Fuite des revenus publicitaires, méfiance du public, fake news, virage numérique, compressions budgétaires, réduction des effectifs, fermetures… dire qu’une crise secoue les médias relève aujourd’hui de l’euphémisme. Disons-le franchement : le milieu journalistique est en chute libre. Si aucun coup de barre n’est donné, les entreprises médiatiques continueront de fermer les unes après les autres. Bientôt, il ne restera que quelques structures dans les mains de deux ou trois milliardaires en quête d’influence. Ou encore, une poignée de petits organismes sans moyens. L’infospectacle, les chroniques et les réseaux sociaux resteront les seules façons de s’informer et les assises de la démocratie s’effriteront peu à peu. Dans Tombée médiatique, Mickaël Bergeron dresse un portrait de la situation en distinguant trois priorités sur lesquelles travailler : le modèle de financement doit être repensé, les médias ont à assumer leurs responsabilités sociales, les salles de nouvelles doivent reconnaître l’importance de la diversité. Au carrefour de l’essai et du manifeste, du personnel et de l’universel, du découragement et de l’espoir, l’ouvrage se veut un plaidoyer pour que cette crise se transforme en opportunité.
J'ai beaucoup apprécié. Comme avec Nous méritons mieux: repenser les médias au Québec de Marie-France Bazzo, c'est une analyse des médias par des personnes expérimentées et qui en viennent à peu près aux mêmes constats: manque de diversité, déconnexion des journalistes d'avec "les gens", baisse de la qualité pour gagner des clics/de la pub.
Celui de Mickaël englobe plus largement la situation. Il aborde entre autres beaucoup l'importance et l'impact des médias en régions . J'ai travaillé à CIHO, TVC-VM et L'Hebdo Charlevoisien dans ma région natale, et j'ai toujours trouvé que c'était effectivement des services essentiels, qu'il y avait un rapport avec la communauté très important!
L'auteur donne d'excellents exemples de vulgarisation des sujets complexes, sa plume est très accessible. Il termine par des propositions, des solutions pertinentes. Bref, un excellent ouvrage sur la situation actuelle.
Si ce livre avait été publié il y a 10 ans, il aurait déjà été très pertinent. Il ne l'est que plus encore aujourd'hui. C'est très bien vulgarisé (c'est d'ailleurs ce que l'auteur juge important de faire lorsqu'il transmet de l'information) et je pense qu'il a mis le doigt sur les problèmes et défis que les journalistes et les médias rencontrent et/ou perpétuent, mais aussi les raisons pourquoi il y a de plus en plus de méfiance et de doutes à leurs égards. J'ai bien apprécié le chapitre consacré à la représentativité et la diversité. C'était la raison de départ pourquoi je voulais lire le livre, car j'avais entendu dire qu'il abordait le sujet du manque de diversité corporelle.
"Et si l'erreur était de considérer l'information comme un produit de consommation ?"
"Un monde sans art est un monde en mauvaise santé mentale."
Très intéressant regard sur un domaine que je connais peu. On entend que les médias vont pas bien alors j'en avais vaguement conscience, mais cet essai a vraiment mis en lumière des problèmes spécifiques et leurs impacts. J'ai aimé qu'il y ait quelques pistes de solutions à la fin. Et de manière générale ça donne le goût d'aller s'abonner à notre journal préféré!
un livre actuel, qui ressasse bien l'ensemble des abérrances dans notre manière de consommer les médias, de les financer et de les animer. Mikael Bergeron est un excellent vulgarisateur, ce qui fait que le livre peut être lu sans avoir des connaissances avancées en ce qui concerne l'univers médiatique. En outre, c'est un livre qui fait réfléchir et qui fera, je l'espère, évoluer les choses à sa manière !
Je conseille à tous ceux qui s'intéressent de près ou de loin (c'est-à-dire tout le monde) de lire ce livre. C'est instructif, ça permet de prendre un certain recul face aux médias en général et ce que nous "consommons" comme médias en particulier, et ça fait réfléchir sur plusieurs travers qui existent dans cet écosystème.
J'aime beaucoup de qu'écrit Mickaël Bergeron (transparence totale, je l'ai côtoyé lors de mes années à la radio universitaire CHYZ à Québec) parce que ça se lit bien, c'est vulgarisé et on a l'impression de converser avec lui quand on fait la lecture.