Que faire quand la vie nous accable ?Après un coup du destin, Edouard Cortès choisit de « s'enforester ». Perché dans un arbre, il cherche à prendre de la hauteur sur son existence. A six mètres, dans les branches d'un chêne, il construit une cabane au coeur d'une forêt du Périgord Noir. Durant quatre mois, l'observation du chêne et de la sylve lui offre un enchantement quotidien.Un printemps dans un arbre accorde une lecture introuvable en librairie. Loin des réseaux, les bourgeons et les rameaux permettent de renaître à la vie. Edouard Cortès nous emmène dans un voyage immobile et singulier au royaume sylvestre de France. Un recours à la forêt pour glaner un peu de silence, de temps et d'attention. Une source, une cabane, la vie sauvage tracent une route pour surmonter les turbulences et les affronts du monde. Le chêne se fait maître et la forêt salutaire.
Après un coup terrible de la vie, Édouard Cortès au bord du gouffre décide de se construire une cabane sur un chêne. Il va alors passer un printemps à panser ses blessures, sa faillite, son mal-être profond entouré de la beauté simple mais riche de la forêt, des arbres, des habitants qui la peuple. Immersif, une invitation à ralentir mais aussi à protéger notre nature.
"C'est que l'amour est comme un arbre, il pousse de lui-même, jette profondément ses racines dans tout notre être, et continue souvent de verdoyer sur un coeur en ruine" - Victor Hugo - ND de Paris
"N'as-tu pas peur de la solitude ? m'interrogeait mon ami Sébastien avant mon départ. En forêt jamais ! Réunions, dîners, soirées ... combien de fois me suis-je senti seul ? Je suis serein ici sans rendez-vous ni réseau. Le végétal plus que le digital. Le vert et les vers de Hugo : "Quand je suis parmi vous, arbres de ces grands bois, Dans tout ce qui m'entoure et me cache à la fois, Dans votre solitude où je rentre en moi-même, Je sens quelqu'un de grand qui m'écoute et qui m'aime" Un lieu sans connexion est un sanctuaire inespéré. La forêt me débranche et me connecte à elle. Mes journées sont branchées au flux incessant du printemps. Un très lent débit brut ou élaboré. Le réseau sauvage me visite"
Un homme en proie à la dépression, la désespérance du monde et de lui même entreprend ,le temps d'une saison, de retrouver ce que peut être la vie au plus près de ce qui la représente pour lui : la forêt. Niché dans sa cabane Édouard Cortés nous rappelle l'importance d'une observation curieuse et émerveillée de la nature sans verser dans la théorie du remède miracle et c'est ce que j'ai aimé ici. Un ouvrage personnel, entièrement subjectif, qui se révèle être également un partage touchant et franc de ce qu'est être blessé par la vie , sans promettre la guérison complète, mais simplement la compréhension de notre état, la façon d'alléger la souffrance pour laisser l'espace ,même dans la douleur, à la force de la curiosité ,et même parfois du bonheur.
J'ai appris sur la forêt, et je me suis dit moi aussi que j'irai bien me percher quelques temps pour découvrir et sentir autrement.
Gros + : je trouve la plume de l'écrivain particulièrement élégante tout en restant simple.
Récit sous forme de journal de l’auteur qui suite à une déconvenue a décidé de quitter femme et enfants et de s’installer dans une cabane qu’il a lui-même confectionnée en haut d’un chêne. J’ai trouvé bien dommage que le récit se concentre sur l’observation de son nouvel environnement (et franchement il ne se passe pas grand chose dans nos forêts françaises)et la contemplation plutôt que d’analyser les raisons de cette mise en solitude et les effets produits sur lui. Néanmoins, des qualités littéraires évidentes.
Un superbe témoignage. Un homme qui souhaite se suicider suite à un échec personnel/professionnel et qui retrouve le goût de la vie en se nichant dans un arbre, éloigné des bruits du monde contemporain. Cela fait du bien. Le récit est réussi : j'ai l'impression d'être partie avec lui.
Autant ce livre m’a ennuyé, autant je voulais le terminer! Récit plutôt méditatif, sans relief. La troisième étoile est pour la richesse lexicale, vraiment exceptionnelle.
Le récit d'un voyage immobile, d'un ressourcement pour ne pas sombrer. L'auteur va se réfugier 3 mois en haut d'un chêne et observer, penser, se consoler. Un livre simple et d'une grande richesse ...