À l’aube de ses trente ans, une jeune femme se retranche petit à petit dans son demi-sous-sol. Alors que son entourage l’exhorte à retrouver une vie normale, elle se laisse peu à peu submerger par l’angoisse. Bientôt, elle ne répond plus ni à la porte ni au téléphone. Mais les innombrables exigences de son environnement continuent malgré tout de hurler à ses oreilles, menaçant son équilibre et sa raison.
La peur au ventre, la Trentenaire va devoir se battre autant pour comprendre l’origine de son mal que pour le justifier aux yeux des autres, et retrouver enfin la lumière.
Une plongée sensible dans l’univers insaisissable de la dépression, où la critique des violences que la société impose aux corps et aux vies des femmes n’est jamais bien loin. Un vibrant hommage à l’art comme seul remède aux assauts de notre temps.
Je me suis vu en crise dans cette pièce. J'ai vu mes parents face à mes crises. J'ai vu la culpabilité qu'on ressent tous les jours parce que notre mal est invisible et nos efforts aussi. J'ai vu mes amis en crise et les efforts d'aide qui émergent de si belles intentions mais dont les effets sont parfois dévastateurs. J'ai détesté y voir tout ça et y faire face à nouveau, j'ai adoré voir tout ça car j'ai vu aussi une profonde compréhension.
Le sujet m’a beaucoup rejoint puisque cette pièce aborde l’anxiété et la dépression. J’ai par contre trouvé qu’elle était inégale dans sa portée. Certains éléments ont raisonnés fort pour moi (les chœurs représentaient bien les dialogues internes), mais d’autres m’ont moins atteints (la personnage principale).