Je suis toujours aussi fan de cette série.
Contrairement à l'Épée de vérité, la qualité reste constante.
Ces deux séries (que je lis en parallèle) n'ont guère comme point commun que le fait que ce soient des romans de sword and sorcery : les personnages se battent à l'épée et pratiquent la magie. Ah, si, un autre point commun : les héros ont un grand pouvoir magique, mais ne le maîtrisent pas du tout !
Sinon, l'autre série est plutôt flamboyante, pleine de combats, d'adversaires maléfiques peu nuancés, de coups du sort radicaux.
L'Assassin royal est plus nuancé, le choix de la première personne le rend plus intimiste, plus poussé vers l'introspection.
J'apprécie la délicatesse des sentiments exprimés. Là où Goodkind martèle des informations, les répétant sous plusieurs formes, Hobb fait appel à l'intelligence du lecteur, reposant sur les ellipses, les allusions, les non-dits.
S'il y a rappel des évènements passés, ce n'est pas par des résumés complets, mais par des petits indices (parfois trop allusifs, mais ce n'est pas grave).
Ici, l'évolution des personnages continue, leurs relations se complexifient, l'intrigue avance par petits pas, sans que ce soit frustrant : on a hâte de voir la suite, mais le rythme presque nonchalant n'est pas un problème, tant les petits détails de la narration maintiennent l'intérêt.