ou plutôt la dépendance, de la mère à sa fille, à la limite du malsain, m'a plutôt dérangée...
Par contre, la façon dont l'auteure en parle est très belle. Élise Turcotte a vraiment le don de créer des ambiances particulières et de nous faire vivre l'histoire de ses personnages "de l'intérieur".
C'est un récit intimiste touchant et très bien écrit. Mais malgré tout cela, j'ai eu de la difficulté à m'identifier au personnage principal...
LES HAUTS : Une prose magnifique, rêveuse, pleine d'émotions...
LES BAS : Un personnage principal qui manque un peu de "drive"...
Un court roman à lire d'un trait. Au coeur d'un récit parsemé d'images poétiques et rédigé en micro chapitres, Élise Turcotte raconte une histoire toute simple et sans grandes intrigues, celle d'une mère célibataire et de sa fille de 3 ans qui vivent le quotidien. La mère entre dans le monde fantastique de sa fille qui découvre les choses une à une. Le thème de la maternité est omniprésent et présenté comme une expérience magique qui nous fait entrer dans un autre univers où tout apparait plus simple, curieux, et coloré, où ce qui a du sens pour nous, les adultes, ne fait pas sens pour deux yeux tout neufs de bambin. On finit par devenir des enfants nous aussi. Si le personnage principal se révèle un brin trop anxieux à mon goût, la description de son amour pour sa fille m'a énormément touchée. Je n'ai pas vu le temps passer. Un beau divertissement.
On suit tout simplement le quotidien d'une mère et sa petite fille, mais racontée avec des mots qui rendent poétique le récit. Une narration qui mélange la sensibilité de la mère et l'émerveillement de la fillette. Ça donne un roman mélancolique, très doux et avec parfois quelques longueurs. Une histoire qui montre la beauté de l'ordinaire.
Là aussi, très peu d'action, tout réside dans les personnages, dans l'atmosphère. L'amour inconditionné presque possessif d'Albanie pour sa fille Maria, la solitude, le repli sur elle-même de cette mère célibataire très bien réussi et jamais explicite (images...). Écriture très poétique.