Dans la ville rêvée de Zion Heights, un petit mode gravite autour de l’école bilingue : des mères délurées, des pères absents à cause du travail et les enfants qui préparent le spectacle de fin d’année. Tous ont pour coqueluche la prof de chant, Sarah. Jusqu’au jour où, par accident, elle bouleverse leurs vies et la sienne à tout jamais.
J’aurais pu arrêter ma lecture à la fin du premier chapitre entièrement consacré à la mort de Mr Patok à cause de la foudre. Franchement, je ne voyais pas où l’auteure voulait en venir. Mais j’ai continué, car ce roman m’avait été conseillé et prêté par mon amie Catherine. Je me suis dit que cela devait en valoir la peine. Et effectivement, cela en valait la peine.
On suit les vies de Sarah, surnommée Jésus, professeur de chant ; David et Solène, couple à la dérive ; Clovis, qui suit les cours de piano de Sarah qui a le même âge que Laëtitia et qui était présent le jour de l’accident. Tous vont être impactés par la mort de Laëtitia, fille de David et Solène. Sarah est responsable de cet accident, pour une minute d’inattention.
Et tout est là. Comment une minute d’inattention peut détruire la vie de tant de personnes ?
Le deuil est vécu de façon différente par tous les protagonistes. Et l’auteure a réussi à nous décrire tous les stades du deuil : le déni, la colère, le marchandage, la dépression et l’acception, mais sans pathos excessif. Juste en faisant intervenir les différents personnages à chaque étape.
Je ne me suis sentie à aucun moment submergée par les émotions même si le sujet est triste, car Emilie de Turckheim en a fait un roman lumineux, qui nous permet d’avoir de l’empathie pour Sarah.
Merci, Catherine, de m’avoir fait découvrir la plume d’Emilie de Turckheim.
À lire sans modération.