Parcourant le monde seule sur sa moto, Mélusine Mallender s'est lancée à la poursuite de la liberté. Pour elle-même mais surtout pour les femmes des pays qu'elle traverse. Juin 2010 : Mélusine décide de partir seule avec sa vieille moto 125 cm3 pour " aller le plus loin possible " en direction de l'est. On lui prédit qu'elle ne dépassera pas le périphérique parisien. Quatre mois plus tard, elle arrive pourtant à Vladivostok, où la mer du Japon l'arrête. A sa manière, elle a trouvé dans ce voyage initiatique hors du commun ce qu'elle était partie chercher : sa liberté. Mais elle revient avec de nombreuses questions sur cette notion de liberté, différemment vécue d'un pays à l'autre, plus particulièrement par les femmes. Alors elle décide de repartir, toujours sur sa moto, véritable vecteur de rencontres. Du Moyen-Orient à l'Asie centrale, de l'Asie du Sud à l'Afrique de l'Est, elle traverse des contrées que l'on connaît mal et dont on a parfois une image négative : Iran, Rwanda, Myanmar, Pakistan, Somaliland... Plus de cinquante pays, cent mille kilomètres, quinze films et des milliers de rencontres et interviews plus tard, elle raconte la genèse de sa quête.
This is a really lovely book but I was frustrated reading it trying to figure out how to use is in my comparative essay for university and second guessing myself a million times so I couldn't really enjoy it :(
Un récit (ou plutôt trois) de voyage comme on les aime, sur ces premières routes empruntées par une femme qui deviendra plus tard une aventurière chevronnée.
Cela part comme un coup de tête, et nous voici emportés dans les pistes de Mongolie, du Kazakhstan, d'Iran, d’Éthiopie, du Rwanda... à travers une quête personnelle de la jeune femme d'abord, puis, au fil du temps, dans les premiers pas d'une réflexion plus globale sur la notion de liberté. C'est surtout l'aspect de périple qui m'a attirée ici, les kilomètres avalés à moto à la rencontre des habitants et surtout habitantes des pays traversés, des amitiés créées sur la route et des paysages à n'en plus finir. Mélusine Mallender doit d'abord se découvrir, s'adapter au voyage, conquérir ses peurs. Mais elle observe également la situation des pays traversés et des personnes qui y habitent avec un certain recul, en faisant tout son possible pour éviter les préjugés, délaisser son regard d'occidentale afin de comprendre l'autre. Afin de créer, finalement, une vraie rencontre.
Tout cela nous donne un récit de voyage qui se lit tout seul, très agréable, capable de bousculer quelques idées préconçues, mais aussi un peu frustrant par moment, étant donné que trois expéditions sont condensées en un seul ouvrage. Mais aussi parce que vous risquez d'avoir fort envie de vous glisser dans son porte-bagages.
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Si j'ai bien compris, le livre a été réalisé en collaboration avec Marion Cocquet, qui s'est chargée de la rédaction au fil de ses nombreuses discussions avec Mélusine Mallender. Dommage que son nom soit si peu visible.
Voyager a toujours été quelque chose qui m'a tenu à cœur, depuis aussi longtemps que je puisse me rappeler. Cependant quelque chose semblait toujours me retenir, me faire peur, principalement car la société n'encourage pas forcément les femmes de le faire. Cependant, ce livre m'a prouvé le contraire, que en effet, les femmes peuvent voyager et qu'il ne faut pas qu'on se retienne de vivre à fond, de faire ce que l'on veut nous aussi. Parce que pour moi c'est ça la liberté :)