Prévu en deux tomes, Connexions est un récit labyrinthique qui se déroule dans une grande ville contemporaine.Dans chacun des six chapitres de ce premier opus, nous suivons un personnage différent. Son histoire commence dans une pièce, dans un recoin de la page. En se déplaçant, il fait apparaître peu à peu son environnement, en vue isométrique, à la manière de certains jeux vidéos. Pierre Jeanneau parsème son récit de zooms sur des éléments du décor – une photographie, une lettre – autant d'indices permettant au lecteur de reconstituer le passé des personnages. Comme dans un roman de Georges Perec, les lieux et les objets sont partie prenante de la narration.Récit générationnel, Connexions met en scène de jeunes adultes entrant tous dans une nouvelle période de leur vie : changement professionnel, perte de figure parentale, naissance d’un enfant, retour de voyage, etc. Mais nous découvrirons d’autres connexions entre ces individus dont les vies s’entremêlent subtilement…
Visages justes croisés, vieil amour et ami d'ami jamais rencontré... Dans la grande ville les connexions improbables lient les héros de cette BD au style pas comme les autres.
L'écriture est bien menée, mais ce qui fait le sel de Faux accords c'est le trait original. Quelque part entre les codes du jeu vidéo et le plan de ville détaillé.
Euh mais attendez c’est quoi cet énorme banger et pourquoi j’ai jamais lu ça avant ??
Le procédé de narration est incroyable, j’avais jamais vu ça en BD, ça ressemble un peu à une map de jeu vidéo dans laquelle on navigue aux côtés des personnages en relevant chaque détails. Je crois que je vais devoir lire la suite/fin demain…
Ce premier tome était super intéressant. L'idée de cet ouvrage est très originale : une histoire où tout se passe en vue depuis le haut, comme un jeu vidéo. Dans ce tome, on découvre les personnages et les liens entre eux. Une mise en bouche assez bien faites
Le monde est petit, comme on dit, et Pierre Jeanneau s'en donne pour créer un réseau de nouvelles interconnectées pour l'illustrer. Avec un casting des plus variés, d'un rocker tourné cuistot et une disquaire à un ambulancier et une mécano tournée nomade, il crée une tranche de vie réaliste et enivrante. Le tout dans un style absolument j'y déconstruit, où les décors, pourtant majoritairement statiques, évoluent autant que les personnages. Plutôt qu'un découpage classique, Jeanneau opte pour des bulles flottantes qui vont étoffer le présent comme le passé des personnages. Les couleurs de Philippe Ory viennent sublimer les planches, mettre en valeur les scènes et les personnages et fluidifier l'action.
Un melting pot d'influences, de Chris Ware à Richard McGuire en passant par Joshua Cotter et Alfred, qui les transcende pour créer un ouvrage absolument merveilleux.
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Sonder: "the profound feeling of realizing that everyone, including strangers passing in the street, has a life as complex as one's own, which they are constantly living despite one's personal lack of awareness of it."
In the vein of Chris Ware's Building Stories, Pierre Jeanneau's Connexions builds a disjointed and non-linear narrative through the lives of his colorful cast of characters, from musicians turned cooks and record shop owners to office workers and paramedics. Separated into six chapters, each focusing on a different character as he builds a web of stories past and present. In Waresian fashion, he also does away with conventional paneling, taking a page out of Richard McGuire's Here and having mostly static backgrounds with the action and memories appearing as bubbles across them. His art is rough yet incredibly detailed, reminding me a little of Joshua Cotter's Nod Away in some ways, and makes the world feel lived in. Philippe Ory's colors bring the parts into a whole, evolving from one story to the other and highlighting rooms and characters to perfectly dramatic effect.
A bundle of influences that makes for an absolutely stellar comic
Un gros coup de cœur, j’ai adoré la narration ! Le style de dessin me plait beaucoup également.
De manière générale je suis très fan des histoires qui explorent plus en profondeur les personnages et leurs liens entre eux, alors j’étais servie. Tout comme l’évoque le titre, tous les personnages sont connectés entre eux et c’est un plaisir de suivre leur histoire et de comprendre ce qui les relie les uns aux autres.
C’était un emprunt à la médiathèque et je suis triste qu’ils n’aient pas le tome 2, mais j’espère pouvoir le lire un jour :)
Une œuvre qui nous place en plein cœur des relations humaines. Cette bande dessinée nous montrer à quel point nous pouvons ignorer les gens qui vivent autour de nous. Même ceux que l’on pense côtoyer et bien connaître. Édifiant.
Il y a quelque chose de très réel et immédiat quelque part là dedans qui m’a choppé sans prévenir. La discussion dans l’ambulance entre Matthew et sa collègue .. j’ai eu le cœur très tendu très rapidement, je sens encore ces muscles crispés logés dans mon torse.
Et j’adore la ville et j’adore les buildings et j’adore leurs appartements.
Y’a peut-être une seule décision scénariste que j’ai du mal à encaisser mais je pense que le noir qui va exister jusqu’à ce que je lise le tome 2 va me permettre de matérialiser ce quelque chose de sentiment.