J’ai aimé cette lecture. C’est un livre qui nous plonge dans une autofiction où la rage qui habite l’autrice se fait bien entendre. Au travers son récit, elle donne une voix aux féministes, aux queers mais surtout, aux femmes qui ont été victimes de la tuerie de l’école polytechnique en 1989. Hanté par ses souvenirs, elle nous livre des mots qui ne laissent pas indifférents. Elle nous laisse entrevoir le traumatisme qui a résulté de cet horrible évènement. Ses flashbacks sont crus et franc. C’est difficile à lire par moment. Ça ressasse une sombre et triste histoire du Québec. Un livre à lire !!
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« Je pense au trou que la fusillade a laissé dans ma tête.
Je pense au goût du plomb dans ma gorge,
au goût de sang sur mes lèvres.
Je rends les armes devant la plaie à ciel ouvert
qu’est devenu mon coeur.
Mon corps est un dépanneur pour vous servir
24 heures sur 24, 7 jours sur 7. »