Quarante ans plus tard, que reste-t-il à dire sur Alien ? Le film n’est plus seulement cette œuvre culte et unique ayant choqué l’auditoire de son époque ; il s’est transformé en une colonie de récits épars qui se sont infiltrés dans toutes les sphères médiatiques et culturelles.
Xénomorphe est un voyage au cœur de cet univers de fiction explorant les mutations de la franchise Alien, du cinéma au jeu vidéo en passant par la bande dessinée et la littérature. Comment se créent, se transforment et se consomment ces œuvres après plusieurs décennies d'évolution dans ces monstrueuses constellations de récits ?
Je trouve que c'est un livre important pour l'étude de la culture pop au Québec.
Premièrement, parce qu'il vraiment des bonnes idées sur la franchise Alien à l'intérieur et que je trouve que le regard Québécois sur les object pop de masse (et sa culture populaire à elle) manque clairement au panorama culturel
mais aussi parce que l'autrice déconstruit rapidement la convention dans les essais de se séparer du sujet analysé. À l'inverse, en en tentant pas de jouer la distance elle décomplexe le savoir que l'on peut atteindre en étant un fan. Le livre montre comment les comportements de fans rendrent possibles des nouvelles façons de voir des objets de culture pop ultra connus. Xénomorphe propose, à sa manière, une façon bien vivante et réactive d'analyser la culture pop.
Faut aimer la franchise Alien (bien entendu) et les théories de la narration (hum, allo? y'a quelqu'un?). Suis un fanatique de Ripley et j'ai un baccalauréat en études littéraires, j'ai donc dévoré tout ça comme un petit chestburster affamé. Pour les autres, ça risque d'être un pépito aride.
Ça m'a donné le goût de sauter dans les BD de Dark Horse Comics.
À force de disséquer une œuvre, on en perd l'essence. En terme d'analyse littéraire (au sens large du terne), c'est sûrement le nec plus ultra, mais c'est trop poussé pour moi, qui espérait une analyse sur le fond et moins sur la forme.
Xénomorphe correspond tout à fait à ce que je rêve d’écrire en termes de non-fiction. Étudier avec les outils conceptuels des études littéraires, cinématographiques et vidéoludiques les œuvres de la pop-culture est quelque chose que l’on ne m’a jamais enseigné durant mon parcours pré-universitaire, mais qui rend aujourd’hui chacune de mes sessions plus agréables.