Khiêm est le recueil d'une trilogie générationnelle jetant un regard sur l'identité et sa transmission de femme en femme d'une même famille.L'album, magnifiquement illustré par Djibril Chuong Morissette, se divise en trois volumes qui donnent à observer l'héritage culturel et socio-économique passés de mères en filles d'une famille d'origine Vietnamienne réfugiée à Montréal durant l'après-guerre.
Au fil des pages, c'est à travers le lien familial des trois narratrices qu'on nous raconte une histoire mouvante d'identité, qu'elle soit nationale, ethnique, socio-économique ou de genre; chaque génération se positionnant au sein d'une société qui la transforme.
La trilogie contient les mémoires de Khiêm, de Trang et de Trinh : Khiêm : Jeunesse vécue au Vietnam dans les années 40 et 50 Trang : Envoyée sur un bateau fuyant le Vietnam à l'âge de 15 ans en 1979 Trinh : Née métissée au Québec en 1996
Magnifique BD sur le thème des racines, de la filiation maternelle et de l’acculturation. J’ai adoré les illustrations, elles me semblaient si riches et en totale harmonie avec le texte. J’ai trouvé que l’histoire de la grand-mère et de la mère étaient fascinantes et mieux écrites ou articulées que celle de la fille. Comme si en bout de piste il n’y avait que trop peu de choses à raconter. Ou peut-être est-ce au contraire fort bien réussi, et que c’est la perte de repères identitaires de l’autrice qui m’a donné cette impression.
J’ai trouvé ça touchant que ce livre soit l’œuvre d’un frère et d’une sœur à la quête de leurs origines. J’ai adoré la dernière phrase du livre sur le père.
Enfin, j’ai eu quelques souvenirs de lecture de « Là où je me terre » de Caroline Dawson.
J’ai beaucoup aimé ce roman graphique, qui relate la vie de trois générations de femmes d’origine Vietnamienne. On en apprend beaucoup sur leurs vies, très différentes, mais toutes empreintes de grands bouleversements. Sans être passionnantes, les histoires sont éclairantes.
La grand-mère a vécu très pauvre au Vietnam, la première annecdote est qu’elle avait, à 12 ans, décidé de vendre son jeune frère pour enfin se payer à manger. Elle a été séparée très jeune de sa famille, a été religieuse, a défroqué puis s’est mariée et a eu des enfants. La mère fait partie de la génération des boat people. Apres une enfance marquée par une grande pauvreté aussi, elle est arrivée avec son jeune frère dans la région de Montréal. Ils étaient assez jeunes (elle, 15 ans et lui, 14 ans, mais elle avait plutôt déclaré 11 et 10 ans) pour être adoptés. On comprend qu’elle a subi des violences sexuelles dans les camps de réfugiés, puis, ce qui crève le coeur doublement, aussi à son arrivée au Québec. Elle vit un gros choc culturel à son arrivée, qu’elle gère en travaillant le plus fort qu’elle peut pour apprendre la langue, obtenir un bon métier et faire venir sa famille. Elle se marie avec un Québécois un peu hippie. La fille, qui écrit le livre avec son frère, vit une crise identitaire, une réalité qu’on entend souvent décrite par les enfants d’immigrants : pas vraiment Québécoise, pas vraiment Vietnamienne.
On apprend beaucoup et les histoires ne sont pas dénuées d’intérêt, mais mon évaluation est moins bonne parce que, personnellement, je n’aime pas ce type de dessins (en noir et blanc, le visage souvent déformés).
« Elle me regardait avec ses yeux fatigués mais infiniment doux. La survie avait creusé un abîme entre nous, mais ses yeux faisaient toujours le pont »
(3/5, I liked it) Deux jeunes québécois, vietnamiens du côté maternel, décident, crayons à la main, elle (Yasmine) pour raconter, lui (Djibril) pour dessiner, de revisiter leurs origines : leur grand-mère, puis leur mère, toutes deux, qui en mode survies, ont fait des sacrifices monumentaux pour sauver la famille.
KHIÊM, TERRES MATERNELLES, livre morcelé en trois sections, une par génération, propose au lecteur la reconstitution de ce qui fut, de ce qui est. Les textes sont souvent très touchants; la plume est à la fois factuelle et poétique. Les dessins sont habilement simples et concluant; le trait est fin et noir, aucun gris. Les émotions transcendent les mots et les illustrations. Plusieurs pages sont dépourvues de case, propulsant l’impact des faits. La transition entre les épisodes manque légèrement de fluidité, forçant le lecteur à être parfois en mode rattrapage.
Une belle lecture, didactique et fort attachante.
« Quand je jouais [d’un instrument de musique], j’étais égale aux autres. On ne riait pas de mon accent ou de ma syntaxe. On ne me traitait pas avec pitié ou mépris. On ne cherchait pas dans ma parole un indice de mes traumatismes. »
Dans un festival du patrimoine à Montréal-Nord, j'avais rencontré une madame dont l'allure ressemblait beaucoup à ma mère (chandail fleuri, pantalon en soie noir). Elle était très gentille, elle m'a présenté brièvement un livre sur l'origine de sa famille.
Fast foward: Je tombe sur ce livre à la bibliothèque de mon quartier. Je ne m'attendais pas à retrouver dans ce livre une histoire aussi proche de l'histoire de ma famille, aussi émouvante...
De cette coïncidence, je me demande quelle est mon patrimoine? Quelle est mon quê hương?
L'histoire de trois générations de femmes fortes, de déracinement, de guerre et de pauvreté. C'est tellement beau et triste en même temps. Les dessins sont magnifiques !
Qui ne s'est jamais posé de question sur ses origines ? En tout cas, ces deux jeunes Québécois métissés sont partis de bien loin pour répondre à leur soif de connaissance.
Ce roman graphique est une ode à la famille, à l'amour poignant des mères envers leurs enfants et de la quête de l'identité qui nous ronge tous un peu à l'intérieur de nous.
En passant par la vie des Vietnamiens dans les années 40 aux Boat People, en faisant un détour par l'université Concordia, ces deux jeunes nous présentent une partie de leur vie, en se positionnant entre deux cultures qui s'entrechoquent.
8/10 pour ce beau récit, qui sans être innovant, est le genre d'histoire qui réchauffe les cœurs.
Une histoire émouvante. J’ai appréciée la distinction entre les multiple perspectives qui ont traversées les lignes de temps d’une façon chronologique, mais en plus, d’une manière absolument intime. Je suis très curieuse de la recherche requis pour l’écriture.
Ce livre m’as intéressée parce que ma mère et sa mère on émigrées au Canada de Saigon, vers la fin de la guerre. C’est une histoire que je n’ai jamais vue représentée à travers BD, ni en français. Personnellement, j’ai de la difficulté à comprendre comment le trauma peut se transpercer entre les générations d’une famille. Mais, c’est avec ce livre si vulnérable que j’ai pu avoir une compréhension approfondie de ma propre famille maternelle.
Écrit et dessiné par une sœur et un frère, ce récit biographique sensible et touchant raconte trois générations de femmes, du Vietnam au Québec: Khiêm, la grand-mère; Trang, la mère; Trinh, la fille (autrice de la BD). La culture, la filiation, l’origine, la descendance et le parcours migratoire de cette famille réfugiée pavent la voie à une réflexion identitaire, tout en introspection et en partage, questionnant notamment le rapport entre l’intégration, l’assimilation, le déracinement, la conformité et le désir de plaire.
Khiêm est une magnifique BD en noir et blanc sur les racines familiales. On y trouve le portrait de trois générations de femmes: la jeunesse de Khiêm au Vietnam dans les années 40 et 50, la jeunesse de Trang qui fuit le Vietnam à 15 ans et la vie de Trinh, née au Québec.
Chacune des parties est très touchantes, surtout quand on sait que c'est un récit biographique (écrit par la petite fille et le petit fils de Khiêm). On y découvre l'histoire de trois femmes fortes devant leurs défis respectifs. On y découvre aussi le contexte historique du Vietnam à chacune des époques.
Un récit familial réellement humain et touchant qui révèle l’histoire du Vietnam à grande échelle, mais aussi à celle d’une cellule familiale. La bande-dessinée démontre bien que les défis varient d’une génération à l’autre, sans pour le moins être moins difficiles. Touchant. À faire lire à des adolescents.
Magnifique !! Un coup de cœur total. J’ai été happée par cette histoire inter générationelle. La couverture est sublime, et l’histoire aussi. C’est beau, c’est bien raconter et le plus incroyable c’est que c’est une histoire vraie. A lire absolument. Très envie de l’acheter pour l’avoir dans ma bibliothèque personnelle.
Décembre 2021. J’ai aimé mais j’ai eu du mal à suivre. Peut-être que ce n’était pas le bon moment pour moi d’apprécier ce récit intergénérationnel comme il se doit. J’avais l’impression qu’un autre support aurait été plus percutant. (Un documentaire, un film, un roman.)
L’histoire de trois générations de femmes, entre le Vietnam et le Québec, on voit bien les différents enjeux et défis qu’elles ont vécus. Récit touchant. J’ai beaucoup aimé les illustrations.
Interessant un oeil différent sur le vietnam et les conditions de vie pendant la deuxième guerre mondial. Histoire touchante et émotionnelle. Je le recommande fortement :)
Il faut aller au-delà du dessin et se laisser porter par cet incroyable récit d’immigration, qui s’inscrit dans une réflexion sur notre monde et le choc des civilisations
Touchant et me va droit au coeur, comme je suis aussi une Québecoise métissée, issue d'une mère vietnamienne.
Manque de fluidité dans certaines transitions, ce qui donnait l'impression au lecteur d'avoir manqué d'attention et de devoir se mettre en mode rattrapage.
4,5/5 Quel magnifique roman graphique qui présente trois générations de femmes. Les auteurs ont décidé de raconter l'histoire de leur famille d'origine vietnamienne à partir des écrits de leur grand-mère qu'ils n'ont pas connue. Ce livre est un hommage vraiment touchant à la famille, à la résilience et aux racines. Les illustrations sont très belles! Une superbe découverte!