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La Poursuite du bonheur
"Je ne jalouse pas ces pompeux imbéciles Qui s'extasient devant le terrier d'un lapin Car la nature est laide, ennuyeuse et hostile ; Elle n'a aucun message à transmettre aux humains." Maîtrisant à la perfection la forme classique sans toutefois s'embarrasser des modes, Michel Houellebecq met en scène dans ses poèmes un quotidien à la fois contemporain et urbain. Ses vers nous parlent de lui, de chacun d'entre nous. Ils tutoient l'universel, plaçant ainsi leur auteur, tel un Villon de la modernité, au rang des grands poètes populaires.
105 pages, Pocket Book
First published January 1, 1991
About the author
Michel Houellebecq
84 books8,590 followersMichel Houellebecq (born Michel Thomas), born 26 February 1958 (birth certificate) or 1956 on the French island of Réunion, is a controversial and award-winning French novelist. To admirers he is a writer in the tradition of literary provocation that reaches back to the Marquis de Sade and Baudelaire; to detractors he is a peddler, who writes vulgar sleazy literature to shock. His works though, particularly Atomised, have received high praise from the French literary intelligentsia, with generally positive international critical response, Having written poetry and a biography of the horror writer H. P. Lovecraft, he brought out his first novel Extension du domaine de la lutte in 1994. Les particules élémentaires followed in 1998 and Plateforme, in 2001. After a disastrous publicity tour for this book, which led to his being taken to court for inciting racial hatred, he went to Ireland to write. He currently resides in France, where he has been described as "France’s biggest literary export and, some say, greatest living writer". In 2010 he published La Carte et le Territoire (published the same year in English as The Map and the Territory) which won the prestigious Prix Goncourt; and, in 2015, Submission.
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Community Reviews
Displaying 1 - 20 of 20 reviews
August 17, 2021
La poursuite du bonheur est un recueil de poésie et l’un des premiers livres publiés de Michel Houellebecq (avec son essai sur Lovecraft). De manière assez surprenante, ces poèmes adoptent, pour la plupart, une forme classique, proche du sonnet : séries de quatrains, en alexandrins ou en octosyllabes. Le langage et les références, cependant, sont ceux du quotidien moderne : centre commercial, cinéma, métro, HLM, weekend, Mercedes…
Les thèmes, également, sont déjà ceux que l’auteur développera dans ses romans : la ville, la solitude, le dégoût de la vie, l’impossibilité de l’amour, la décadence de la culture, la déchéance des corps, la finitude, la mort. Les poèmes de la fin du recueil prennent toutefois un ton fantastique, voire religieux, assez inattendu, où se mêlent le rêve et le cauchemar :
Bref, une sorte de Fleurs du Mal contemporain. L’élément manquant ou en sourdine, que Houellebecq développera par la suite est, à coup sûr, le sens de l’humour.
Les thèmes, également, sont déjà ceux que l’auteur développera dans ses romans : la ville, la solitude, le dégoût de la vie, l’impossibilité de l’amour, la décadence de la culture, la déchéance des corps, la finitude, la mort. Les poèmes de la fin du recueil prennent toutefois un ton fantastique, voire religieux, assez inattendu, où se mêlent le rêve et le cauchemar :
La fille aux cheveux noirs et aux lèvres très minces
Que nous connaissons tous sans l’avoir rencontrée
Ailleurs que dans nos rêves. D’un doigt sec elle pince
Les boyaux palpitants de nos ventres crevés.
Bref, une sorte de Fleurs du Mal contemporain. L’élément manquant ou en sourdine, que Houellebecq développera par la suite est, à coup sûr, le sens de l’humour.
April 15, 2022
De très beaux poèmes, mais beaucoup trop noirs et pessimistes pour moi.
Les écrits sont étonnants car écrits de version classique, en ayant pour contenu des mots/vocabulaire très familier. Ce fut pour autant un plaisir de les lire, n'aimant pourtant pas tous les poèmes, certains étant beaucoup trop noirs pour moi. Aussi, ce constant pessimisme propre à Houellebecq est parfois insupportable et exagéré, on finit par presque le détester. Néanmoins j'ai apprécié le style et me suis identifiée à certains poèmes.
Les écrits sont étonnants car écrits de version classique, en ayant pour contenu des mots/vocabulaire très familier. Ce fut pour autant un plaisir de les lire, n'aimant pourtant pas tous les poèmes, certains étant beaucoup trop noirs pour moi. Aussi, ce constant pessimisme propre à Houellebecq est parfois insupportable et exagéré, on finit par presque le détester. Néanmoins j'ai apprécié le style et me suis identifiée à certains poèmes.
July 20, 2023
3,75
Il n’y a pas de destin ni de fidité
Mais des corps qui s’attirent
Sans nul attachment et surtout sans pité,
On joue et on déchire.
Alors je t’appelais, je te disais: “Je t’aime”
Et tu me promettais qu’il y aurait d’autres jours
Au milieu de la mort, de l’orgueil, du blasphème
Si nous pouvions le faire, nous sauverions l’amour.
Il n’y a pas de destin ni de fidité
Mais des corps qui s’attirent
Sans nul attachment et surtout sans pité,
On joue et on déchire.
Alors je t’appelais, je te disais: “Je t’aime”
Et tu me promettais qu’il y aurait d’autres jours
Au milieu de la mort, de l’orgueil, du blasphème
Si nous pouvions le faire, nous sauverions l’amour.
November 14, 2022
Alors, c'est un recueil de poèmes. Les poèmes sont assez inégaux. Quelques uns sont brillants et drôles. La plupart sont sans intérêts. C'est un livre court alors ça se lit vite.
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July 22, 2024Normalerweise lese ich keine Lyrik, deshalb spare ich mir hier eine dilettantische Bewertung, so richtig auf den Geschmack hat mich auch Houellebecq nicht gebracht, aber grundsätzlich sind die Gedichte gut und leicht lesbar.
June 6, 2020
“Nous marchons je le sais vers des matins étranges.”
Définitivement baudelairien. Le spleen et l’idéal, l’irréparable, les aubes spirituelles, les recueillement du crépuscule, le choix même de la forme stricte (quoiqu’ici un peu assouplie) de l’alexandrin. Des tableaux parisiens fin 20e siècle qui évoquent les supermarchés et les HLM, avec cette même sympathie du poète pour la misère affective, la solitude essentielle de ceux qui les peuplent.
Et puis la mort du corps, le pourrissement et la décomposition, et enfin la mort de la civilisation, là où les misérables enjeux humains se suspendent, hors du temps, hors du monde, “au fond de l’inconnu”.
“Lorsque disparaîtront les illusions tactiles
Nous serons seuls, ami, et réduits à nous-mêmes.
Lors de la transition de nos corps vers l’extrême,
Nous vivrons des moments d’épouvante immobile.
La platitude de la mer
Dissipe le désir de vivre.
Loin du soleil, loin des mystères,
Je m’efforcerai de te suivre.”
Définitivement baudelairien. Le spleen et l’idéal, l’irréparable, les aubes spirituelles, les recueillement du crépuscule, le choix même de la forme stricte (quoiqu’ici un peu assouplie) de l’alexandrin. Des tableaux parisiens fin 20e siècle qui évoquent les supermarchés et les HLM, avec cette même sympathie du poète pour la misère affective, la solitude essentielle de ceux qui les peuplent.
Et puis la mort du corps, le pourrissement et la décomposition, et enfin la mort de la civilisation, là où les misérables enjeux humains se suspendent, hors du temps, hors du monde, “au fond de l’inconnu”.
“Lorsque disparaîtront les illusions tactiles
Nous serons seuls, ami, et réduits à nous-mêmes.
Lors de la transition de nos corps vers l’extrême,
Nous vivrons des moments d’épouvante immobile.
La platitude de la mer
Dissipe le désir de vivre.
Loin du soleil, loin des mystères,
Je m’efforcerai de te suivre.”
September 26, 2024
(Eerder 3,5 want lang niet allemaal zo goed)
Je me tourne vers toi qui a osé m’aimer
Viens avec moi, partons, je voudrais retrouver
Les traces de la nuit
Alors je t’appelais, je te disais : « Je t’aime »
Et tu me promettais qu’il y aurait d’autres jours
Au milieu de la mort, de l’orgueil, du blasphème
Si nous pouvions le faire, nous sauverions l’amour.
On s'ennuie un peu, et on accepte de se détourner provisoirement de l'essentiel pour consacrer quelques minutes à l'accomplissement d'une besogne ennuyeuse et sans joie mais que l'on croyait rapide,
Et puis on se retourne, et l'on s'aperçoit avec écœurement
que deux heures de plus ont glissé dans le vide,
Le temps n'a pas pitié de nous.
Je me tourne vers toi qui a osé m’aimer
Viens avec moi, partons, je voudrais retrouver
Les traces de la nuit
Alors je t’appelais, je te disais : « Je t’aime »
Et tu me promettais qu’il y aurait d’autres jours
Au milieu de la mort, de l’orgueil, du blasphème
Si nous pouvions le faire, nous sauverions l’amour.
On s'ennuie un peu, et on accepte de se détourner provisoirement de l'essentiel pour consacrer quelques minutes à l'accomplissement d'une besogne ennuyeuse et sans joie mais que l'on croyait rapide,
Et puis on se retourne, et l'on s'aperçoit avec écœurement
que deux heures de plus ont glissé dans le vide,
Le temps n'a pas pitié de nous.
January 1, 2018
"Il primo passo poetico consiste nel risalire all'origine. Cioè: alla sofferenza." (p. 9)
"Man mano che vi avvicinate alla verità, la vostra solitudine aumenta. L'edificio è splendido, ma deserto. Camminate in sale vuote, che vi rimandano l'eco dei vostri passi. L'atmosfera è limpida e invariabile; gli oggetti sembrano pietrificati. Talvolta vi mettete a piangere, tanto la nitidezza della visione è crudele. Vi piacerebbe ritornare indietro, nelle nebbie dell'ignoranza; ma in fondo sapete che è già troppo tardi. " (p. 21)
"Man mano che vi avvicinate alla verità, la vostra solitudine aumenta. L'edificio è splendido, ma deserto. Camminate in sale vuote, che vi rimandano l'eco dei vostri passi. L'atmosfera è limpida e invariabile; gli oggetti sembrano pietrificati. Talvolta vi mettete a piangere, tanto la nitidezza della visione è crudele. Vi piacerebbe ritornare indietro, nelle nebbie dell'ignoranza; ma in fondo sapete che è già troppo tardi. " (p. 21)
April 3, 2023
Un temps mort. Un trou blanc dans la vie qui s’installe.
Des rayons de soleil pivotent sur les dalles.
Le soleil dort ; l’après-midi est invariable.
Des reflets métalliques se croisent sur le sable.
[…]
Dans cinq heures au plus tard le ciel sera tout noir ;
J’attendrai le matin en écrasant des mouches.
Les ténèbres palpitent comme de petites bouches ;
Puis le matin revient, sec et blanc, sans espoir.
July 12, 2024
Je ne vais pas m’étaler dessus… J’ai acheté ce livre parce que le titre me plaisait bien et que je voulais découvrir des poèmes. Mais ce fut une déception, je n’ai pas réussi à trouver cette poursuite de bonheur à travers les poèmes de l’auteur.
Un seul poème aura résonné en moi : « photographies de ses enfants
Cet amour inconditionnel.
Il faut mourir, un jour, pourtant;
Nous nous reverrons tous au ciel. »
May 17, 2020
I don't know why... but the sheer misery and distaste (self-loathing) of the self and of others is simply cathartic to me. Houellebecq is a master at making me feel aghast (yet compassionate) but thrilled, and I am glad to see his poetry is no less different - than his fiction - in this matter.
January 29, 2022
Très décu de la fin à partir de la 3eme partie. Néanmoins les deux premieres parties sont géniales, je me suis beaucoup reconnu dans les poèmes. Ils sont simples et facile à lire, et la forme est très bien réussi.
January 30, 2022
The best poetry I've ever read
December 1, 2023
Impeccable, très sutil mais dévastant. La plus belle poésie du quotidien.
December 27, 2023
très déçue par ce recueil... très peu de vers mémorables (plus dans la quatrième partie), mais aucun poème ne m'a plu dans sont entièreté
January 29, 2011
"Gli abitanti del Sole lanciano su di noi uno sguardo impassibile: apparteniamo definitivamente alla Terra
e ci marciremo, mio impossibile amore,
mai i nostri corpi straziati diverranno luce."
Tutto quello che c'è da sapere su M. Houellebecq. Questo libro raccoglie la sua prima variegata produzione degli anni '90: i suoi prime due scritti ("restare vivi" e l'antologia di poesie "la ricerca della felicità"), una serie di "interventi" (in cui parla di tutto: di filosofia, di letteratura, arte, informatica, scienza, psicologia e sociologia), di interviste, per lo più sul suo primo romanzo, e ancora poesie. Il tutto arricchito da una postfazione illuminante sulla poetica dell'isola nei romanzi di Houellebecq.
Le suggestioni che offre questo libro sono vastissime. A domindare il tutto, la sua personalissima e sofferente visione del mondo ("sofferenza dispiegata") e della letteratura. Chi scrive, dice, è insieme la piaga e il coltello. La sua è, in effetti, una scrittura chirurgica: trovata una sacca di dolore non gli resta che incidere, e andare sempre più a fondo. Non è una liberazione: la scrittura non esorcizza il dolore, ma lo alimenta. Parafrasando Wilde, la scrittura in Houellebcq è pain for pain's sake. Dolore che produce altro dolore.
E questo vale tanto per i romanzi quanto per le poesie. Le poesie, soprattutto: la sua prima rivelazione letteraria. Sono poesie strane, difficili, dipingono un mondo metropolitano, con i ricorrenti supermercati, ma suonano quasi alieni. E' un mondo duro e desolante quello evocato dalle sue poesie, in cui si ripetono temi quali la solitudine (non quella derivante dalla condizione d'esser solo, ma quella più atroce di sentirsi solo in mezzo agli altri), il rimpianto, e, ovviamente la shopenhaueriana ricerca del piacere, della felicità. Che è come la possibilità di un'isola in mezzo al tempo (cit.): come un'utopia nel suo voluto doppio significato, altrettanto solitaria, isolata, forse introvabile.
e ci marciremo, mio impossibile amore,
mai i nostri corpi straziati diverranno luce."
Tutto quello che c'è da sapere su M. Houellebecq. Questo libro raccoglie la sua prima variegata produzione degli anni '90: i suoi prime due scritti ("restare vivi" e l'antologia di poesie "la ricerca della felicità"), una serie di "interventi" (in cui parla di tutto: di filosofia, di letteratura, arte, informatica, scienza, psicologia e sociologia), di interviste, per lo più sul suo primo romanzo, e ancora poesie. Il tutto arricchito da una postfazione illuminante sulla poetica dell'isola nei romanzi di Houellebecq.
Le suggestioni che offre questo libro sono vastissime. A domindare il tutto, la sua personalissima e sofferente visione del mondo ("sofferenza dispiegata") e della letteratura. Chi scrive, dice, è insieme la piaga e il coltello. La sua è, in effetti, una scrittura chirurgica: trovata una sacca di dolore non gli resta che incidere, e andare sempre più a fondo. Non è una liberazione: la scrittura non esorcizza il dolore, ma lo alimenta. Parafrasando Wilde, la scrittura in Houellebcq è pain for pain's sake. Dolore che produce altro dolore.
E questo vale tanto per i romanzi quanto per le poesie. Le poesie, soprattutto: la sua prima rivelazione letteraria. Sono poesie strane, difficili, dipingono un mondo metropolitano, con i ricorrenti supermercati, ma suonano quasi alieni. E' un mondo duro e desolante quello evocato dalle sue poesie, in cui si ripetono temi quali la solitudine (non quella derivante dalla condizione d'esser solo, ma quella più atroce di sentirsi solo in mezzo agli altri), il rimpianto, e, ovviamente la shopenhaueriana ricerca del piacere, della felicità. Che è come la possibilità di un'isola in mezzo al tempo (cit.): come un'utopia nel suo voluto doppio significato, altrettanto solitaria, isolata, forse introvabile.
August 2, 2011
L'entretien de Houllebecq avec la nature colore tous ces poemes. Ayant écrit beaucoup de vers sur la malaise qu'elle se pose, en effet ces poemes montrent comment il la considere comme determinant notre vie. Il n'est pas un grand poete, c'est sure, mais Houllebecq tient un voix authentique, meme s'il est trop pretentieux la plupart de temps.
February 13, 2013
La prima parte in versi è proprio brutta, la seconda modesta, con qualche poesia che spicca, ma era anche facile capitasse.
L’intermezzo in prosa rimane in linea con la media del libro, niente di notevole, salvo un paio di episodi.
http://www.subliminalpop.com/?p=7213
L’intermezzo in prosa rimane in linea con la media del libro, niente di notevole, salvo un paio di episodi.
http://www.subliminalpop.com/?p=7213
Read
September 1, 2011recueil de poemes et avec un tel titre venant d'un tel auteur je vous laisse aisement imagine ce qu'il en est. a lire sans etre a jeun....
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