La poésie de Névé Dumas en est une qui nous transporte à travers les rivières et les forêts. Elle nous met en relation l’animal et le végétal d’une manière à créer une nostalgie chez les lecteur(trice)s pour quelque chose qu’on peine à identifier. Pour moi, c’était ma proximité à la nature et la paix que ça m’amenait. C’est aussi une poésie qui aborde le corps et sa proximité avec la terre. C’est un recueil de métamorphose, aussi douloureux que doux.
J’ai adoré les thèmes choisis par l’auteure, mais je déplore la répétition (excessive, selon moi) de certains termes et expressions à travers le recueil. De plus, quelques-uns des poèmes étaient trop verbeux à mon goût.
« je sens mon attention se resserrer de la forêt au jardin à la maison à mes livre à mon corps dans une chute vers le détail qui libère beaucoup de mauve derrière mes yeux et je tombe dans l’étude du plus petit flacon de douleur patience fractale où l’hérédité fend la cellule et toujours une organelle de silence au creux de la vallée »
Il y a des vers, des extraits que j'ai trouvé très beaux. Malheureusement, pas trouvé de fenêtre pour entrer dans cet univers si végétal. Question de génération fort probablement.