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Lunch-box

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« La lunch-box est une bête pleine d’appétit. Elle grogne, elle n’en a jamais assez. Elle provoque chez la mère une pulsion de remplissage. Tout le vertige vient de la forme de la lunch-box : n’oublions pas que c’est une valise. C’est chaque matin la répétition du grand départ. La mère regarde son enfant s’éloigner de la maison et elle espère qu’il ne lui manquera rien. Ni pain ni amour. »

Dans la ville rêvée de Zion Heights, sur la baie du détroit de Long Island, un petit monde gravite autour de l’école bilingue : les mères délurées organisent des garden-parties, les pères, souvent absents, suivent de loin les affaires de la vie courante, les couples se font et se défont tandis que les enfants préparent le spectacle de fin d’année. Tous ont pour coqueluche Sarah, la professeur de chant, célèbre pour ses comédies musicales extravagantes. Jusqu’au jour où, par accident, elle bouleversera leurs vies et la sienne, à jamais.
Ce roman lumineux, où l’émotion affleure à chaque page, explore la manière dont chacun, témoin, victime ou coupable, surmonte l’irrémédiable.

256 pages, Paperback

Published January 14, 2021

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40 people want to read

About the author

Emilie de Turckheim

19 books15 followers
Née en 1980, Emilie de Turckheim publie à vingt-quatre ans Les Amants terrestres (Le Cherche Midi). Son expérience de visiteur à la prison de Fresnes lui inspire en 2008 Les Pendus (Ramsay). En 2009, elle reçoit le prix de la Vocation pour Chute Libre (ed. du Rocher). Elle publie en 2012 Héloïse est chauve (éditions Héloïse d’Ormesson) qui a reçu le prix Bel-Ami.

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5 (7%)
1 star
1 (1%)
Displaying 1 - 14 of 14 reviews
Profile Image for Maude.
771 reviews39 followers
September 14, 2022
samedi, j’arrive à la bibliothèque et je réalise que j’ai oublié mon roman à la maison. l’horreur.

je débute ma journée à préparer des commandes de livres et je redresse ce bouquin tout de travers dans le rayonnage. le reprend car le titre m’intrigue et me dit que je pourrais en lire quelques pages durant les pauses pour ne pas avoir le nez dans mon téléphone. dès les premières pages, j’ai su que j’allais le lire au complet, que la petite magie s’est installée.

j’ai eu envie de surligner des passages, de corner des pages, pour revenir sur des mots qui me chamboulaient. ceux qui me connaissent savent que je tourne délicatement les pages et les transportent en première classe pour éviter un coin retroussé. c’est vous dire que ce texte m’a bouleversée, surprise et fait réfléchir.
Profile Image for Nathalie Vanhauwaert.
1,087 reviews43 followers
February 28, 2021
C'est un roman lumineux, magnifique qui nous parle d'un sujet très dur mais universel.

Le récit commence au Mans en France, Sarah Hopkins nous raconte à rebrousse temps son histoire, le drame de sa vie.

Flash-back dans les années 80, Sarah alias Jézu enseigne la musique dans l'école primaire franco-américaine de Zion Heights dans la splendide baie du détroit de Long Island. Elle emmène à l'école six enfants dans son Van deux fois par semaine.

Sarah est un peu la "star" de l'école. En effet, elle est célèbre pour ses comédies musicales, le spectacle de fin d'année, le moment fort de l'école.

Dans la première partie du roman, Emilie de Turckheim, dans ce récit inspiré d'un souvenir d'enfance, nous raconte la vie de cette petite communauté de français expatriés vivant dans un cadre idyllique, une vie un peu à la "Desperate Housewives". Les familles organisent des garden-parties entre voisins, s'investissent pour la fête de l'école, ce sera à qui rivalisera avec ses meilleures pâtisseries, c'est un milieu féminin, les hommes étant souvent absents pour leur boulot. Des couples s'ennuient, d'autres se forment,.. et les mères passent leur temps à remplir les "lunch-boxes" de leurs enfants. La vie... quoi !

Jusqu'au jour de l'irrémédiable, du drame, de l'accident...

C'est un roman polyphonique où chaque personnage a une voix bien spécifique, associée à un style d'écriture. La narratrice principale est Sarah ou Jézu comme vous préférez, elle se rémémore la fatidique journée, l'avant, l'après. Sa culpabilité la torture mais aurait-il pu en être autrement ?

Les masques tombent et chaque narrateur va montrer son vrai visage, sa vraie nature. Tout est dépeint avec beaucoup de psychologie, de finesse, de vraisemblance.

Ce sera la colère, la douleur, la haine, l'acceptation, le cheminement du deuil mais encore l'exclusion, le rejet mais aussi la fatalité, le destin, l'inéluctable.

L'écriture est remarquable, originale, musicale. C'est un récit que l'on lit en apnée.

C'est une caricature de la société américaine, de la vie de femmes esseulées, vivant en vase clos dans un décor de rêves mais aussi la descente aux enfers pour Sarah qui sera rejetée, montrée du doigt, bannie de la société.

Que peut-on faire contre l'inéluctable est la question. Ce récit c'est la peur de chaque mère, l'histoire de la vie synonyme dès le départ de la mort. Le sujet est difficile mais universel et c'est écrit de manière tellement belle, c'est émouvant, touchant.

Touchée en plein coeur , un gros coup de coeur que je vous recommande vivement.

♥♥♥♥♥


Les jolies phrases

Monsieur, dans la vie, il arrive qu'une chose foireuse entraîne une autre chose plus foireuse, et ainsi de suite, jusqu'au moment où, vous allez voir, quelque chose de bon va arriver.

Dès qu'on rencontre un enfant, on se prépare à sa disparition. Je ne le dis pas pour que mon enfer soit moins infernal. C'est comme ça. Les enfants meurent, leur vie est courte. Elle vole autour de nos têtes et ne se pose jamais.

Si un malheur doit arriver, il n'y aura rien à faire.

Pour que votre fille soit belle un jour, vous devez la laisser vous massacrer. C'est la définition de la maternité.

Je n'ai pas tué un enfant. J'ai causé sa mort.

Je me demande simplement comment font les poumons pour continuer à se remplir d'air. Comment fait le coeur pour battre. Pourquoi la vie ne s'en va pas d'elle-même ? Quand deux vieux s'aiment et que l'un meurt, souvent l'autre le suit. La vie a le tact de se retirer.

Quand on raconte des moments qui ne se racontent pas, on a l'air de mentir. Notre histoire était pourtant vraie.

Un accident est un problème de tempo. Un décalage. Il aurait suffi d'un battement supplémentaire de métronome pour que vos vies soient sauvées.

Kelly en savait long sur le mal que peut faire la vie. Elle savait que d'un jour à l'autre amis et voisins peuvent vous jeter des pierres, comme s'ils s'étaient exercés depuis l'enfance et que rien ne leur était plus naturel.


C'était écrit quelque part ? Fatalité, enchaînements d'événements. Comme au théâtre, les drames se trament. Ils ont une génèse. On ne meurt pas sans raison. On ne meurt jamais de vieillesse.

On me détestait comme on déteste les innocents.

En France, quand la fête de l'école approche, il y a deux espèces de mères : les mères qui font tout, et celles, infiniment plus nombreuses qui ne font rien. Pour des raisons statistiques, on appartient en général au second groupe.

Je me suis sentie flotter. J'ai pensé à toute cette agitation. Aux gestes que l'on fait au cours d'une vie.
Á l'importance que l'on donne aux choses sans importance, pendant que les jours s'envolent. Laëtitia m'avait demandé un jour : "Est-ce que le temps continue à exister si tout le monde arrête de compter ?"

https://nathavh49.blogspot.com/2021/0...
Profile Image for Virginie.
223 reviews4 followers
March 21, 2021
Ouvrage très émouvant qui m'a beaucoup plu

"Poème de Maurice Carême- les oiseaux perdus -
Le matin compte ses oiseaux
Et ne retrouve pas son compte.
Il manque aujourd'hui trois moineaux,
Un pigeon et quatre colombes.
Il ont volé si haut, la nuit,
Volé si haut, les étourdis,
Qu'à l'aube, ils n'ont plu trouvé trace
De notre terre dans l'espace.
Pourvu qu'une étoile filante
Les prenne sur sa queue brillante
Et les ramène ! Il fait si doux
Quand les oiseaux chantent pour nous"
Profile Image for Géraldine.
689 reviews22 followers
August 11, 2021
Une écriture tout en sensibilité. L'atmosphère aisée et d'apparence légère d'une société d'expatriés Français. Les hommes. Les femmes. Les mères. Les pères. Les attirances, les amours malentendues, prétendues, ou défendues Et les enfants. Qui obligent aux habitudes, résignent au quotidien, détruisent les corps, étonnent les âmes. Et aussi du piano et des livres. Un drame. Très belle découverte.
Profile Image for mag.escales_littéraires.
195 reviews5 followers
January 30, 2025
Dans la ville rêvée de Zion Heights, un petit mode gravite autour de l’école bilingue : des mères délurées, des pères absents à cause du travail et les enfants qui préparent le spectacle de fin d’année. Tous ont pour coqueluche la prof de chant, Sarah. Jusqu’au jour où, par accident, elle bouleverse leurs vies et la sienne à tout jamais.


J’aurais pu arrêter ma lecture à la fin du premier chapitre entièrement consacré à la mort de Mr Patok à cause de la foudre. Franchement, je ne voyais pas où l’auteure voulait en venir. Mais j’ai continué, car ce roman m’avait été conseillé et prêté par mon amie Catherine. Je me suis dit que cela devait en valoir la peine. Et effectivement, cela en valait la peine.

On suit les vies de Sarah, surnommée Jésus, professeur de chant ; David et Solène, couple à la dérive ; Clovis, qui suit les cours de piano de Sarah qui a le même âge que Laëtitia et qui était présent le jour de l’accident. Tous vont être impactés par la mort de Laëtitia, fille de David et Solène. Sarah est responsable de cet accident, pour une minute d’inattention.

Et tout est là. Comment une minute d’inattention peut détruire la vie de tant de personnes ?

Le deuil est vécu de façon différente par tous les protagonistes. Et l’auteure a réussi à nous décrire tous les stades du deuil : le déni, la colère, le marchandage, la dépression et l’acception, mais sans pathos excessif. Juste en faisant intervenir les différents personnages à chaque étape.

Je ne me suis sentie à aucun moment submergée par les émotions même si le sujet est triste, car Emilie de Turckheim en a fait un roman lumineux, qui nous permet d’avoir de l’empathie pour Sarah.

Merci, Catherine, de m’avoir fait découvrir la plume d’Emilie de Turckheim.

À lire sans modération.
Profile Image for Frey.
948 reviews62 followers
March 3, 2021
C'est une histoire lumineuse et polyphonique, sur un Eden, de ceux qu'on imagine lorsqu'on regarde des séries télévisées américaines des années 70 - 90. Il y a le bonheur de façade, un masque derrière lequel se cachent toutes ces femmes qui échangent recettes de gâteaux et évolution scolaire du petit dernier. Les hommes sont en retrait, dans la vie et dans les coeurs mais toujours incroyablement retentissants.

On aborde un thème difficile dans ce livre, le deuil d'un enfant, la mort, les points de vue et la dureté des êtres qui s'abreuvent de la douleur des autres.

La première partie est longue et quasiment sans intérêt, elle pose certes les bases sans être nécessaire, les personnages n'ont pas besoin d'avoir de passé pour avoir une vie et résonner en nous, chacun par leurs défauts, leurs mesquineries et leur analyse de chaque situation.
Profile Image for Aurélie.
110 reviews13 followers
July 19, 2021
Pour être honnête, je n'avais pas vraiment d'attentes lorsque je suis tombée par hasard sur ce livre. Le titre et le quatrième de couverture avaient attiré mon attention.
Finalement je me suis laissée happée par l'écriture et je l'ai lu d'une traite. La narration à plusieurs voix, voguant d'un personnage à l'autre, la tragédie (issue d'un fait réel) sur fond de rêve américain, la fluidité de l'écriture, tout dans ce roman est pour moi une réussite. J'ai adoré et il me tarde d'explorer le reste de l'œuvre de l'autrice. Ça m'a fait penser à "Little Fires Everywhere" et "Big Little Lies" par certains aspects, avec le côté suburban drama et l'exploration de thèmes universels tels que le deuil, la mémoire, l'enfance, la détresse face aux tragédies banales de la vie. Pour moi c'est un grand "oui".
Profile Image for Nathalie Proulx.
448 reviews
November 9, 2024
Roman déroutant. Dans l’amorce on nous parle du décès d’un homme qui n’a pas vraiment de lien avec le récit si ci n’est qu’une mention à son lieu de travail et sa pâtisserie préférée. Ensuite l’autrice nous introduit à Sarah la professeure de musique autour de laquelle gravitent ses élèves et leur famille. Puis survient un événement qui va tout chambouler. Dans cette partie, l’autrice nous dépeint des états d’âme étranges de ses personnages. Les personnages ne sont pas vraiment attachants.
Profile Image for Didine.
236 reviews5 followers
January 1, 2022
Un roman dévoré en quelques heures. Une écriture fluide sur un drame qui se produit sur fond de culture franco-américaine. La description faite de cette société est criante de vérité tout comme l’ironie de la vie quand il s’agit des relations humaines. C’est beau, c’est triste, c’est humoristique, c’est déroutant, bref c’est la vie !
Profile Image for Zineb El Mandoubi.
128 reviews5 followers
November 25, 2022
Comment continuer sa vie après avoir percuté une de ses élèves et causé sa mort non intentionnellement ?
On croit tous que cela n’arrive qu’aux autres, pourtant personne n’est épargné..
Une histoire triste oui, mais on ne peut plus réelle.. avec du piment, comme à l’accoutumée d’Émilie.
Après son 1er “ Le prine à la petite tasse”, celui-ci également est à déguster..
225 reviews
March 12, 2023
Un roman boulversant, puissant, poétique et brutal à la fois, où les nerfs sont à vifs, tant pour les personnages que pour le lecteur.... je ne savais pas trop à quoi m'attendre, sûrement une histoire qui tourne autour du repas de midi des élèves américains... rien à voir! Au coeur de ce roman se trouve une tragédie, qui touche une famille, mais aussi une communauté toute entière.
Profile Image for Margot.
123 reviews
June 6, 2023
I've said it before and I'll say it again: pick a style and stick to it! The changes of narration and narrator served zero purpose. I understand going from Solene's perspective to Sarah's but third person, really? Why?

This was visceral but the last 100 pages just felt like trauma porn. Genuinely did not understand this book.
Profile Image for amelie .
41 reviews9 followers
March 1, 2021
Roman qui traite d’un sujet bouleversant; la mort d’un enfant et le regard des autres. Néanmoins, j’ai trouvé le début (jusqu’à l’année moitié) très très long et me suis beaucoup ennuyée..
Displaying 1 - 14 of 14 reviews

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