« Partout, pouvoirs économiques et politiques font front commun. Non pas pour retisser des liens respectueux avec la Terre face à une crise écologique sans précédent. Non pas pour lutter contre des injustices sociales et les inégalités territoriales déjà béantes. Non pas pour défendre les régimes démocratiques face à la multitude de dérives autoritaires qui les fragilisent. Non, leur communion porte sur un point et un seul : poursuivre sans relâche la métropolisation du monde. » Pourtant, seul·es 13% des Français·es considèrent la grande ville comme un lieu de vie idéal. Pollutions, stress, mobilité et connexion permanentes sont devenues une norme que beaucoup ne parviennent plus à supporter. Étouffante, la grande ville bétonne, cloisonne et nous coupe de la nature et du vivant. Dans ce manifeste illustré par de nombreux témoignages, Guillaume Faburel dresse un plaidoyer en faveur de la construction, dès aujourd'hui, d'une société écologique hors des grandes villes, seul futur viable pour l'humanité et la planète.
Selon Faburel , le mode de vie urbain et la métropole sont délétères. Artificialisation et concentration de la vie humaine, pollution du vivant par les industries, dépendance au marché pour la reproduction de la vie quotidienne,aliénation de la nature, individualisme crasse et pseudo démocratie représentative dans un état oppresseur, capitalisme néolibéral, gentrification et ségrégation des classes populaires : la métropole et la vie urbaine se doit d’être détruit. La métropole et sont mode de vie n’est pas un outil inerte et neutre que l’ont peut modeler, elle a une fonction historique et c’est elle qui hégémonise notre quotidien, comme l’état, la mega machine technique et le capital. Partir, vider les villes est impératif si l’humanité veut être capable d’une réelle résistance au capital et à l’effondrement. La solution : une ruralité autonome décroissante libertaire de subsistance et écologique dans un modèle politique confédéral biorégionaliste de démocratie directe paysanne et par le bas. Étant moi même paysan libertaire et ruraliste cet œuvre de Faburel est de la musique à mes oreilles. Enfin une réelle proposition tangible et pragmatique pour l’émancipation de l’humanité du capital et du néolibéralisme.
L'auteur passe son temps à critiquer les urbains aisés bobos tout en écrivant un livre qui ne s'adresse qu'à eux, dans un langage très start-up nation. Tout est hyper caricatural et bourré de généralités, l'argumentation peu construite, les phrases interminables... Dommage, le sujet paraissait intéressant mais son traitement ne m'a pas du tout convaincue.