« Neuf mois pour qu’un coeur palpite... ». Le recueil de Maram al-Masri débute par l’évocation d’une vie à naître. La naissance, les premiers mots, les premiers pas… D’un poème à l’autre, l’auteure esquisse une histoire sentimentale de la maternité. Mais soudain, le texte bascule : l’enfant lui est enlevé, le bonheur d’aimer cède la place à une déchirure, son corps de mère entre dans la guerre. Avec une simplicité désarmante, Maram raconte un épisode douloureux de sa propre histoire, faisant de l’enlèvement de son fils en Syrie l’acte fondateur de sa vie de poète. Un second texte, intitulé Le Semainier, témoigne de sa lutte pour conquérir le droit d’écrire et de se donner à elle-même une seconde chance de vivre. Un livre écrit avec le sel des larmes et le ventre noué des grandes émotions.
Maram al-Massri (also spelled al-Masri) was born in Latakia, Syria, and moved to France in 1982 following the completion of English literature studies at Damascus University. She is the recipient of many prestigious literary prizes, including the Prix d’Automne 2007 de Poésie de la Société des Gens De Lettres, the Adonis Prize of the Lebanese Cultural Forum, the Premio Città di Calopezzati for the section Poésie de la Mediterranée, and Il Fiore d’Argento for cultural excellence. She received the Dante Alighieri Prize for her high and concentrated voice on love, in the great tradition of Arab language and European and Italian poetry. She is the author of Je te regarde, Cerise rouge sur un carrelage blanc, Le retour de Walada, Par la fontaine de ma bouche, Les âmes aux pieds nus, La robe froissée, Elle va nue la liberté, Je te menace d’une colombe blanche, Le Rapt, La femme à la valise rouge, La femme à sa fenêtre, and two anthologies, including Femmes poètes du monde arabe and Poètes syriens.
Juste waw. Que d’émotions nous fait traverser la poétesse qui nous raconte le rapt de son fils : tristesse, désespoir, regrets, espérance, joie. Les mots sont doux, durs, justes. Une poésie de la maternité, du lien entre une mère et un enfant qu’on lui arrache, qu’on lui kidnappe.